L’ONU modifie son classement de développement en incluant l’impact environnemental

#Mondedaujourdhui #Mondedaprès #Paix #Dignité #Egalité #PlanèteSaine #Lavenirquenousvoulons 

Le nouvel #indice de l’#ONU veut évaluer le #progrès des pays en prenant en compte les contraintes exercées par chaque pays sur la planète. A l’heure de l’#Anthropocène, écrit l’ONU, il est temps que les pays revoient leur modèle de progrès en fonction de la #pression dangereuse que font peser les #humains sur la #planète

L’ONU a publié un nouvel indice de développement humain (IDH) qui prend en compte l’impact sur la planète de chaque pays et qui, par conséquent, réduit considérablement le classement de certains des États les plus riches du monde dans ce classement annuel.
L’étude, préparée par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), ajoute à cette occasion des aspects tels que les émissions de gaz à effet de serre et l’utilisation des ressources naturelles à ceux habituels, comme l’espérance de vie, les années de éducation et revenu par habitant.
Selon le PNUD, l’objectif est de faire comprendre aux gouvernements que si des mesures décisives ne sont pas prises pour alléger la pression sur l’environnement, le progrès de l’humanité sera ralenti.
“Les humains ont plus de pouvoir que jamais sur la planète aujourd’hui. À la suite du COVID-19, des températures record et des inégalités croissantes, il est temps d’utiliser ce pouvoir pour redéfinir ce que nous entendons par progrès”, L’administrateur du PNUD, Achim Steiner, a déclaré dans un communiqué.
Le rapport conclut qu’aucun pays au monde n’a atteint un niveau de développement humain très élevé sans exercer «d’immenses pressions sur la planète», mais souligne que cette génération peut le faire si des mesures appropriées sont prises.
Avec les nouveaux indicateurs, la classification traditionnelle des pays en termes de développement humain subit un revirement majeur, puisque plusieurs des États qui, année après année, apparaissent aux premières places baissent de manière significative.
La Norvège – qui avec les paramètres des autres années occupe la première position – perd 15 places si les questions environnementales sont prises en compte, même si les baisses sont encore plus importantes.
Par exemple, ceux de l’Islande -qui était à la quatrième place et perd 26 pas-, de l’Australie -de 8 à 80- ou de Singapour -qui était 11e et perd 92 places-.
A noter également les revers dans d’autres pays à fort impact environnemental comme le Canada -40 positions en moins-, les États-Unis -45 en moins- et le Luxembourg -qui avec une baisse de 143 positions se place dans le caboose mondial.
Pendant ce temps, d’autres comme l’Espagne améliorent leur classement, qui est à la 25e place du classement habituel, mais gagne 11 places lors de l’ajustement des émissions et de l’utilisation des ressources naturelles.
Quelque chose de similaire se produit avec plusieurs des pays voisins comme la France, le Portugal et l’Italie, tous quelque peu derrière l’Espagne dans ce classement et qui s’améliorent également avec le nouveau classement.
Deux pays d’Amérique latine, le Costa Rica et le Panama, sont parmi les plus grands bénéficiaires des changements et grimpent de plus de trente places dans le classement, montrant selon le PNUD qu’il est possible de mettre moins de pression sur la planète.
En général, toute l’Amérique latine progresse sur la liste, étant donné que les baisses les plus importantes lorsque l’impact environnemental est pris en compte font partie du groupe des pays les plus avancés et la plupart des États de la région sont dans les étapes suivantes.
Comme les années précédentes, le PNUD souligne que les inégalités sont l’un des principaux problèmes en Amérique latine et dans les Caraïbes.
Le rapport est basé sur des données de 2019 et ne prend donc pas en compte les effets de la pandémie de coronavirus, mais le PNUD prévient que l’IDH devrait baisser pour la première fois depuis qu’il a commencé à être produit en 1990.

