L’AMF porte le combat contre le « greenwashing » au niveau européen

#StopGreenwashing c’est l’AMF qui le dit #ESG #RSE

L’#AMF,  régulateur français propose de mettre en place des exigences minimales « pour les #fonds qui utilisent l’#ESG comme élément central de leur communication », sur le modèle de ce qu’il a commencé à mettre en oeuvre en France . Il souhaite également que des travaux soient lancés pour aboutir à des définitions communes au niveau #européen des principaux concepts de la gestion durable et développer davantage de labels pour la finance durable, en complément de l’#écolabel actuellement à l’étude. L’AMF se prononce en faveur d’un #labelESG incluant un système de #notation, avec l’objectif « d’établir un nouveau standard connu au niveau international » et de limiter la #fragmentation actuelle du marché entre les neuf labels nationaux existants.

L’AMF lance une offensive contre le « #greenwashing »

Toutes ces mesures nécessitent d’intensifier les efforts sur l’information extra-financière, souligne l’AMF, que ce soit du côté des entreprises comme des sociétés d’investissement. Elle demande à Bruxelles de s’assurer de la cohérence des différentes régulations en cours d’élaboration.

L’Autorité des marchés financiers (AMF) poursuit son offensive contre le « greenwashing », mais désormais au niveau européen. Le gendarme français des marchés financiers a fait la part belle à la  lutte contre l’écoblanchiment dans sa réponse à la consultation européenne sur la finance durable, réalisée en collaboration avec la direction générale du Trésor et l’ACPR (Autorité de contrôle prudentiel et de résolution). Alors que de nombreux gestionnaires d’actifs « concentrent leur offre commercialesur des produits mettant en avant des stratégies d’investissement durables », l’AMF estime nécessaire d’agir pour « préserver la confiance des investisseurs » et « limiter le risque de greenwashing».

La popularité de l’ESG se confirme en France

Les fonds d’investissement intégrant des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) dans leur processus de gestion sont dans le collimateur du régulateur. L’AMF souhaite notamment limiter la communication sur le thème de l’investissement durable pour les produits qui se démarquent peu d’une gestion traditionnelle : « pour limiter le risque d’informations trompeuses et d’écoblanchiment, si l’on ne fait pas grand-chose en matière d’ESG, il faut dire peu de choses »,estime-t-elle. Dans sa ligne de mire figurent notamment les fonds appliquant des exclusions sectorielles ou normatives (armes controversées, charbon ou tabac), l’intégration ESG « au sens large » et l’engagement actionnarial.

Davantage de labels européens

Le régulateur français propose de mettre en place des exigences minimales « pour les fonds qui utilisent l’ESG comme élément central de leur communication », sur le modèle de ce qu’il a commencé à mettre en oeuvre en France. Il souhaite également que des travaux soient lancés pour aboutir à des définitions communes au niveau européen des principaux concepts de la gestion durable et développer davantage de labels pour la finance durable, en complément de l’écolabel actuellement à l’étude. L’AMF se prononce en faveur d’un label « ESG » incluant un système de notation, avec l’objectif « d’établir un nouveau standard connu au niveau international »et de limiter la fragmentation actuelle du marché entre les neuf labels nationaux existants.

L’AMF lance une offensive contre le « greenwashing »

Toutes ces mesures nécessitent d’intensifier les efforts sur l’information extra-financière, souligne l’AMF, que ce soit du côté des entreprises comme des sociétés d’investissement. Elle demande à Bruxelles de s’assurer de la cohérence des différentes régulations en cours d’élaboration. Le régulateur souhaite par ailleurs voir son équivalent européen, l’Esma, basé à Paris, prendre part à l’élaboration des normes extra-financières – une tâche récemment confiée au groupe consultatif pour l’information financière en Europe(Efrag)- et superviser les fournisseurs de données ESG.

L’Europe avance dans la mise en place de normes extra-financières

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De la taxonomie européenne à la convention citoyenne pour le climat, le verdissement est en marche

D’un côté, le Parlement européen adopte la taxonomie pour réellement verdir les investissements dans l’Union. De l’autre, les 150 citoyens de la convention pour le climat remettent au gouvernement des mesures ambitieuses et disruptives pour mettre la France sur la voie d’une baisse drastique de ses émissions. Deux preuves que le monde plus durable du “jour d’après” n’est pas qu’une utopie

L’épidémie de Covid-19 a lancé le grand débat sur le monde d’après, porté par l’idée que la crise sanitaire serait une césure entre le monde d’avant au modèle économique ravageur et celui d’après où le respect des humains et de l’environnement dominerait le monde. Difficile de croire à ce coup de baguette magique apporté par un virus malin. Pourtant à quelques jours de distance deux signaux montrent que le monde change vite et que les citoyens et leurs élus sont prêts à aller beaucoup plus rapidement vers la transition écologique que ne le croient ceux qui parlent en leur nom.

