L’esclavage moderne: le point sur notre approche de dialogue

Dans notre dernier numéro de Point de vue sur l’esclavage moderne1, nous avions souligné qu’en tant qu’investisseurs de long terme, nous encourageons les entreprises, en particulier celles des secteurs à haut risque, à identifier et à maîtriser les risques liés à l’esclavage moderne. Nous estimons que les entreprises qui prennent des mesures énergiques pour lutter contre l’esclavage moderne sont plus solides dans la durée et moins susceptibles de souffrir de préjudices financiers et d’atteinte à leur réputation.

Notre dialogue avec les sociétés en 2018 avait mis l’accent sur les entreprises tenues de publier des déclarations sur l’esclavage moderne conformément au Modern Slavery Act 2015, une loi britannique de référence sur l’esclavage moderne. Depuis l’introduction de cette loi, la législation sur l’esclavage moderne a progressé dans un certain nombre de pays, dont l’Australie, le Canada, la France et les Pays-Bas. La pandémie de COVID-19 a mis en évidence l’importance de la législation relative à l’esclavage moderne: en temps de crise, les victimes de ce fléau sont davantage exposées au risque d’exploitation, la vulnérabilité face à l’esclavage augmente et les initiatives prises par les gouvernements perdent de leur efficacité2. Dans ce contexte, les entreprises sont davantage confrontées aux risques d’esclavage moderne, en particulier au sein de leurs chaînes d’approvisionnement.

COVID-19 – Faire des droits de l’homme la priorité
La collaboration internationale est sans conteste un facteur déterminant pour surmonter la crise du COVID-19, une crise qui doit être reconnue non seulement comme une urgence de santé publique, mais aussi comme une crise des droits de l’homme aux répercussions dramatiques.
Parmi les conséquences de cette crise, nous tenions à en souligner une tout particulièrement : les entreprises de certains secteurs, notamment celui des équipements et fournitures de soins de santé, ont été contraintes d’embaucher rapidement des travailleurs pour faire face à la montée en flèche de la demande, une situation susceptible d’aggraver les risques d’esclavage moderne. A titre d’exemple, nous nous sommes rapprochés de Top Glove, un fabricant de gants en caoutchouc basé en Malaisie (un pays où les risques d’esclavage moderne sont relativement élevés) et qui a eu besoin d’au moins un millier de travailleurs supplémentaires. Les entreprises des secteurs soumis à des pressions importantes sont confrontées non seulement à des risques plus élevés d’esclavage moderne, mais aussi à des risques sanitaires. En effet, leurs travailleurs sont plus susceptibles de contracter le COVID-19 dans un contexte où les règles de distanciation sociale sont difficiles à respecter. Nous sommes intimement convaincus que les pratiques visant à améliorer le bien-être des employés et à réduire les risques de transmission du COVID-19 favorisent la continuité des activités, mais aussi qu’elles limitent les risques de réputation et de perte de confiance des consommateurs.

 

En avril 2020, le gouvernement britannique a publié des recommandations pour encourager le signalement des cas d’esclavage moderne pendant la pandémie de COVID-19, selon lesquelles: …il est essentiel que les entreprises poursuivent leurs efforts pour identifier et traiter les risques d’esclavage moderne dans leurs activités et leurs chaînes d’approvisionnement3.

 

Législation relative à l’esclavage moderne – les principales évolutions

Le Modern Slavery Act de 2015, la loi britannique sur l’esclavage moderne, reste l’un des textes législatifs les plus ambitieux au monde en matière d’esclavage moderne et il a sans aucun doute contribué à renforcer le devoir de vigilance sur les risques d’esclavage moderne dans les chaînes d’approvisionnement. Pourtant un rapport indépendant portant sur cette loi, publié en mai 20194, a révélé qu’un certain nombre d’entreprises considéraient leurs obligations comme un simple exercice consistant à cocher des cases, et qu’environ 40% des entreprises concernées ne respectaient pas la législation. Cette étude a également souligné qu’aucune sanction n’avait été prise jusqu’à présent à l’encontre des entreprises qui ne respectaient pas la loi, ce qui suscite de sérieux doutes quant à l’efficacité de cette dernière. Ce rapport a donné lieu à 80 recommandations parmi lesquelles certaines visent directement à renforcer le respect de cette réglementation, comme la mise en place de sanctions pécuniaires et la révocation des administrateurs.