#ODD #Objectisdedeveloppementdurable  #RSE #Indicedeveloppementhumain #IDH

United Nations  Banque Mondiale Programme des Nations Unies pour le Développement 

http://report.hdr.undp.org/fr/

L’accumulation de #déchets #radioactifs reste un problème non-résolu” (rapport)

Ne parlez pas de #productiondécarbonée mais de #productiondedéchetsdangereux

L’accumulation de #déchets #radioactifs reste un problème non-résolu” (rapport)

6,6 MILLIONS DE M3 DE DÉCHETS #NUCLÉAIRES

La première édition du rapport mondial sur les déchets nucléaires, présentée mercredi 4 novembre 2020, rend compte des “enjeux techniques et financiers énormes” posés par leur gestion. Soutenue par des anti-nucléaires, l’étude estime que le parc européen pourrait en produire jusqu’à 6,6 millions de m3 sur toute sa durée de vie dont 30 % rien qu’en France. “Aucun pays au monde ne dispose de site de stockage géologique profond destiné aux combustibles usés”, rappellent par ailleurs les auteurs alors que cette solution “prévaut” face aux risques de saturation des sites d’entreposage existants.

“Partout dans le monde les gouvernements peinent depuis des décennies à élaborer et mettre en œuvre des stratégies globales de gestion des déchets nucléaires”, observent les auteurs du premier rapport mondial sur les déchets nucléaires, présenté le 4 novembre dans sa version française.

#prévention #précaution #stockage #géologie  #duréedevie #débatpublic

Yves Marignac Jens Althoff   #FondationHeinrichBöll

AEF  EDF IRSN CIGEO Commission nationale du débat public (CNDP) Chantal JOUANNO

https://www.aefinfo.fr/depeche/639151-laccumulation-de-dechets-radioactifs-reste-un-probleme-non-resolu-rapport

 

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FINANCE RESPONSABLE, UNE FINANCE AU SERVICE DE LA SOCIÉTÉ 

FINANCE RESPONSABLE, UNE FINANCE AU SERVICE DE LA SOCIÉTÉ

Ou comment systématiser une vision long terme dans les investissements financiers

À l’heure de la relance économique, on se demande comment bâtir un meilleur monde pour demain, plus humain et à la hauteur de la crise climatique. Où investir efforts et capitaux ? La finance responsable sera-t-elle l’instrument clé de cette relance ? Et qu’est-ce, au juste, la finance responsable ? Thierry Philipponnat, cofondateur de Finance Watch, une ONG oeuvrant pour une finance au service de la société, nous en décrypte les multiples initiatives qui émergent.

Cet expert, qui travaille régulièrement avec la Commission Européenne, est aussi membre du Collège de l Autorité des Marchés Financiers2 en France, président de sa commission climat et finance durable ainsi que de sa commission consultative organisation et fonctionnement du marché. Il travaille de plus comme régulateur auprès de l’Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution3 où il est membre de la commission climat et finance durable, de la commission des sanctions et du comité scientifique.

Quel devrait être, selon vous, le rôle de la finance ?

La finance est un moyen qui permet de mettre le capital au service de la société, d’humains, d’entreprises et par conséquent de l’économie. Cette définition est simple, mais en la déroulant on peut aller très loin dans l’analyse. Elle nous permet de définir ce qu’est la finance durable: un moyen qui alloue le capital à une société durable et une économie durable. Tout l’enjeu est d’arriver à préciser ce que permettre d’allouer le capital à une société durable signifie, et comment cela se concrétise.

Optic – Finance responsable, une finance au service de la société ?

L’AMF porte le combat contre le « greenwashing » au niveau européen

#StopGreenwashing c’est l’AMF qui le dit #ESG #RSE

L’#AMF,  régulateur français propose de mettre en place des exigences minimales « pour les #fonds qui utilisent l’#ESG comme élément central de leur communication », sur le modèle de ce qu’il a commencé à mettre en oeuvre en France . Il souhaite également que des travaux soient lancés pour aboutir à des définitions communes au niveau #européen des principaux concepts de la gestion durable et développer davantage de labels pour la finance durable, en complément de l’#écolabel actuellement à l’étude. L’AMF se prononce en faveur d’un #labelESG incluant un système de #notation, avec l’objectif « d’établir un nouveau standard connu au niveau international » et de limiter la #fragmentation actuelle du marché entre les neuf labels nationaux existants.