La taxonomie des activités vertes a été adoptée par Parlement européen le 18 juin. Bien plus qu’un référentiel technique, elle crée un langage commun à tous les pays membres dont les priorités écologistes restent très variables. C’est la pierre angulaire d’un dispositif qui doit permettre aux États, aux entreprises et aux investisseurs de définir leur part verte et de crédibiliser le déploiement du Green Deal. Elle fera partie intégrante de la régulation européenne dès 2021.

Des experts européens aux propositions citoyennes

Il y a trois ans, nous avions fait un rêve, nous les membres du groupe d’experts de haut niveau sur la finance durable : dessiner le modèle européen d’une autre finance qui réconcilierait les objectifs environnementaux et sociaux de l’Europe et ses pratiques financières. Nous étions une trentaine choisis la par la Commission Européenne pour rédiger un rapport dont le rayonnement a précédé le lancement du plan d’action de la Commission, en mars 2018. Il prévoyait l’adoption de cette taxonomie pour 2020. Ce calendrier nous semblait utopiste au vu du nombre d’obstacles qui se dressaient sur la route de ce projet. Et pourtant la magie de ce HLEG auquel je suis très fière d’avoir participé, nous a laissé croire qu’il pouvait naître d’un projet de régulation une aventure humaine collective et enthousiasmante.

Ceux qui combattent le projet de transformation vers un monde plus vert et plus durable sous-estiment sa capacité à redonner de l’espoir à un monde qui en manque tant.  Les conclusions de la Convention citoyenne pour le climat le montrent bien. 150 citoyens d’âges, de milieux et de conviction différents ont très sérieusement travaillé pour dessiner un monde plus respectueux du climat. Les commentaires s’étonnaient du sérieux de leur travail et de la puissance disruptive de leurs propositions.

Ces deux éléments montrent que lorsque les citoyens ont toutes les cartes en main, ils font d’autres arbitrages et qu’il ne sera pas possible d’atteindre nos objectifs climatiques sans une transformation radicale de nos modes de production et de vie. Ils ont jeté un pavé vert dans la mare. Les résultats du second tour des Municipales fin juin et les changements de gouvernement éventuels qui suivront diront jusqu’où ce coup de vent vert a porté.

Anne-Catherine Husson-Traore,  @AC_HT, Directrice générale de Novethic

https://www.novethic.fr/actualite/environnement/climat/isr-rse/edito-de-la-taxonomie-europeenne-a-la-convention-citoyenne-pour-le-climat-le-verdissement-est-en-marche-148699.html

Climat : bravo à la Convention citoyenne !


Nous sommes habitués à ce que les montagnes accouchent de souris. Moins à ce que des souris accouchent de montagnes. Au terme de neuf mois de travail, le rapport remis hier au gouvernement par les cent cinquante membres de la Convention citoyenne sur le climat est un monument dont beaucoup ont douté au départ1. Un monument d’intelligence collective de l’urgence climatique et des moyens pertinents à mettre en œuvre pour y répondre. Un monument d’inventivité pour revigorer l’exercice de la démocratie quand celle-ci semble paralysée alors que « la maison brûle ». Un monument, enfin, d’engagement, d’ouverture, de finesse dont ont fait preuve tous ceux qui se sont trouvés embarqués dans cette aventure : citoyens comme les autres élus par le sort, membres du comité de gouvernance, animateurs, experts techniques et juridiques, personnalités auditées…

Ensemble cohérent

Sur cet ensemble de très nombreuses propositions2 pour atteindre l’objectif intermédiaire d’une baisse de 40 % des émissions de gaz à effet de serre (par rapport à 1990) en 2030, ce serait une erreur de ne retenir que certaines d’entre elles, plus médiatisées que d’autres. Le renforcement des clauses environnementales dans la passation des marchés publics ou le verdissement des conditions d’éligibilité au crédit impôt recherche n’ont pas moins d’importance que la limitation à 110 km/h de la vitesse sur autoroute. Ces propositions – que le rapport argumente de manière très solide3 –  sont tout sauf un catalogue dans lequel il serait possible de faire son menu. Pour atteindre l’objectif climatique il n’y a pas de solutions simples, mais tout un ensemble d’actions à entreprendre et à articuler entre elles dans tous les domaines. C’est une première idée-force qui se dégage de ce travail.

Le renforcement des clauses environnementales dans la passation des marchés publics n’a pas moins d’importance que la limitation à 110 km/h de la vitesse sur autoroute

La mise en relation des enjeux est un autre point fort issu de ce processus qui s’est donné le temps. Les liens entre action climatique et justice sociale, bien sûr (c’était le cœur du mandat des citoyens), mais aussi entre climat et commerce international (derrière la proposition de renégocier le Ceta) et – c’est tout aussi fondamental – les relations entre climat et biodiversité (traduits par le très riche ensemble de propositions concrètes autour de l’agriculture, de l’alimentation et de l’artificialisation des sols).