Dans une réponse très détaillée à ce rapport, le gouvernement britannique a fait part de son intention de «procéder à des consultations afin d’étudier les différentes solutions de mise en application et de fixer un calendrier raisonnable pour que la législation soit respectée»5. La question de savoir comment réagir en cas de non-respect de ces règles a été traitée, avec force, par la législation relative à l’esclavage moderne dans d’autres pays:

 

Autrement dit, la législation relative à l’esclavage moderne continue de progresser partout dans le monde. Les entreprises, en particulier les grandes multinationales, s’exposent à de lourdes conséquences si elles n’identifient pas les risques liés à l’esclavage moderne, si elles n’y remédient pas et si elles omettent d’en rendre compte. L’engagement dans la lutte contre l’esclavage moderne revêt donc une importance croissante.

Dans le cadre de notre engagement, nous avons cherché à identifier les cas de mises en œuvre de bonnes pratiques par les entreprises «à haut risque»

En 2019 et au premier trimestre 2020, nous avons organisé 66 entretiens avec 32 entreprises ayant précisément pour thème l’esclavage moderne. Nous nous sommes plus particulièrement intéressés aux entreprises à risque relativement élevé dans les secteurs de l’habillement, de l’automobile et des technologies de l’information et de la communication. Selon nous, ces entreprises feront l’objet d’une surveillance accrue de la part de leurs parties prenantes en raison d’une prise de conscience de plus en plus importante de la problématique de l’esclavage moderne dans les chaînes d’approvisionnement. Ceci est d’autant plus vrai que certaines d’entre elles verront un renforcement de leurs obligations réglementaires.

Nous nous sommes appuyés sur les recherches de KnowTheChain, un outil destiné aux entreprises et aux investisseurs désireux de comprendre et de traiter les risques liés à l’esclavage moderne dans leurs activités directes et dans les chaînes d’approvisionnement mondiales.

Nous avons ainsi identifié les lacunes et les nouvelles pratiques des entreprises dans leurs déclarations sur l’esclavage moderne (ou leurs équivalents). Pour ce qui est du fond, nous pensons que toutes les entreprises, indépendamment de leur localisation géographique, devraient se pencher sur les six domaines suivants mentionnés dans le Modern Slavery Act 20156 britannique:

  • Organisation et chaînes d’approvisionnement
  • Politiques en matière d’esclavage et de traite des êtres humains
  • Procédures de diligence raisonnable en matière d’esclavage et de traite des êtres humains
  • Évaluation et gestion des risques
  • Mesures concrètes prises pour lutter contre l’esclavage moderne
  • Formation sur l’esclavage moderne et la traite des êtres humains

Notre engagement et nos recherches nous ont permis de constater que les entreprises qui font preuve de transparence dans tous ces domaines ont tendance à mener des politiques plus rigoureuses pour lutter contre l’esclavage moderne.

La transparence de la chaîne d’approvisionnement favorise la responsabilité des entreprises et renforce les mesures liées au devoir de vigilance en matière de droits de l’homme.

Pour toute entreprise qui cherche à limiter les risques d’esclavage moderne, le devoir de vigilance sur la chaîne d’approvisionnement est une étape essentielle, sur le chemin de la transparence de la chaîne d’approvisionnement. Nous pensons que la transparence renforce la vigilance et démontre la volonté d’une entreprise de répondre de toute violation des droits de l’homme dans sa chaîne d’approvisionnement. Qui plus est, cette transparence peut contribuer à améliorer la réputation d’une entreprise.