L’AMF lance une offensive contre le « #greenwashing »

Toutes ces mesures nécessitent d’intensifier les efforts sur l’information extra-financière, souligne l’AMF, que ce soit du côté des entreprises comme des sociétés d’investissement. Elle demande à Bruxelles de s’assurer de la cohérence des différentes régulations en cours d’élaboration.

L’Autorité des marchés financiers (AMF) poursuit son offensive contre le « greenwashing », mais désormais au niveau européen. Le gendarme français des marchés financiers a fait la part belle à la  lutte contre l’écoblanchiment dans sa réponse à la consultation européenne sur la finance durable, réalisée en collaboration avec la direction générale du Trésor et l’ACPR (Autorité de contrôle prudentiel et de résolution). Alors que de nombreux gestionnaires d’actifs « concentrent leur offre commercialesur des produits mettant en avant des stratégies d’investissement durables », l’AMF estime nécessaire d’agir pour « préserver la confiance des investisseurs » et « limiter le risque de greenwashing».

La popularité de l’ESG se confirme en France

Les fonds d’investissement intégrant des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) dans leur processus de gestion sont dans le collimateur du régulateur. L’AMF souhaite notamment limiter la communication sur le thème de l’investissement durable pour les produits qui se démarquent peu d’une gestion traditionnelle : « pour limiter le risque d’informations trompeuses et d’écoblanchiment, si l’on ne fait pas grand-chose en matière d’ESG, il faut dire peu de choses »,estime-t-elle. Dans sa ligne de mire figurent notamment les fonds appliquant des exclusions sectorielles ou normatives (armes controversées, charbon ou tabac), l’intégration ESG « au sens large » et l’engagement actionnarial.

Davantage de labels européens

Le régulateur français propose de mettre en place des exigences minimales « pour les fonds qui utilisent l’ESG comme élément central de leur communication », sur le modèle de ce qu’il a commencé à mettre en oeuvre en France. Il souhaite également que des travaux soient lancés pour aboutir à des définitions communes au niveau européen des principaux concepts de la gestion durable et développer davantage de labels pour la finance durable, en complément de l’écolabel actuellement à l’étude. L’AMF se prononce en faveur d’un label « ESG » incluant un système de notation, avec l’objectif « d’établir un nouveau standard connu au niveau international »et de limiter la fragmentation actuelle du marché entre les neuf labels nationaux existants.

L’AMF lance une offensive contre le « greenwashing »

Toutes ces mesures nécessitent d’intensifier les efforts sur l’information extra-financière, souligne l’AMF, que ce soit du côté des entreprises comme des sociétés d’investissement. Elle demande à Bruxelles de s’assurer de la cohérence des différentes régulations en cours d’élaboration. Le régulateur souhaite par ailleurs voir son équivalent européen, l’Esma, basé à Paris, prendre part à l’élaboration des normes extra-financières – une tâche récemment confiée au groupe consultatif pour l’information financière en Europe(Efrag)- et superviser les fournisseurs de données ESG.

L’Europe avance dans la mise en place de normes extra-financières

https://www-lesechos-fr.cdn.ampproject.org/c/s/www.lesechos.fr/amp/1226821

De la taxonomie européenne à la convention citoyenne pour le climat, le verdissement est en marche

D’un côté, le Parlement européen adopte la taxonomie pour réellement verdir les investissements dans l’Union. De l’autre, les 150 citoyens de la convention pour le climat remettent au gouvernement des mesures ambitieuses et disruptives pour mettre la France sur la voie d’une baisse drastique de ses émissions. Deux preuves que le monde plus durable du “jour d’après” n’est pas qu’une utopie

L’épidémie de Covid-19 a lancé le grand débat sur le monde d’après, porté par l’idée que la crise sanitaire serait une césure entre le monde d’avant au modèle économique ravageur et celui d’après où le respect des humains et de l’environnement dominerait le monde. Difficile de croire à ce coup de baguette magique apporté par un virus malin. Pourtant à quelques jours de distance deux signaux montrent que le monde change vite et que les citoyens et leurs élus sont prêts à aller beaucoup plus rapidement vers la transition écologique que ne le croient ceux qui parlent en leur nom.