Réglementer hardiment

Outre la mise en cohérence des politiques publiques et le contrôle effectif de celles-ci, il faut également souligner ce message fort de la Convention : la nécessité de réglementer, et hardiment. Les 150 ont fort bien compris que les mécanismes incitatifs ne suffisent pas et qu’il faut en rajouter sérieusement du côté normatif (en en compensant les effets sociaux). Ils ont eu le courage d’affronter ce sujet clivant, douloureux parfois, eu égard au « théâtre d’amitiés » qu’ils ont formé au fil de ces sept week-end intenses.

Et ils ont au final assumé des positions ambitieuses. Une seule proposition n’a pas franchi le vote final des citoyens : la baisse du temps de travail pour produire et consommer moins (mais tout de même 35 % de votes favorables). Toutes les autres sont passées, une marque du sérieux du travail des 150. L’obligation de rénovation des logements est sans doute la proposition la plus impressionnante de la part d’une assemblée tirée au sort et représentative de la diversité sociale, politique, culturelle de la population française, mais elle est loin d’être la seule.

Une seule proposition n’a pas franchi le vote final des citoyens : la baisse du temps de travail pour produire et consommer moins

De même, le rejet de la hausse à court terme de la taxe carbone et le dissensus sur sa réintroduction dans le prochain quinquennat ne trahit pas, en définitive, un manque d’ambition. Ni un a priori contre l’outil fiscal ou parafiscal. En témoigne entre autres la volonté de créer une écocontribution significative sur les billets d’avion et de faire disparaître l’avantage au gazole routier, moyennant aides au secteur. Plus encore après la crise du Covid qu’avant, les citoyens se montrent très prudents sur les taxes pour financer la transition écologique. Faut-il les en blâmer ? Ou le gouvernement ? L’expérience qu’ils en ont eue au début du quinquennat, alourdissement de la facture énergétique pour les pauvres, baisses d’impôts pour les riches, a été désastreuse. En tout cas, les 150 ont raison de vouloir élargir la palette des instruments de financement public à des mesures hétérodoxes, citons l’exclusion des investissements verts du calcul des déficits budgétaires et la création monétaire.

Un consensus aussi large qu’ambitieux

Enfin, une leçon capitale pour la suite. Cette « France en petit » qu’est la Convention citoyenne a su, moyennant un important travail de formation et de concertation, parvenir à un consensus aussi large qu’ambitieux. Il est le résultat d’un travail d’appropriation des sujets par des personnes peu informées au départ et d’une relation saine et confiante entre l’expert et le citoyen. Si l’expert s’est exprimé, c’est le citoyen qui a tranché. Les propositions ont été adoptées à 93 % des voix en moyenne, avec des taux d’abstention ou de vote nuls très faibles. Cette expérience tend à montrer que non seulement le politique peut courir le risque de se montrer audacieux, mais qu’il pourrait s’en trouver récompensé, depuis l’élu local jusqu’au sommet de l’Etat.

Que fera Emmanuel Macron des propositions d’une Convention citoyenne qu’il a suscitée et qui vont largement à l’encontre de la politique qu’il a menée jusqu’ici ?

Dans l’immédiat, une grande partie de la France attend de savoir ce que fera Emmanuel Macron des propositions d’une Convention citoyenne qu’il a suscitée – et qui vont largement à l’encontre de la politique qu’il a menée jusqu’ici. Plus que dans ses déclarations (aux envoyés de la Convention citoyenne reçus le 29 juin à l’Elysée ou dans le discours attendu en juillet sur la sortie de crise), plus que dans sa décision d’organiser ou non un référendum demandé par la Convention sur le crime d’écocide, la réponse de l’exécutif se lira dans ses orientations sur les prochaines décisions pratiques, dont les plans de relance de l’économie et le projet de loi de finance pour 2021. La montagne accouchera-t-elle (encore) d’une souris ?

