Entreprises engagées pour les ODD : quelles pratiques se démarquent?

C’est un grand pas en avant. Dans sa nouvelle étude sur l’état des lieux de la prise en compte des ODD par les entreprises françaises (1), le cabinet B&L �évolution met en avant “une mobilisation des entreprises, de toutes tailles, de tous les secteurs d’activité et même des entreprises publiques” sur les Objectifs de développement durable (ODD) adoptés en 2015 par l’Assemblée générale des Nations Unies dans le cadre de l’Agenda 2030.

“Mis à part le secteur des transports, tous les autres secteurs ont des entreprises du SBF 120 engagées, voire très engagées, comme LVMH, Carrefour, Schneider Electric, BPCE, Solvay, Veolia, Gecina, le CNES, La Poste ou l’AFD…”, pointe l’étude. Au total, 44 entreprises sont concrètement mobilisées sur les ODD, un taux qui a plus que doublé par rapport à l’année dernière. Quant aux PME, plus de la moitié de celles interrogées ont fait des ODD un sujet phare de leur politique RSE (responsabilité sociétale des entreprises) ou de leur stratégie d’entreprise.

 

Entreprises engagées pour les ODD : quelles pratiques se démarquent?


http://www.novethic.fr/lapres-petrole/transition-energetique/isr-rse/pres-d-un-tiers-des-entreprises-se-mobilisent-sur-les-objectifs-de-developpement-durable-144842.html#.Wcp-xIp467o.twitter via @Novethic

Le Global Compact des Nations Unies et la GRI s’associent pour dessiner le futur du reporting en matière d’ODD

 

Près de deux ans après l’adoption de l’Agenda 2030 par 193 pays aux Nations Unies, de nombreuses entreprises commencent à intégrer les Objectifs de Développement Durable (ODD) à leurs reporting. Néanmoins, les bonnes pratiques en la matière doivent encore être établies. Le Global Compact des Nations Unies et la GRI lancent une plateforme novatrice, « Reporting on the SDGs » (Reporting en matière d’ODD) pour répondre à ce défi.
Dans ce cadre, le Global Compact France et la GRI ont organisé le 20 avril 2017, le premier webinaire en français pour présenter cette plateforme, ses ambitions et ses groupes de travail. Près de 100 personnes y ont assisté et ont pu adresser leurs questions. Issue d’un partenariat sur deux ans (2017-2018), la plateforme « Reporting on the SDGs » ambitionne de co-concevoir des outils en faveur de la transparence et du reporting ODD.
Le Global Compact France lance un appel à contribution des entreprises françaises sur leurs bonnes pratiques en matière de reporting ODD afin d’alimenter le guide issu des travaux de cette plateforme (plus d’informations en fin d’article).
Launching the Reporting on the SDGs Action Platform

Les ODD, un cadre d’action et un langage commun…
En cette année 2017, plusieurs entreprises grandes ou petites ont déjà revu leur stratégie RSE à l’aune des ODD, avec une modification de leur reporting et la redéfinition de leurs priorités. Les ODD sont aussi l’occasion pour les entreprises de mesurer leur empreinte sur les sociétés et de nouer des partenariats pour un avenir plus durable. Le secteur privé français semble en avoir pris la pleine mesure comme l’atteste l’affluence lors de notre Assemblée générale 2016 et de la soirée de lancement de la plateforme Global Impact+ mais aussi nos différentes activités tout au long de l’année. Ces ODD définissent un cadre d’action et un langage commun qui aideront les entreprises à communiquer de manière plus cohérente et efficace avec leurs parties prenantes quant à leur impact et leur performance.

https://e–rse-net.cdn.ampproject.org/c/e-rse.net/global-compact-gri-futur-reporting-global-compact-france-25526/amp/

L’Insee met à disposition 110 indicateurs pour suivre la mise en œuvre des ODD au niveau national

 

L’Insee publie sur son site une première liste de 110 indicateurs pour suivre au niveau national la mise en œuvre des ODD (objectifs de développement durable), le 24 mars 2017. Les 17 ODD adoptés par l’ONU pour la période 2015-2030 sont déclinés selon 169 cibles. Leur suivi au niveau mondial s’appuie sur une liste de 244 indicateurs internationaux, adoptés début mars par la commission statistique de l’ONU. L’Insee, qui coordonne les travaux statistiques sur les indicateurs de la France, a effectué un “recensement auprès des producteurs de statistiques publiques pour disposer d’un premier aperçu sur la faisabilité et la disponibilité des indicateurs statistiques en France” et a ainsi collecté une première liste. Une concertation est prévue, sous l’égide du Cnis, pour sélectionner les indicateurs pertinents pour le suivi national et proposer le cas échéant des indicateurs additionnels.
Défi statistique