La taxonomie des activités vertes a été adoptée par Parlement européen le 18 juin. Bien plus qu’un référentiel technique, elle crée un langage commun à tous les pays membres dont les priorités écologistes restent très variables. C’est la pierre angulaire d’un dispositif qui doit permettre aux États, aux entreprises et aux investisseurs de définir leur part verte et de crédibiliser le déploiement du Green Deal. Elle fera partie intégrante de la régulation européenne dès 2021.

Des experts européens aux propositions citoyennes

Il y a trois ans, nous avions fait un rêve, nous les membres du groupe d’experts de haut niveau sur la finance durable : dessiner le modèle européen d’une autre finance qui réconcilierait les objectifs environnementaux et sociaux de l’Europe et ses pratiques financières. Nous étions une trentaine choisis la par la Commission Européenne pour rédiger un rapport dont le rayonnement a précédé le lancement du plan d’action de la Commission, en mars 2018. Il prévoyait l’adoption de cette taxonomie pour 2020. Ce calendrier nous semblait utopiste au vu du nombre d’obstacles qui se dressaient sur la route de ce projet. Et pourtant la magie de ce HLEG auquel je suis très fière d’avoir participé, nous a laissé croire qu’il pouvait naître d’un projet de régulation une aventure humaine collective et enthousiasmante.

Ceux qui combattent le projet de transformation vers un monde plus vert et plus durable sous-estiment sa capacité à redonner de l’espoir à un monde qui en manque tant.  Les conclusions de la Convention citoyenne pour le climat le montrent bien. 150 citoyens d’âges, de milieux et de conviction différents ont très sérieusement travaillé pour dessiner un monde plus respectueux du climat. Les commentaires s’étonnaient du sérieux de leur travail et de la puissance disruptive de leurs propositions.

Ces deux éléments montrent que lorsque les citoyens ont toutes les cartes en main, ils font d’autres arbitrages et qu’il ne sera pas possible d’atteindre nos objectifs climatiques sans une transformation radicale de nos modes de production et de vie. Ils ont jeté un pavé vert dans la mare. Les résultats du second tour des Municipales fin juin et les changements de gouvernement éventuels qui suivront diront jusqu’où ce coup de vent vert a porté.

Anne-Catherine Husson-Traore,  @AC_HT, Directrice générale de Novethic

https://www.novethic.fr/actualite/environnement/climat/isr-rse/edito-de-la-taxonomie-europeenne-a-la-convention-citoyenne-pour-le-climat-le-verdissement-est-en-marche-148699.html

Climat : bravo à la Convention citoyenne !


Nous sommes habitués à ce que les montagnes accouchent de souris. Moins à ce que des souris accouchent de montagnes. Au terme de neuf mois de travail, le rapport remis hier au gouvernement par les cent cinquante membres de la Convention citoyenne sur le climat est un monument dont beaucoup ont douté au départ1. Un monument d’intelligence collective de l’urgence climatique et des moyens pertinents à mettre en œuvre pour y répondre. Un monument d’inventivité pour revigorer l’exercice de la démocratie quand celle-ci semble paralysée alors que « la maison brûle ». Un monument, enfin, d’engagement, d’ouverture, de finesse dont ont fait preuve tous ceux qui se sont trouvés embarqués dans cette aventure : citoyens comme les autres élus par le sort, membres du comité de gouvernance, animateurs, experts techniques et juridiques, personnalités auditées…

Ensemble cohérent

Sur cet ensemble de très nombreuses propositions2 pour atteindre l’objectif intermédiaire d’une baisse de 40 % des émissions de gaz à effet de serre (par rapport à 1990) en 2030, ce serait une erreur de ne retenir que certaines d’entre elles, plus médiatisées que d’autres. Le renforcement des clauses environnementales dans la passation des marchés publics ou le verdissement des conditions d’éligibilité au crédit impôt recherche n’ont pas moins d’importance que la limitation à 110 km/h de la vitesse sur autoroute. Ces propositions – que le rapport argumente de manière très solide3 –  sont tout sauf un catalogue dans lequel il serait possible de faire son menu. Pour atteindre l’objectif climatique il n’y a pas de solutions simples, mais tout un ensemble d’actions à entreprendre et à articuler entre elles dans tous les domaines. C’est une première idée-force qui se dégage de ce travail.