1/ Se déplacer

Principales propositions de la convention citoyenne pour le climat

2/ Consommer

Principales propositions de la convention citoyenne pour le climat

3/ Se loger

Principales propositions de la convention citoyenne pour le climat

5/ Se nourrir

Principales propositions de la convention citoyenne pour le climat

6/ Constitution

Principales propositions de la convention citoyenne pour le climat

  • 1. Dont l’auteur de cet article.
  • 2. Une cinquantaine, se déclinant, outre de nombreuses recommandations, en près de 80 mesures ayant une traduction concrète sur le plan législatif ou réglementaire.
  • 3. Ce qui en fait une mine d’informations !

https://www.alternatives-economiques.fr/climat-bravo-a-convention-citoyenne/00093109

#Covid19 LE MONDE DU TRAVAIL ET LES ENTREPRISES DANS LA TOURMENTE

#VULNÉRABILITÉ ET #PRÉCARITÉ DANS LES CHAÎNES DE VALEUR MONDIALES

Les mesures de confinement ont eu, en l’espace de quelques semaines, un impact direct sur l’activité économique. En Chine, les investissements, exportations et importations ont chuté de 24,5%, 15,9% et 2,4% respectivement. Aux États-Unis, plus de 3 millions de personnes se sont déclarées au chômage entre le 19 et le 25 mars 2020, et ces chiffres ont continué d’exploser, avec près de 7 millions de personnes pointant au chômage entre le 26 mars et le 1er avril. En Europe, des millions de personnes sont au chômage partiel, et des centaines de milliers se sont déclarées sans emploi. En Afrique, une fuite massive des capitaux est en cours, et l’effondrement des cours des matières premières fragilise non seulement les budgets publics, mais aussi des millions de paysans et petites entreprises dont les sources de revenus sont menacées. En Asie, la rupture des chaînes d’approvisionnement et les mesures de confinement ont mis à l’arrêt des dizaines de milliers d’usines, jetant des millions de familles dans la précarité.

Le 18 mars 2020, l’Organisation internationale du travail a estimé entre 5 et 25 millions le nombre de personnes qui pourraient perdre leur emploi ; entre 9 et 35 millions le nombre de personnes qui devraient rejoindre la catégorie de travailleurs pauvres. Face à des dynamiques de marché imprévisibles, ces estimations ont évolué à une vitesse fulgurante. Le 7 avril 2020, l’Organisation international du travail a évoqué « une crise d’une ampleur et d’une gravité inédite », avec plus d’un milliard de travailleur.euse.s risquant de perdre leur emploi et/ou de subir des pertes sèches de salaire dans les prochaines semaines…

https://ccfd-terresolidaire.org/IMG/pdf/covid19_devoirdevigilance.pdf

LE DEVOIR DE VIGILANCE COMME BOUSSOLE

Plus que jamais, la nécessité du respect du devoir de vigilance des entreprises et des acteurs publics prend toute sa pertinence dans cette crise sans précédent :

z La loi sur le devoir de vigilance doit servir de boussole pour les politiques publiques et les pratiques industrielles et commerciales des entreprises.

z Le respect des droits humains et la protection de l’environnement doivent primer sur les droits accordés aux investisseurs.

z Les projets de relance des prochains mois ne doivent pas sacrifier les droits humains et l’environnement sur l’autel de la croissance.

z Cette relance doit mettre en œuvre une refonte de notre système économique sur des bases démocratiques. La crise du COVID-19 témoigne de la nécessité d’inventer de nouvelles politiques publiques, industrielles et commerciales, afin de créer des sociétés plus résilientes aux chocs sanitaires, économiques, politiques, climatiques à venir (souveraineté alimentaire, transition énergétique, protection sociale et services publics).

z Nombre d’entreprises ont endossé leur responsabilité pour répondre à l’urgence sanitaire en Europe, aux USA. Cette reconnaissance d’une responsabilité politique des entreprises vis-à-vis du bien commun, au-delà des dynamiques marchandes, doit s’étendre dans un cadre de solidarité internationale, pour répondre à cette crise sanitaire, mais aussi à la montée des inégalités, à la destruction des services publics, au dérèglement climatique, à la perte de biodiversité.

GRAND ENTRETIEN. Valérie Masson-Delmotte, climatologue, dessine l’après-coronavirus : “Il va falloir du courage politique pour éviter les vieilles ficelles”

Covid 19

Avant Pendant Après

Cela fait partie des points d’intersection qui interrogent sur notre #modededéveloppement, qui pousse à exercer une #pression croissante de destruction d’#écosystèmes, pas uniquement chez nous mais aussi à distance, via les importations.

#ValérieMassonDelmotte

à #Franceinfo

Par ailleurs, le rapport rendu sur l’#océan et les glaces dans un climat qui change mentionnait certains aspects liés à la santé, par rapport aux zones côtières, notamment la sécurité de l’approvisionnement en eau. Enfin, le rapport spécial rendu en 2019 sur le #changementclimatique et l’utilisation des #terres soulignait que la pression que nous exerçons sur la #destruction des #écosystèmes était à l’origine d’épisodes de #zoonoses – des maladies présentes dans des animaux – de plus en plus fréquemment transférées aux sociétés humaines.