……

https://www.allnews.ch/partenaires/content/lesclavage-moderne-le-point-sur-notre-approche-de-dialogue

 

Covid-19 et biodiversité : vers une nouvelle forme de cohabitation entre les humains et l’ensemble des vivants non-humains

 

Covid-19 et biodiversité : vers une nouvelle forme de cohabitation entre les humains et l’ensemble des vivants non-humains

En quelques semaines, notre vie a changé. L’économie mondiale a connu un coup de frein sans précédent, des milliards d’êtres humains sont confinés chez eux et des dizaines de milliers sont déjà décédés du fait de la pandémie Covid-19 associée au coronavirus SARS-CoV-2 qui, à la vitesse des transports aériens, a gagné l’ensemble de la planète, en profitant de la multitude de ses hôtes, nous les humains. Nul ne sait quand cette crise sanitaire s’achèvera et nul ne peut prévoir ses conséquences démographiques, sociales, économiques et environnementales à court et long termes, même si on sait déjà qu’elles seront sans doute considérables. Il convient bien évidemment de résoudre en priorité le problème sanitaire immédiat pour éviter, limiter et atténuer les drames humains qui en découlent. Mais il faut aussi se pencher sur les facteurs à l’origine de cette situation dramatique pour tenter d’éviter qu’elle ne se reproduise et pour l’inscrire dans une approche systémique de nos relations entre humains et avec l’ensemble des vivants non humains.

 

Téléchargez la publication dans les ressources téléchargeables ci-dessous.

https://www.fondationbiodiversite.fr/covid-19-et-biodiversite-vers-une-nouvelle-forme-de-cohabitation-entre-les-humains-et-lensemble-des-vivants-non-humains/

“Premières réflexions en vue du jour d’après”,

“Premières réflexions en vue du jour d’après”, cette note du groupe de réflexion du ministère des Affaires étrangères estime que “le risque existe d’un retour au ‘business as usual’, à l’image du G20 qui a fini par perdre son élan réformateur avec l’éloignement de la crise de 2008, alors même que les défis majeurs – climat, inégalités – se faisaient plus pressants”. D’autant que s’il y a des changements majeurs, ils ne pourront intervenir que dans un contexte a priori encore davantage contraint, notamment en termes de marges de manœuvre budgétaires et monétaires après la crise sanitaire.

La mondialisation revisitée de “fond en comble”
https://www.latribune.fr/economie/france/le-risque-existe-d-un-retour-au-business-as-usual-note-du-quai-d-orsay-2-4-844212.html

En Europe, la spirale inquiétante des écarts de revenus

Selon #Eurostat, en 2018, le #PIB par habitant en UE variait de 30 % à 263 % par rapport à la moyenne européenne. Des chiffres qui témoignent des contrastes au niveau européen, mais aussi national.

Brexit au Royaume-Uni, montée des populismes en Italie, « gilets jaunes » en France, votes en faveur de l’extrême droite en Allemagne… le malaise des #citoyens sur le Vieux continent a pris des formes multiples depuis quelques années. La question des #inégalités est au cœur des préoccupations #citoyennes. La  publication d’Eurostat publiée  dresse un sombre tableau des écarts de revenus dans les différentes régions européennes.

En 2018, le PIB intérieur brut régional/hab, exprimé en standard de pouvoir d’achat, variait entre 30 % et 268 % de la moyenne de l’Union européenne fixée à 30 200 euros pour le PIB par habitant. La première carte du rapport d’Eurostat met en exergue les contrastes entre les États et au sein de ces mêmes États.

Consultez aussi les actions et travaux de l’Asso4D et de ses partenaires européens :

https://lnkd.in/dRENfa5

https://lnkd.in/dGGGZAj

https://lnkd.in/d2gDAvW

#ODD #inégalités

Association Française pour les Nations Unies

Confrontations Europe

4D – Dossiers et Débats pour le Développement Durable

Article EURACTIV .ro

La Tribune Toulouse

En Europe, la spirale inquiétante des écarts de revenus

A Progressive Approach to Digital Tech. Progressive Approach to Digital Tech. Taking Charge of Europe’s Digital Future

 