Le renforcement des clauses environnementales dans la passation des marchés publics n’a pas moins d’importance que la limitation à 110 km/h de la vitesse sur autoroute

La mise en relation des enjeux est un autre point fort issu de ce processus qui s’est donné le temps. Les liens entre action climatique et justice sociale, bien sûr (c’était le cœur du mandat des citoyens), mais aussi entre climat et commerce international (derrière la proposition de renégocier le Ceta) et – c’est tout aussi fondamental – les relations entre climat et biodiversité (traduits par le très riche ensemble de propositions concrètes autour de l’agriculture, de l’alimentation et de l’artificialisation des sols).

Réglementer hardiment

Outre la mise en cohérence des politiques publiques et le contrôle effectif de celles-ci, il faut également souligner ce message fort de la Convention : la nécessité de réglementer, et hardiment. Les 150 ont fort bien compris que les mécanismes incitatifs ne suffisent pas et qu’il faut en rajouter sérieusement du côté normatif (en en compensant les effets sociaux). Ils ont eu le courage d’affronter ce sujet clivant, douloureux parfois, eu égard au « théâtre d’amitiés » qu’ils ont formé au fil de ces sept week-end intenses.

Et ils ont au final assumé des positions ambitieuses. Une seule proposition n’a pas franchi le vote final des citoyens : la baisse du temps de travail pour produire et consommer moins (mais tout de même 35 % de votes favorables). Toutes les autres sont passées, une marque du sérieux du travail des 150. L’obligation de rénovation des logements est sans doute la proposition la plus impressionnante de la part d’une assemblée tirée au sort et représentative de la diversité sociale, politique, culturelle de la population française, mais elle est loin d’être la seule.

Une seule proposition n’a pas franchi le vote final des citoyens : la baisse du temps de travail pour produire et consommer moins

De même, le rejet de la hausse à court terme de la taxe carbone et le dissensus sur sa réintroduction dans le prochain quinquennat ne trahit pas, en définitive, un manque d’ambition. Ni un a priori contre l’outil fiscal ou parafiscal. En témoigne entre autres la volonté de créer une écocontribution significative sur les billets d’avion et de faire disparaître l’avantage au gazole routier, moyennant aides au secteur. Plus encore après la crise du Covid qu’avant, les citoyens se montrent très prudents sur les taxes pour financer la transition écologique. Faut-il les en blâmer ? Ou le gouvernement ? L’expérience qu’ils en ont eue au début du quinquennat, alourdissement de la facture énergétique pour les pauvres, baisses d’impôts pour les riches, a été désastreuse. En tout cas, les 150 ont raison de vouloir élargir la palette des instruments de financement public à des mesures hétérodoxes, citons l’exclusion des investissements verts du calcul des déficits budgétaires et la création monétaire.

Un consensus aussi large qu’ambitieux

Enfin, une leçon capitale pour la suite. Cette « France en petit » qu’est la Convention citoyenne a su, moyennant un important travail de formation et de concertation, parvenir à un consensus aussi large qu’ambitieux. Il est le résultat d’un travail d’appropriation des sujets par des personnes peu informées au départ et d’une relation saine et confiante entre l’expert et le citoyen. Si l’expert s’est exprimé, c’est le citoyen qui a tranché. Les propositions ont été adoptées à 93 % des voix en moyenne, avec des taux d’abstention ou de vote nuls très faibles. Cette expérience tend à montrer que non seulement le politique peut courir le risque de se montrer audacieux, mais qu’il pourrait s’en trouver récompensé, depuis l’élu local jusqu’au sommet de l’Etat.

Que fera Emmanuel Macron des propositions d’une Convention citoyenne qu’il a suscitée et qui vont largement à l’encontre de la politique qu’il a menée jusqu’ici ?