… Cela a d’ailleurs conduit une partie de la communauté scientifique, à l’interface #santéenvironnement, à explorer de nouvelles approches. Par exemple, la notion de #santéplanétaire, sur le fait que la #santéhumaine va aussi dépendre de la santé des écosystèmes et de l’état du climat, ou bien l’angle  #onehealth , qui fait le lien entre la santé humaine et la santé animale, y compris des animaux d’élevage, et la santé des écosystèmes.

Valérie Masson-Delmotte

#Biodiversité

https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/grand-entretien-valerie-masson-delmotte-climatologue-dessine-l-apres-coronavirus-il-va-falloir-du-courage-politique-pour-eviter-les-vieilles-ficelles_3917315.html

 

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La RSE, démarche de dialogue et levier de transformation : contribution de la Plateforme RSE | France Stratégie

Actrice des territoires et lieu de dialogue, l’entreprise se doit de contribuer, à son échelle, et notamment au travers de sa responsabilité sociétale, aux valeurs sur lesquelles se construisent nos sociétés et aux objectifs d’un développement plus responsable et durable.

Eu égard à ses missions, à ses travaux, et à son mode fonctionnement fondé sur le dialogue et la concertation multi-acteurs, la Plateforme RSE a souhaité, dans le contexte social actuel, rappeler le rôle de l’entreprise et de la RSE dans le projet social et partager quelques éléments de réflexion nés des travaux menés depuis 2013.

TÉLÉCHARGER LA CONTRIBUTION DE LA PLATEFORME RSE – LA RSE : DÉMARCHE DE DIALOGUE ET LEVIER DE TRANSFORMATION

 

L’entreprise participe à l’accomplissement du projet social et se positionne de ce fait au cœur des discussions actuelles sur ce projet, le besoin de participation citoyenne et de débat démocratique. L’entreprise doit être une actrice de la cohésion sociale, dont l’action s’étend, au-delà de ses salariés, à d’autres parties prenantes, dans la mesure où elle participe à l’organisation du travailler ensemble et du vivre ensemble. Actrice des territoires, l’entreprise a un rôle à jouer dans les grands enjeux auxquels notre société est confrontée, enjeux liés notamment aux mutations profondes du travail (sécurisation des parcours, lutte contre l’obsolescence des compétences, lien social, lutte contre les inégalités sociales et les discriminations, etc.), mais aussi aux mutations environnementales, culturelles et économiques.

Ce rôle est d’autant plus essentiel que, dans un monde globalisé et en quête de régulations, l’entreprise doit être une actrice majeure du changement. Le défi qu’elle doit relever, avec toutes les parties prenantes, est de mettre les humains et la planète au cœur de ses préoccupations et de ses mécanismes de prise de décision. Les pouvoirs publics et les organisations internationales ont à cet égard la responsabilité de créer les normes juridiques et le cadre institutionnel garantissant l’intérêt général.

En œuvrant pour un dialogue multipartite, la RSE permet de prendre en compte l’intérêt général, les préoccupations sociétales et le développement durable, et d’apporter une vision globale et transversale d’enjeux de société par nature complexes. Elle questionne d’une part la capacité des modèles de gouvernance à faire une plus large place à la co-construction et à s’ouvrir à ses parties prenantes. Elle encourage d’autre part la création de partenariats et le développement d’initiatives de coopérations entre les différents acteurs publics, associatifs, et les entreprises, en particulier les TPE / PME qui sont au cœur des territoires.

La RSE contribue à la transition écologique et à la transformation sociale en invitant au développement de nouveaux modèles et de nouvelles pratiques, à la fois plus respectueux de l’environnement et plus inclusifs. La mobilisation des entreprises et la prise en compte des enjeux environnementaux et sociaux dans leur stratégie RSE est un élément capital pour le succès des objectifs de développement durable (ODD) adoptés par les Nations unies, par exemple la transition vers une économie décarbonée. La transition écologique ne peut se penser qu’en mobilisant les composantes sociales et sociétales. Actrice clé du territoire, l’entreprise est un lieu d’intégration et de cohésion sociale. La RSE est un moteur de cette cohésion sociale et territoriale, en matière d’insertion des publics fragiles et éloignés de l’emploi, de promotion de la diversité et de l’égalité des chances.

Les débats actuels renforcent la conviction que l’approche transversale, multi parties-prenantes, basée sur la confiance, la transparence et le consensus est plus que jamais nécessaire. C’est dans cette logique que la Plateforme RSE s’attelle, depuis sa création en 2013, à faire vivre le débat public en faisant se rencontrer et débattre des organisations différentes représentant la diversité de la société, et en s’appuyant de manière opérationnelle sur les principes de consensus.