How should progressives look at digital technology, at a time when it permeates every aspect of our lives, societies and democracies? That is the topic of this new report from FEPS and SAMAK. The main message? Digital technologies and their impact are not inevitable, but they certainly are political. Europe should democratically decide the digital future it wants, and the report offers broad outlines of a European Digital Model for a fair and sustainable digital transition. These can be regrouped under three broad headers:
  • First, the concentration of unaccountable power needs to be addressed, via tax policy, competition law, structural solutions, interoperability and more;
  • Second, Europe needs to ensure the benefits of digital tech accrue to all. This can’t be limited to redistribution, but will have to involve a measure of decentralisation, participation, and collective ways to manage data. Cities are key in this endeavour;
  • Third, the public sector needs to protect the public interest and citizen’s rights. This entails investments in public interest tech, responsible public procurement, binding rules on ‘AI’, and enforcement of existing laws (GDPR!).

https://www.feps-europe.eu/attachments/publications/feps_samak%20a%20progressive%20approach%20to%20digital%20tech.pdf

 

LesTatiesFlingueuses (@Flingueuses) vous parlent des #ElectionsMunicipales.

LesTatiesFlingueuses (@Flingueuses) vous parlent des #ElectionsMunicipales.

Les dimanche 15 et l22 mars, vous êtes appelé e à voter pour le/la futur e maire de votre commune. Le thème de l’#environnement est désormais central et les candidats/candidates  font beaucoup de promesses. Mais quels sont vraiment les pouvoirs et compétences des #mairies sur ce sujet ? Que peut faire le/la #maire pour lutter efficacement contre le #dérèglementclimatique ? Avec qui ?

Fanny et ses Taties flingueuses répondent  sans concession à ces questions, en déconstruisant la communication autour de l’environnement.

Vous pouvez aussi suivre les Taties Flingueuses :

– sur Itunes  https://lnkd.in/dNG4XHS

– sur Spotify  https://lnkd.in/dEjUEwR

– sur Twitter :  https://lnkd.in/dnK7Z9v

https://podcast.ausha.co/taties-flingueuses/les-taties-flingueuses-episode-10-municipales-un-maire-peut-il-efficacement-lutter-contre-le-rechauffement

L’économie circulaire sera la priorité du « Green deal » européen

Ce papier développe plutôt correctement notre « aporie »

L’économie circulaire devrait représenter « la moitié » de l’effort de l’UE pour réduire à zéro les émissions nettes de carbone d’ici à 2050. Le processus devient ainsi la priorité du prochain Green deal européen.

Le plan d’action de l’UE pour l’économie circulaire 2015 — qui comprenait une interdiction des plastiques à usage unique et de nouveaux objectifs de recyclage — a « ouvert la voie à quelque chose de nouveau, quelque chose de plus grand », relève un haut fonctionnaire spécialisé dans la mise en œuvre de cette politique au sein de la Commission européenne.

L’économie circulaire constitue « la priorité absolue » de l’accord vert européen conclu par Ursula von der Leyen, la présidente de la prochaine Commission européenne, a déclaré Kęstutis Sadauskas, à la tête de de l’économie circulaire et de la croissance verte à la direction générale de l’environnement de la Commission.

Dévoilé en décembre 2015, le premier plan d’action pour l’économie circulaire est devenu l’une des marques distinctives de l’exécutif européen sortant. L’interdiction des produits en plastique à usage unique comme les couverts et les contenants alimentaires constitue l’un de ses points saillants. En outre, au moins 70 % des emballages devront être recyclés d’ici à 2030 — dont 55 % des plastiques — selon les nouvelles règles négociées l’an dernier.

Mais ces mesures ne constituaient « que le début du voyage », a annoncé Kęstutis Sadauskas lors d’un récent événement organisé par Euractiv. En effet, la Commission européenne prépare actuellement un deuxième plan d’action pour l’économie circulaire qui « sera présenté peu après l’entrée en fonction du nouvel exécutif européen », a-t-il ajouté.

En réalité, le nouveau plan d’action est déjà rédigé et prêt à sortir du tiroir. Euractivcroit comprendre qu’il ne manque que quelques détails mineurs et, surtout, la touche finale que constitue le message politique.

« La moitié » de l’objectif climatique de 2050

Ce qui apparaît déjà clairement, c’est que le nouveau plan a été conçu à plus grande échelle. Ursula von der Leyen, la présidente élue de la Commission, souhaite que l’Europe réduise à zéro ses émissions nettes de carbone d’ici à 2050. Selon des sources de l’UE, « la moitié » des réductions d’émissions de carbone attendues dans le cadre du « Green deal » sera engendrée par le nouveau plan d’action pour l’économie circulaire.