Dans l’immédiat, une grande partie de la France attend de savoir ce que fera Emmanuel Macron des propositions d’une Convention citoyenne qu’il a suscitée – et qui vont largement à l’encontre de la politique qu’il a menée jusqu’ici. Plus que dans ses déclarations (aux envoyés de la Convention citoyenne reçus le 29 juin à l’Elysée ou dans le discours attendu en juillet sur la sortie de crise), plus que dans sa décision d’organiser ou non un référendum demandé par la Convention sur le crime d’écocide, la réponse de l’exécutif se lira dans ses orientations sur les prochaines décisions pratiques, dont les plans de relance de l’économie et le projet de loi de finance pour 2021. La montagne accouchera-t-elle (encore) d’une souris ?

1/ Se déplacer

Principales propositions de la convention citoyenne pour le climat

2/ Consommer

Principales propositions de la convention citoyenne pour le climat

3/ Se loger

Principales propositions de la convention citoyenne pour le climat

5/ Se nourrir

Principales propositions de la convention citoyenne pour le climat

6/ Constitution

Principales propositions de la convention citoyenne pour le climat

  • 1. Dont l’auteur de cet article.
  • 2. Une cinquantaine, se déclinant, outre de nombreuses recommandations, en près de 80 mesures ayant une traduction concrète sur le plan législatif ou réglementaire.
  • 3. Ce qui en fait une mine d’informations !

https://www.alternatives-economiques.fr/climat-bravo-a-convention-citoyenne/00093109

#Covid19 LE MONDE DU TRAVAIL ET LES ENTREPRISES DANS LA TOURMENTE

#VULNÉRABILITÉ ET #PRÉCARITÉ DANS LES CHAÎNES DE VALEUR MONDIALES

Les mesures de confinement ont eu, en l’espace de quelques semaines, un impact direct sur l’activité économique. En Chine, les investissements, exportations et importations ont chuté de 24,5%, 15,9% et 2,4% respectivement. Aux États-Unis, plus de 3 millions de personnes se sont déclarées au chômage entre le 19 et le 25 mars 2020, et ces chiffres ont continué d’exploser, avec près de 7 millions de personnes pointant au chômage entre le 26 mars et le 1er avril. En Europe, des millions de personnes sont au chômage partiel, et des centaines de milliers se sont déclarées sans emploi. En Afrique, une fuite massive des capitaux est en cours, et l’effondrement des cours des matières premières fragilise non seulement les budgets publics, mais aussi des millions de paysans et petites entreprises dont les sources de revenus sont menacées. En Asie, la rupture des chaînes d’approvisionnement et les mesures de confinement ont mis à l’arrêt des dizaines de milliers d’usines, jetant des millions de familles dans la précarité.

Le 18 mars 2020, l’Organisation internationale du travail a estimé entre 5 et 25 millions le nombre de personnes qui pourraient perdre leur emploi ; entre 9 et 35 millions le nombre de personnes qui devraient rejoindre la catégorie de travailleurs pauvres. Face à des dynamiques de marché imprévisibles, ces estimations ont évolué à une vitesse fulgurante. Le 7 avril 2020, l’Organisation international du travail a évoqué « une crise d’une ampleur et d’une gravité inédite », avec plus d’un milliard de travailleur.euse.s risquant de perdre leur emploi et/ou de subir des pertes sèches de salaire dans les prochaines semaines…

https://ccfd-terresolidaire.org/IMG/pdf/covid19_devoirdevigilance.pdf

LE DEVOIR DE VIGILANCE COMME BOUSSOLE

Plus que jamais, la nécessité du respect du devoir de vigilance des entreprises et des acteurs publics prend toute sa pertinence dans cette crise sans précédent :

z La loi sur le devoir de vigilance doit servir de boussole pour les politiques publiques et les pratiques industrielles et commerciales des entreprises.

z Le respect des droits humains et la protection de l’environnement doivent primer sur les droits accordés aux investisseurs.

z Les projets de relance des prochains mois ne doivent pas sacrifier les droits humains et l’environnement sur l’autel de la croissance.