Les travaux de la Plateforme RSE sont le reflet des enjeux de la société en matière environnementale, sociale et économique, et de sa capacité à identifier et se saisir des alertes. Les thématiques abordées lors de ses travaux sont, d’une part, des thématiques RSE transverses liées à la pratique de la RSE et, d’autre part, des thématiques plus spécifiques en lien avec les enjeux environnementaux, sociaux et sociétaux tels que le handicap, l’économie circulaire ou la prévention des conduites addictives. La Plateforme RSE entend continuer d’écouter, d’identifier et de traduire les enjeux émergents et les attentes de la société afin de donner une orientation toujours plus utile et opérationnelle à ses travaux, et d’apporter un éclairage et des réponses à ces enjeux à travers le prisme de la RSE.

Taties Flingueuses : épisode 2 : les plastiques ne sont pas si fantastiques est en ligne (après l’Episode 0 le développement durable et l’ épisode 1 le numérique n’est pas que virtuel

Après l’épisode o sur le #développementdurable et l’épisode 1 sur le #numérique n’est pas virtuel 

L’épisode 2 des Taties @flingueuses.

Les Taties @flingueuses débattent de la pollution des #plastiques, vous alertent sur leur utilisation et vous donnent quelques solutions  pour remédier à cette surconsommation de plastiques

Épisode  2 sur les #plastiques https://soundcloud.com/user-410022809/les-plastiques-sont-pas-si-fantastiques

Épisode 1 le numérique est tout sauf virtuel

Épisode 0 sur le développement durable

https://m.soundcloud.com/user-410022809/ep-0-quest-ce-que-le-developpement-durable

Vous pouvez aussi les partager. 

N’hésitez pas à nous donner votre avis

@flingueuses

 

Florence Jany-Catrice : «La croissance n’est pas un indicateur approprié pour répondre aux enjeux du XXIe siècle»

Florence Jany-Catrice : «La croissance n’est pas un indicateur approprié pour répondre aux enjeux du XXIe siècle»
L’économiste fait le point sur le dogme de la croissance et les indicateurs alternatifs de richesse face, notamment, à l’urgence climatique.

«Si on reste prisonniers des indicateurs de l’ancien monde, comme le taux de croissance, on aura forcément l’impression de régresser» : le mois dernier dans Libération, l’astrophysicien Aurélien Barrau désignait les indicateurs de richesse actuels comme l’une des causes d’un modèle économique et social ayant mené au réchauffement climatique et à ses conséquences désastreuses. Quinze jours plus tôt, une tribune d’un groupe d’universitaires de toute l’Europe appelait à revenir sur le dogme de la croissance, l’estimant incompatible avec la contrainte écologique et le bien-être des peuples.

A lire aussi Europe : ne plus dépendre de la croissance

La critique de l’utilisation du taux de croissance du PIB comme boussole politique principale n’est pas neuve. Depuis une vingtaine d’années, des chercheurs remettent en cause ce dogme de la croissance, à commencer, en France, par la philosophe et sociologue Dominique Méda. En 2008, la commission Stiglitz, née d’une proposition de Nicolas Sarkozy, venait valider les travaux de ces chercheurs en engageant une réflexion sur l’utilisation de ces indicateurs, tout en questionnant les nouveaux outils à disposition. Né de cette commission, le Forum pour d’autres indicateurs de richesse (FAIR) a perpétué ce travail critique. En avril 2015, la loi Sas a été adoptée, instituant un rapport mettant en exergue dix indicateurs (comme l’empreinte carbone ou l’espérance de vie en bonne santé) et devant être livré chaque année en octobre, au début de l’examen des orientations budgétaires par l’Assemblée, afin de guider les politiques publiques. L’an dernier, ce rapport avait été livré avec quatre mois de retard, en février 2018. Cette année encore, le gouvernement a manqué le rendez-vous, preuve du désintérêt pour ces nouveaux indicateurs alternatifs de richesse (NIR).

Spécialiste des NIR, l’économiste Florence Jany-Catrice, professeure à l’université de Lille, membre du FAIR et coauteure avec Jean Gadrey des Nouveaux Indicateurs de richesse (éd. La Découverte, 2007), fait le point sur l’utilisation de ces outils de mesure de performance collective, face, notamment, à l’urgence climatique.

Pourquoi le taux de croissance du PIB reste-t-il l’indicateur le plus suivi encore aujourd’hui alors qu’il est remis en cause depuis des années ?