L’objectif climatique 2050 constituera « le point culminant » de l’accord vert et « l’objectif global qui guidera tout le reste », a précisé Kęstutis Sadauskas.

« La circularité peut combler la moitié de l’écart qui nous sépare de l’objectif de limiter le réchauffement à 1,5 ° Celsius », a déclaré le responsable, évoquant les industries lourdes où la mise en place de solutions de ce type peut éviter la production de « centaines de millions de tonnes » de CO2.

Mais il reste encore beaucoup à faire pour rendre l’économie vraiment circulaire. L’utilisation mondiale des ressources devrait doubler au cours des 40 prochaines années, car une part croissante de la population asiatique adopte des modes de vie occidentaux, a souligné Kęstutis Sadauskas. Et une grande partie de ces matériaux sera encore gaspillée, a-t-il dit.

« Nous vivons toujours dans un monde linéaire », a averti le responsable, affirmant que seulement 12 % des matériaux reviennent dans le circuit économique après avoir été recyclés et réutilisés.

« Nous n’avons fait que jeter les bases », a indiqué le fonctionnaire de l’UE. « Mais la véritable transition doit encore avoir lieu et c’est ce que nous prévoyons pour la prochaine phase politique. »

Des idées à foison

Les idées se bousculent déjà sur ce qu’il conviendra de faire ensuite.

Le mois dernier, les États membres de l’UE ont adopté des conclusions sur l’économie circulaire, stipulant que « de nouveaux efforts ambitieux [étaient] nécessaires pour stimuler une transition systémique vers une société durable ».

Les gouvernements nationaux ont notamment invité la Commission à « adopter un nouveau plan pour l’économie circulaire assorti d’actions ciblées » dans les secteurs industriels où de telles mesures n’ont encore jamais été mises en œuvre. Les industries qu’ils mentionnent sont liées aux secteurs du textile, des transports, de l’alimentation ainsi que de la construction et de la démolition.

Le Conseil des ministres de l’UE a également demandé « davantage de mesures » pour encourager le recyclage et la réutilisation des piles et des plastiques. Et il a invité la Commission à évaluer si les principes d’éco-conception pouvaient être étendus à de « nouveaux groupes de produits », en citant des produits informatiques tels que les ordinateurs et les smartphones.

Parmi les autres idées mentionnées dans la déclaration ministérielle figurent la mise en place de nouveaux critères communautaires sur la durabilité, la réparabilité et la recyclabilité des produits, ainsi que l’introduction d’un pourcentage minimum de matériaux recyclés entrant dans la fabrication de nouveaux produits.

De quoi réjouir les ONG environnementales, qui plaident depuis longtemps en faveur de l’extension des règles d’éco-conception à de nouvelles catégories de produits.

Les dernières normes d’économie d’énergie pour les appareils tels que les réfrigérateurs, les téléviseurs et les machines à laver, adoptées en octobre de cette année, permettront d’économiser 170 térawattheures (TWh) d’énergie par an d’ici à 2030, a indiqué Jean-Pierre Schweitzer, du Bureau européen de l’environnement.

« C’est l’équivalent de la consommation d’énergie de l’Italie », a-t-il ajouté, qualifiant les économies d’énergie correspondantes de « massives » et de « grande réussite européenne ».

Pour la première fois, les mesures d’éco-conception ont également inclus des dispositions visant à rendre les produits plus faciles à recycler avec des exigences minimales en matière de réparabilité, afin de prolonger leur durée de vie, a précisé Jean-Pierre Schweitzer.

Mais de nombreux autres produits ne sont toujours pas couverts par des règles similaires au niveau de l’UE, a-t-il déploré, faisant référence au secteur du bâtiment, aux textiles, aux piles et aux technologies de l’information et de la communication (TIC).