z Cette relance doit mettre en œuvre une refonte de notre système économique sur des bases démocratiques. La crise du COVID-19 témoigne de la nécessité d’inventer de nouvelles politiques publiques, industrielles et commerciales, afin de créer des sociétés plus résilientes aux chocs sanitaires, économiques, politiques, climatiques à venir (souveraineté alimentaire, transition énergétique, protection sociale et services publics).

z Nombre d’entreprises ont endossé leur responsabilité pour répondre à l’urgence sanitaire en Europe, aux USA. Cette reconnaissance d’une responsabilité politique des entreprises vis-à-vis du bien commun, au-delà des dynamiques marchandes, doit s’étendre dans un cadre de solidarité internationale, pour répondre à cette crise sanitaire, mais aussi à la montée des inégalités, à la destruction des services publics, au dérèglement climatique, à la perte de biodiversité.

GRAND ENTRETIEN. Valérie Masson-Delmotte, climatologue, dessine l’après-coronavirus : “Il va falloir du courage politique pour éviter les vieilles ficelles”

Covid 19

Avant Pendant Après

Cela fait partie des points d’intersection qui interrogent sur notre #modededéveloppement, qui pousse à exercer une #pression croissante de destruction d’#écosystèmes, pas uniquement chez nous mais aussi à distance, via les importations.

#ValérieMassonDelmotte

à #Franceinfo

Par ailleurs, le rapport rendu sur l’#océan et les glaces dans un climat qui change mentionnait certains aspects liés à la santé, par rapport aux zones côtières, notamment la sécurité de l’approvisionnement en eau. Enfin, le rapport spécial rendu en 2019 sur le #changementclimatique et l’utilisation des #terres soulignait que la pression que nous exerçons sur la #destruction des #écosystèmes était à l’origine d’épisodes de #zoonoses – des maladies présentes dans des animaux – de plus en plus fréquemment transférées aux sociétés humaines.

… Cela a d’ailleurs conduit une partie de la communauté scientifique, à l’interface #santéenvironnement, à explorer de nouvelles approches. Par exemple, la notion de #santéplanétaire, sur le fait que la #santéhumaine va aussi dépendre de la santé des écosystèmes et de l’état du climat, ou bien l’angle  #onehealth , qui fait le lien entre la santé humaine et la santé animale, y compris des animaux d’élevage, et la santé des écosystèmes.

Valérie Masson-Delmotte

#Biodiversité

https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/grand-entretien-valerie-masson-delmotte-climatologue-dessine-l-apres-coronavirus-il-va-falloir-du-courage-politique-pour-eviter-les-vieilles-ficelles_3917315.html

 

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La RSE, démarche de dialogue et levier de transformation : contribution de la Plateforme RSE | France Stratégie

Actrice des territoires et lieu de dialogue, l’entreprise se doit de contribuer, à son échelle, et notamment au travers de sa responsabilité sociétale, aux valeurs sur lesquelles se construisent nos sociétés et aux objectifs d’un développement plus responsable et durable.

Eu égard à ses missions, à ses travaux, et à son mode fonctionnement fondé sur le dialogue et la concertation multi-acteurs, la Plateforme RSE a souhaité, dans le contexte social actuel, rappeler le rôle de l’entreprise et de la RSE dans le projet social et partager quelques éléments de réflexion nés des travaux menés depuis 2013.

TÉLÉCHARGER LA CONTRIBUTION DE LA PLATEFORME RSE – LA RSE : DÉMARCHE DE DIALOGUE ET LEVIER DE TRANSFORMATION

 

L’entreprise participe à l’accomplissement du projet social et se positionne de ce fait au cœur des discussions actuelles sur ce projet, le besoin de participation citoyenne et de débat démocratique. L’entreprise doit être une actrice de la cohésion sociale, dont l’action s’étend, au-delà de ses salariés, à d’autres parties prenantes, dans la mesure où elle participe à l’organisation du travailler ensemble et du vivre ensemble. Actrice des territoires, l’entreprise a un rôle à jouer dans les grands enjeux auxquels notre société est confrontée, enjeux liés notamment aux mutations profondes du travail (sécurisation des parcours, lutte contre l’obsolescence des compétences, lien social, lutte contre les inégalités sociales et les discriminations, etc.), mais aussi aux mutations environnementales, culturelles et économiques.