La commission statistique de l’ONU a mis en place deux groupes de travail pour relever l’énorme défi statistique que représentent les ODD :

le groupe d’experts inter-agences (IAEG-SDGs) – composé de 28 membres, représentants des offices nationaux de statistiques, dont l’Insee pour la France – qui est chargé de définir la liste des indicateurs et leur suivi et d’examiner les questions de méthodes statistiques ;
le groupe de haut-niveau (high-level group for partnership, coordination and capacity-building for post-2015 monitoring) qui a pour mission d’établir un partenariat mondial pour la collecte de données sur le développement durable (mettre en place des infrastructures de données communes aux pays, examiner comment renforcer les capacités statistiques et réfléchir aux questions de financement).
En France, le ministère de l’Environnement, le ministère des Affaires étrangères et du Développement international coordonnent et accompagnent la mise en place des ODD. En complément de ce pilotage politique, l’Insee coordonne les travaux statistiques sur les indicateurs pour un suivi mondial, régional et national. Au niveau national, conjointement à la démarche du CGDD de publication d’un rapport sur les ODD dès 2016, l’Insee a effectué un recensement afin d’avoir une “première liste d’indicateurs statistiques en France, dans une version exacte ou approchée des indicateurs attendus au niveau international”.

À l’échelle internationale, la liste des 244 indicateurs des ODD n’est pas figée. “Elle sera révisée en 2020 et 2025 pour tenir compte des développements méthodologiques et des capacités de production. Des indicateurs pourront être rajoutés en 2020 pour mieux couvrir les cibles. Enfin, des corrections mineures pourront être apportées chaque année, si nécessaire”, précise l’Insee à AEF (lire l’interview de Claire Plateau de l’institut de statistiques sur le processus).

adoption du cadre à l’AG de 2017

Le cadre global d’indicateurs est décrit dans un projet de résolution adopté par la commission statistique de l’ONU. Ce projet va être soumis à l’Ecosoc (Conseil économique et social de l’ONU) puis à l’assemblée générale de l’ONU de septembre 2017 pour une adoption officielle. “Un accord de tous les pays a été difficile à obtenir pour cette résolution sur les indicateurs. Le cadre adopté garantit une certaine flexibilité mais dans un processus clairement établi. Les statisticiens ont travaillé main dans la main avec les représentations permanentes à l’ONU ce qui laisse espérer que le texte ne soit pas modifié par l’Ecosoc et soit transmis en l’état à l’AG de l’ONU”, avance l’Insee.

Le secrétaire général de l’ONU et la division statistique de l’ONU vont rédiger ensemble un rapport annuel de suivi et d’examen des ODD au niveau mondial en se basant sur des données agrégées réalisées à partir de données fournies par les pays. Ce rapport sera soumis au Forum politique de haut niveau sur le développement durable qui se réunit chaque été sous l’égide de l’Ecosoc et une fois tous les quatre ans (en 2019 la première fois) sous l’égide de l’assemblée générale de l’ONU, en présence des chefs d’État.

utiliser les indicateurs en les adaptant au contexte national

Les pays sont invités à faire des rapports nationaux sur la mise en œuvre des ODD par leurs politiques publiques qui s’appuient sur des indicateurs de suivi. “Ils peuvent utiliser les indicateurs en les adaptant au contexte national et aux priorités de leurs politiques. Par exemple, les indicateurs sur la faim qui concernent principalement les pays en développement peuvent être remplacés par des indicateurs sur l’obésité dans les pays développés. D’autres indicateurs peuvent être rajoutés pour suivre des politiques spécifiques mises en œuvre dans le pays ou pour refléter les préoccupations de la société”, explique l’Insee. “Des indicateurs qui n’ont pas encore de standards internationaux peuvent être produits au niveau national. Cela pourra servir de laboratoire pour l’élaboration de ces normes. Les pays peuvent définir aussi des indicateurs principaux, hiérarchiser leur liste.”

https://www.insee.fr/fr/statistiques/2654937?sommaire=2654964

ODD objectifs de Développement Durable

John  Ruggie appelle les entreprises à ne pas substituer leurs actions à leurs devoirs sur les droits de l’homme

Les actions de développement ne doivent pas se substituer aux mesures à prendre pour remédier aux impacts négatifs de leurs opérations et de leurs relations commerciales sur les droits de l’homme”, écrit John Ruggie, président de Shift, un think tank dédié aux entreprises et aux droits de l’homme, et ancien représentant spécial du secrétaire général des Nations unies pour les droits de l’homme et les entreprises, dans une lettre datée du 16 février 2016. Elle est adressée à la Global commission on business and sustainable development, nouvelle commission lancée lors du Forum économique de Davos le 21 janvier 2016 (lire

http://www.businesscommission.org

http://shiftproject.org/sites/default/files/RuggieLetterSDGCommissionFeb2016.pdf