« Il y a là un moyen pour les décideurs politiques de mettre en place des politiques attrayantes pour le public », a souligné Jean-Pierre Schweitzer, attirant l’attention sur les gros titres étonnamment positifs de la presse tabloïd britannique lors de l’adoption de la dernière série de mesures d’éco-conception en octobre.

Conséquences sociales

Les politiciens se sentent en effet encouragés à aller plus loin. Mais ils sont également prudents quant à l’impact que les réglementations européennes pourraient avoir sur la compétitivité de l’industrie et le prix des biens de consommation courante.

Bien que la période actuelle soit indéniablement très favorable aux restrictions sur le plastique à usage unique, certaines réglementations pourraient également déclencher « une transition systémique qui devrait également être juste et équitable », a déclaré Bojan Lalic, conseiller en environnement à la représentation de la Croatie auprès de l’UE à Bruxelles.

« Des fonds supplémentaires sont nécessaires », a plaidé Bojan Lalic lors de l’événement Euractiv, appelant à une « vision holistique » du climat et des politiques industrielles, afin de s’assurer que personne ne soit laissé pour compte dans la transition vers une économie plus circulaire.

Kęstutis Sadauskas a déclaré qu’il comprenait ces préoccupations, mais il presse tout de même les entreprises d’adopter de nouveaux modèles commerciaux circulaires, les avertissant qu’elles risquent de devoir cesser leurs activités si elles ne le font pas.

« L’économie circulaire est une transition, plutôt dure et parfois perturbatrice », a expliqué le responsable, soulignant que l’économie circulaire était « destinée à laisser les entreprises faire les choses à l’ancienne en cessant simplement leurs activités ».

Citant l’exemple des plastiques à usage unique, Kęstutis Sadauskas a indiqué que certains fabricants ont cessé d’utiliser le polystyrène pour les contenants alimentaires parce que les recycleurs ne veulent tout simplement plus de ces produits. Et cela peut être perturbant pour les entreprises qui fabriquent ces matériaux, car elles risquent de fermer leurs portes si elles ne trouvent pas d’autres solutions.

« Connaissant les effets perturbateurs que peut avoir l’économie circulaire, je suis surpris que la société continue de lui apporter un tel soutien », a fait remarquer le responsable lituanien.

Révision des transferts de déchets « déjà rédigée »

Pourtant, la transformation est possible, a-t-il ajouté, citant la société belge Umicore — spécialisée dans la technologie des matériaux et le recyclage — comme un brillant exemple de transition industrielle réussie.

Umicore, qui était encore une entreprise minière traditionnelle dans les années 80, est aujourd’hui considérée comme l’un des grands champions européens du raffinage et du recyclage des métaux précieux utilisés dans les technologies vertes, et notamment pour les batteries de voitures, a souligné Kęstutis Sadauskas.

Mais l’entreprise belge a également des problèmes avec la politique de l’UE, en particulier en ce qui concerne la réglementation sur le transport des produits chimiques et des déchets dangereux, qui, selon Umicore, empêche la création d’une filière du recyclage des batteries en Europe.

La Commission est consciente du problème et prévoit de revoir ces règles dans le cadre de son prochain plan d’action pour l’économie circulaire.

« Nous allons examiner la question du transfert des déchets », a assuré Kęstutis Sadauskas. « En fait, j’ai déjà le projet de révision en main », a-t-il ajouté, précisant que les nouvelles règles permettront le transport transfrontalier des déchets « pour qu’ils circulent comme tout autre produit ».

Cependant, le fonctionnaire a également averti que la proposition risquait de « faire face à une forte résistance » de la part des États membres de l’UE lorsqu’elle serait soumise au Conseil des ministres européens.