Ce rôle est d’autant plus essentiel que, dans un monde globalisé et en quête de régulations, l’entreprise doit être une actrice majeure du changement. Le défi qu’elle doit relever, avec toutes les parties prenantes, est de mettre les humains et la planète au cœur de ses préoccupations et de ses mécanismes de prise de décision. Les pouvoirs publics et les organisations internationales ont à cet égard la responsabilité de créer les normes juridiques et le cadre institutionnel garantissant l’intérêt général.

En œuvrant pour un dialogue multipartite, la RSE permet de prendre en compte l’intérêt général, les préoccupations sociétales et le développement durable, et d’apporter une vision globale et transversale d’enjeux de société par nature complexes. Elle questionne d’une part la capacité des modèles de gouvernance à faire une plus large place à la co-construction et à s’ouvrir à ses parties prenantes. Elle encourage d’autre part la création de partenariats et le développement d’initiatives de coopérations entre les différents acteurs publics, associatifs, et les entreprises, en particulier les TPE / PME qui sont au cœur des territoires.

La RSE contribue à la transition écologique et à la transformation sociale en invitant au développement de nouveaux modèles et de nouvelles pratiques, à la fois plus respectueux de l’environnement et plus inclusifs. La mobilisation des entreprises et la prise en compte des enjeux environnementaux et sociaux dans leur stratégie RSE est un élément capital pour le succès des objectifs de développement durable (ODD) adoptés par les Nations unies, par exemple la transition vers une économie décarbonée. La transition écologique ne peut se penser qu’en mobilisant les composantes sociales et sociétales. Actrice clé du territoire, l’entreprise est un lieu d’intégration et de cohésion sociale. La RSE est un moteur de cette cohésion sociale et territoriale, en matière d’insertion des publics fragiles et éloignés de l’emploi, de promotion de la diversité et de l’égalité des chances.

Les débats actuels renforcent la conviction que l’approche transversale, multi parties-prenantes, basée sur la confiance, la transparence et le consensus est plus que jamais nécessaire. C’est dans cette logique que la Plateforme RSE s’attelle, depuis sa création en 2013, à faire vivre le débat public en faisant se rencontrer et débattre des organisations différentes représentant la diversité de la société, et en s’appuyant de manière opérationnelle sur les principes de consensus.

Les travaux de la Plateforme RSE sont le reflet des enjeux de la société en matière environnementale, sociale et économique, et de sa capacité à identifier et se saisir des alertes. Les thématiques abordées lors de ses travaux sont, d’une part, des thématiques RSE transverses liées à la pratique de la RSE et, d’autre part, des thématiques plus spécifiques en lien avec les enjeux environnementaux, sociaux et sociétaux tels que le handicap, l’économie circulaire ou la prévention des conduites addictives. La Plateforme RSE entend continuer d’écouter, d’identifier et de traduire les enjeux émergents et les attentes de la société afin de donner une orientation toujours plus utile et opérationnelle à ses travaux, et d’apporter un éclairage et des réponses à ces enjeux à travers le prisme de la RSE.

Taties Flingueuses : épisode 2 : les plastiques ne sont pas si fantastiques est en ligne (après l’Episode 0 le développement durable et l’ épisode 1 le numérique n’est pas que virtuel

Après l’épisode o sur le #développementdurable et l’épisode 1 sur le #numérique n’est pas virtuel 

L’épisode 2 des Taties @flingueuses.

Les Taties @flingueuses débattent de la pollution des #plastiques, vous alertent sur leur utilisation et vous donnent quelques solutions  pour remédier à cette surconsommation de plastiques

Épisode  2 sur les #plastiques https://soundcloud.com/user-410022809/les-plastiques-sont-pas-si-fantastiques

Épisode 1 le numérique est tout sauf virtuel

Épisode 0 sur le développement durable

https://m.soundcloud.com/user-410022809/ep-0-quest-ce-que-le-developpement-durable

Vous pouvez aussi les partager. 

N’hésitez pas à nous donner votre avis

@flingueuses