Il faut revenir à l’histoire du PIB et à celle de la comptabilité nationale, duquel cet indicateur est issu. Après la Seconde Guerre mondiale, les impératifs de planification orientaient les efforts économiques, et notamment l’investissement public, vers les activités économiques de reconstruction, sur une base industrielle et sur une base marchande. Pour ce projet politique bien particulier, le PIB et son évolution en volume (la croissance) apparaissaient comme des indicateurs appropriés. Dans les années 80, divers événements (dont les racines leur sont bien antérieures) peuvent expliquer cette crispation autour de la croissance économique : d’abord, le fait que les économies occidentales étaient en crise et qu’il apparaissait de plus en plus que celle-ci serait structurelle. Nous étions sortis de l’ère fordiste, alors que la croissance semblait avoir joué un rôle déterminant sur cette période d’âge d’or, avec des dispositifs attenants de redistribution (ce que Boyer appelle «le compromis fordiste»). A cette époque, la plupart des économistes pensaient que renouer avec la croissance permettrait de régler une partie des questions. Cela n’est pas totalement faux quand on analyse le basculement progressif dès les années 80 vers des sociétés totalement financiarisées, au détriment de l’activité réelle.

Mais on ne peut pas comprendre cette crispation autour de la croissance sans ajouter à cela des transformations de contexte. Tout d’abord, une quantofrénie galopante (c’est-à-dire une obsession croissante pour les données chiffrées), en particulier la quantofrénie comparative (cette période où la puissance des pays ne se jauge plus qu’à la taille du PIB). La science économique dominante a, elle aussi, joué un rôle déterminant, en particulier la promotion d’une innovation conceptuelle avec la «croissance endogène», directement importée des Etats-Unis (et de Romer en particulier) qui conduit à l’idéologie d’une possible croissance infinie. Enfin, la diffusion des idées des effets du «ruissellement». Pour faire vite, les économistes orthodoxes ont vu dans la croissance endogène (et la croyance complémentaire dans les vertus intrinsèques des innovations), la possibilité miraculeuse de résolution de tous les enjeux, notamment ceux de la répartition, faisant donc de la croissance une finalité, à partir de cette période. Quant aux macro-économistes hétérodoxes, ils ont à juste titre identifié dans l’hybris de la finance les principaux fondements des déséquilibres, sous-estimant sans doute partiellement, pour certains, l’ampleur des externalités négatives de la croissance.

Pourquoi le taux de croissance est-il un mauvais indicateur ?

En soi, aucun indicateur n’est ni «bon» ni «mauvais», en particulier quand il est – ce qui est le cas du PIB – autant légitimé par des institutions solides (de l’Insee à Eurostat en passant par les organisations internationales). Pour autant, la croissance, telle qu’elle est utilisée, c’est-à-dire un indicateur devenu une finalité pour les sociétés, n’est pas appropriée pour répondre aux grands enjeux du XXIe siècle que sont la dégradation vertigineuse des patrimoines écologiques (au premier rang desquels le changement climatique), l’aggravation des inégalités économiques, la perte de cohésion sociale et certainement aussi les menaces que ces crises gigantesques font peser sur la démocratie. Certains experts renversent même l’argument en attribuant à la croissance la raison principale de ces dégradations des patrimoines social et écologique.

Quels indicateurs alternatifs de richesse existent alors aujourd’hui ? Et dans quel but ont-ils été créés ?

Depuis que le PIB existe, des initiatives ont cherché à l’améliorer pour tenir compte des externalités, par exemple en créant des PIB «verts» ou des croissances «vertes». Ces voies, ouvertes depuis Nordhaus et Tobin dans les années 70, sont toujours controversées. Soit pour des raisons théoriques : faut-il ajouter au PIB ou lui retrancher des externalités qui ne sont pas, au sens des économistes, des «productions» économiques ? Soit pour des raisons de méthode : la construction de prix fictifs – inévitables lorsqu’il s’agit de monétariser des «actifs non marchands» – s’avère fragile et discutable. D’autres initiatives visent à identifier des indicateurs qui tiendraient compte d’une multiplicité de dimensions : c’est notamment le cas de l’indice de développement humain (IDH) dont la première version date de 1990. D’autres encore insistent sur les apories des sociétés de croissance et cherchent d’abord à émettre des signaux d’alerte, autres que monétaires, sur l’insoutenabilité des modèles existants. C’est le cas de l’empreinte écologique ou encore des seuils d’irréversibilité des travaux de Rockstrom et al.

Est-ce qu’un indicateur alternatif pourrait réellement avoir un rôle dans un changement de modèle politique et économique ?

C’est ici aussi une question qui anime les débats dans les sciences sociales. Nous avons toujours insisté sur l’idée que les indicateurs ne sont jamais une condition suffisante à la transformation de paradigme. Mais ils sont devenus une condition nécessaire dans les sociétés quantofréniques. Et une chose est certaine : tant que les politiques seront orientées, à partir de logiciels totalement surannés, sur la fluidification des marchés en vue de retrouver des points de croissance, aucun des grands enjeux contemporains ne sera atteint. On peut même s’attendre à une aggravation dramatique de la situation climatique, avec toutes les incertitudes radicales vers lesquelles cette situation nous conduirait.