« Les États membres veulent garder le contrôle. Ils ne se font pas confiance. Cela constituera un obstacle majeur » pour faire adopter les règles de l’UE en matière de déchets, a-t-il conclu.

https://www.euractiv.fr/section/developpement-durable/news/circular-economy-is-number-one-priority-of-european-green-deal/

L’environnement en France Rapport sur l’état de l’environnement

 

L’environnement en France

Rapport sur l’état de l’environnement

                  

Le bilan «contrasté» de l’état de l’#environnement en France

Malgré quelques avancées en matière de pollution de l’air ou de qualité des eaux de rivières, «aucun progrès» n’est relevé quant à la qualité des eaux souterraines, et la situation reste «préoccupante» pour les #écosystèmes,

Le rapport analyse aussi les interactions entre les besoins humains et le respect global de l’environnement. Si la réponse aux besoins essentiels est largement assurée, des inégalités sociales et territoriales demeurent. Par exemple, 11,6% des Français restent en situation de précarité énergétique en 2018. Et 7,5% de la population ne bénéficie pas d’une alimentation en eau respectant en permanence les limites de qualité réglementaires pour les pesticides. «Certaines de ces inégalités (territoriales notamment) sont exacerbées par les différents effets du changement climatique», note le rapport.

https://www.liberation.fr/france/2019/10/24/le-bilan-contraste-de-l-etat-de-l-environnement-en-france_1759461

https://ree.developpement-durable.gouv.fr/rapports/article/edition-2019

les-taties-flingueuses-episode-8-biosphere-on-va-pas-tous-mourir-enfin-pas-tout-de-suite

Fanny et les #TatiesFlingueuses sont de retour pour une saison 2 avec toujours autant d’infos sur l’environnement, de décryptage et de l’humour.
Dans cet épisode , c’est une grande première, nous acceuillons notre première invitée : #MeriemBouamrane de l’#Unesco. En l’absence de Danièle, on parle avec notre invitée des réserves de #biosphères, méconnues et pourtant à nos portes, du fonctionnement de l’Unesco, de #biodiveristé, d’agir maintenant et à notre niveau pour changer les choses, de gérer le monde du #vivant, de la future #COP biodiversité en Chine,… le tout de façon positive et créative.

#IPBES #UICN #COP15 #MAB
https://fr.unesco.org
https://lnkd.in/dDJHtN6
https://lnkd.in/djKBjic
https://lnkd.in/db7qmWx
https://podcast.ausha.co/taties-flingueuses/les-taties-flingueuses-episode-8-biosphere-on-va-pas-tous-mourir-enfin-pas-tout-de-suite
https://podcast.ausha.co/taties-flingueuses/les-taties-flingueuses-episode-8-biosphere-on-va-pas-tous-mourir-enfin-pas-tout-de-suite

Une étude pointe la nocivité des emballages en carton

Emballages. Alors que les nombreux produits en plastique à usage unique (couverts, assiettes, pailles, contenants alimentaires, gobelets…) seront bannis dès 2021en Union européenne, une étudemontre que leurs alternatives en carton et en papier présentent des risques pour la santé. Publiée le 25 juillet par le Bureau Européen des Consommateurs (BEUC) rassemblant plus de 40 associations nationales, elle s’appuie sur un échantillon de 76 emballages, gobelets, pailles et serviettes. Les conclusions sont inquiétantes : «presque tous» les produits en papier ou en carton analysés contenaient des filtres UV, soupçonnés de favoriser l’apparition de cancers et d’être des perturbateurs endocriniens, et des amines aromatiques ont été décelés dans plus d’un produit sur six. Présentes dans les encres des emballages, ces substances chimiques susceptibles d’être à l’origine de cancers des poumons et des voies urinaires sont libérées dans les aliments, donc dans notre organisme.

«Il est inquiétant que le papier, qui est le deuxième type d’emballage alimentaire le plus utilisé après le plastique, soit mis au contact de nos aliments sans filet de sécurité», a fait valoir Monique Goyens, directrice générale du BEUC, dans un communiqué. D’autant que plusieurs des substances chimiques détectées n’ont pas été analysées par l’Autorité européenne de sécurité des aliments. Ces risques avaient déjà été pointés du doigt il y a deux ans par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES), qui regrettait le manque d’études sur le sujet. Et en 2017, des analyseseffectuées par des membres du BEUC révélaient la présence de composés toxiques dans la moitié des emballages de fast-food.

https://www.liberation.fr/direct/element/une-etude-pointe-la-nocivite-des-emballages-en-carton_100706/

https://www.beuc.eu/publications/eu-needs-rules-chemicals-coffee-cups-straws-and-other-paper-food-packaging-consumer/html