Quel est l’indicateur de richesse qui pourrait le mieux nous renseigner aujourd’hui ?

Aucun indicateur ne peut prétendre à la perfection ni même à la complétude tant les enjeux auxquels nous faisons face et qu’incarne la crise du changement climatique sont multiples et parfois irréconciliables. Ce serait accorder bien trop d’importance au chiffre. Avec Dominique Méda, nous avons souvent appelé à quelques indicateurs qui permettraient d’identifier dans quelle mesure les pays sont sur la voie de la soutenabilité écologique (par l’empreinte écologique par exemple) en même temps que celle de la soutenabilité sociale. L’indice de santé sociale est un candidat à cette mesure, mais d’autres le seraient aussi. Avec cette idée, que défend par exemple fermement Eloi Laurent, que l’écologie doit se décliner en social-écologie.

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Mais reprenons plus simplement l’affaire : si le temps est vraiment venu d’être en conformité avec les accords de Paris, et puisque cette mise en conformité est une urgence vitale, des indicateurs clefs, alternatifs à la croissance, seraient ceux d’une réduction par deux des émissions de gaz à effets de serre dans le monde d’ici 2050, et par quatre dans un pays comme la France, tout en menant des politiques qui réduisent les inégalités économiques. Comme en temps de guerre où toutes les forces vives sont tournées vers l’objectif de production au service de la guerre, il s’agirait, en engageant les mobilisations individuelles, citoyennes autant qu’industrielles ou administratives, de récolter les ressources et moyens nécessaires pour accéder à ces deux objectifs, en préservant les acquis de la démocratie.

Ce n’est donc pas tant les indicateurs qui font défaut ici qu’un courage politique, une vision qui sortirait des pures logiques comptables dans lesquelles elle est enfermée de manière mortifère, et l’élaboration d’institutions qui mettraient à distance les comportements individualistes, des consommateurs comme des entreprises, qui ralentissent ou empêchent ce processus vital.

Enfin, les nouveaux indicateurs de richesse (NIR) font déjà l’objet d’un rapport annuel en France. Est-il suffisant ?

L’idée de ce rapport annuel, issu d’un projet de loi porté par la députée Eva Sas, était excellente, de même que l’idée du processus pour en élaborer les principaux indicateurs (en particulier recourir à l’expertise citoyenne sur ces questions d’intérêt général). Mais le pouvoir a profondément travesti les objectifs de cette initiative : France Stratégie est restée quasiment seule aux rênes de l’élaboration des indicateurs. Pour rester dans la légalité, le gouvernement produit donc un rapport annuel, mais sans passion, sans aucune volonté de marquer la dynamique, sans prendre l’opportunité de ce rapport pour organiser un débat à l’Assemblée sur la soutenabilité de la trajectoire nationale. En un mot, ce rapport annuel est au mieux du gâchis, au pire du cynisme. Tout cela n’est en tout cas pas à la hauteur des enjeux, voire détourne l’attention de l’important : prendre soin de la planète et de ses habitants et non pas prendre soin des premiers de cordée.

Countries are progressing too slowly on green growth

Countries are progressing too sMany countries have become more efficient in using natural resources and the services provided by the environment, generating more economic output per unit of carbon emitted and of energy or raw materials consumed. Yet progress is too slow, and if emissions embodied in international trade are included, advances in environmental productivity are more modest, a new OECD report shows.

Green Growth Indicators 2017 uses a range of indicators covering everything from land use to CO2 productivity and innovation to show where 46 countries rank on balancing economic growth with environmental pressures over 1990 to 2015. It finds that Denmark, Estonia, the United Kingdom, Italy and the Slovak Republic have made the most progress on green growth since 2000.

The report shows that no country is performing well on all green growth dimensions and most of the countries studied have yet to fully disconnect economic growth from fossil fuel use and pollutant emissions. Progress has often been insufficient to preserve the natural asset base or relieve pressure on ecosystems and on natural environmental services such as water purification and climate regulation.
“While there are signs of greening growth, most countries show progress on just one or two fronts and little on the others,” said OECD Environment Director Simon Upton. “We need much greater efforts across the board if we are to safeguard natural assets, reduce our collective environmental footprint and sever the link between growth and environmental pressures.”

The report shows that since the 1990s all OECD and G20 countries have increased their overall environmentally-adjusted productivity – a way of measuring economic productivity that accounts for pressures like pollution and the use of natural resources.

http://www.oecd.org/environment/green-growth-indicators-2017-9789264268586-en.htm

http://www.oecd.org/greengrowth/countries-are-progressing-too-slowly-on-green-growth.htm?utm_source=Adestra&utm_medium=email&utm_content=»%20OECD%20press%20release&utm_campaign=Green%20Growth%20Indicators%202017&utm_term=demo