Une législation environnementale plus rigoureuse ne nuit pas à la compétitivité à l’exportation,constate l’OCDE dans une étude

Les pays qui mettent en œuvre des mesures environnementales rigoureuses ne voient pas leur compétitivité à l’exportation se dégrader par rapport à ceux qui appliquent des politiques plus timides – c’est ce qui ressort d’un nouveau rapport dans lequel l’OCDE examine les échanges de produits manufacturés entre les économies avancées et émergentes.
Il en ressort que les économies émergentes dotées d’un puissant secteur manufacturier, comme la Chine, pourraient durcir leur législation environnementale sans entamer leur part de marché globale à l’exportation. Que ce soit dans les BRIICS ou en Europe et en Amérique du Nord, les industries polluantes et énergivores comme la chimie, les matières plastiques et la sidérurgie seraient légèrement pénalisées en cas de tour de vis réglementaire, mais la croissance des exportations des secteurs moins polluants compenserait ce désavantage.
Le rapport Les politiques environnementales ont-elles une incidence sur les chaînes de valeur mondiales ? remet en question l’idée reçue selon laquelle les réglementations visant à faire reculer la pollution et la consommation d’énergie seraient préjudiciables aux entreprises en leur imposant de nouveaux coûts. L’hypothèse du « havre de pollution » veut que les entreprises manufacturières réagissent souvent au durcissement de la législation environnementale par la délocalisation d’une partie de leurs activités de production dans des pays moins exigeants.
Or, « les politiques environnementales ne sont tout simplement pas le déterminant principal des courants d’échanges internationaux », comme l’a expliqué Catherine L. Mann, la Chef économiste de l’OCDE, lors de la présentation de l’étude à la London School of Economics. « Nous n’avons pas trouvé d’éléments tangibles corroborant l’idée qu’un écart important entre les politiques environnementales de deux pays a des répercussions significatives sur leurs échanges globaux de biens manufacturés. Les gouvernements doivent cesser de considérer comme acquis que des réglementations strictes entameront leur part de marché à l’exportation et se concentrer au contraire sur les avantages qu’ils peuvent tirer de l’innovation ».

La politique de l’environnement n’a qu’un faible impact sur la croissance des échanges
http://www.oecd.org/fr/economie/une-legislation-environnementale-plus-rigoureuse-ne-nuit-pas-a-la-competitivite-a-l-exportation.htm

http://www.oecd.org/economy/greeneco/do-stricter-environmental-policies-hurt-export-competitiveness.htm

Pertinence et limites des référentiels visant à influencer le comportement des entreprises

La mise en œuvre des principes de responsabilité procure-t-elle un avantage compétitif ?
Edouard Simon, ConfrontationsEurope
Ghislaine Hierso, Sages et Responsables, Associée de B&L Evolution, membre de la Plateforme RSE et membre du CA de Confrontations Europe

Depuis plusieurs années se sont multipliés aux niveaux international, européen et nationaux se multiplient les référentiels ayant pour objectif de faire adopter aux entreprises des comportements plus responsables en termes environnementaux, sociaux, de respect et protection des droits humains, etc.
Les différents niveaux de gouvernance s’entrelacent et se complètent souvent. Il en va ainsi, par exemple, des objectifs d’information extra-financière vantés par les différents Sommets de la Terre et faisant l’objet d’initiatives au niveau international (par exemple, la Global Reporting Initiative), d’une directive au niveau UE et de différentes lois au niveau français depuis 2001. Il en est de même pour les travaux qui ont été fait à ces différents échelons sur la production de nouveaux indicateurs économiques alternatifs au PIB (les better life index de l’OCDE, les travaux du collectif Forum pour d’autres indicateurs de richesse (FAIR), ceux du Comité pour la mesure des performances économiques et du progrès social (Commission Stiglitz), les indicateurs prévus par la loi française sur la prise en compte de nouveaux indicateurs de richesse (Loi Eva Sas), etc.).
Ces normes peuvent être adressées aux Etats (en tant que parties à un accord international et, donc, responsables de sa mise en œuvre) ou aux entreprises directement.
Ces référentiels traduisent généralement la volonté de ne pas recourir au droit (ou l’impossibilité d’y recourir pour les organisations édictant ces référentiels) et font appel à des mécanismes dont le degré de normativité varie : définition de standards (lignes directrices, normalisation), mécanismes optionnels (certification), valorisation de comportement (incitations, recours aux marchés publics), etc. La question de l’articulation de telles démarches volontaires (encouragées ou non) avec des démarches plus contraignantes (par exemple, la récente loi française sur la responsabilité des sociétés mères) mérite cependant d’être posée.

Des référentiels adaptés aux entreprises et aux Etats !

 

 

Le Global Compact des Nations Unies et la GRI s’associent pour dessiner le futur du reporting en matière d’ODD

 

Près de deux ans après l’adoption de l’Agenda 2030 par 193 pays aux Nations Unies, de nombreuses entreprises commencent à intégrer les Objectifs de Développement Durable (ODD) à leurs reporting. Néanmoins, les bonnes pratiques en la matière doivent encore être établies. Le Global Compact des Nations Unies et la GRI lancent une plateforme novatrice, « Reporting on the SDGs » (Reporting en matière d’ODD) pour répondre à ce défi.
Dans ce cadre, le Global Compact France et la GRI ont organisé le 20 avril 2017, le premier webinaire en français pour présenter cette plateforme, ses ambitions et ses groupes de travail. Près de 100 personnes y ont assisté et ont pu adresser leurs questions. Issue d’un partenariat sur deux ans (2017-2018), la plateforme « Reporting on the SDGs » ambitionne de co-concevoir des outils en faveur de la transparence et du reporting ODD.
Le Global Compact France lance un appel à contribution des entreprises françaises sur leurs bonnes pratiques en matière de reporting ODD afin d’alimenter le guide issu des travaux de cette plateforme (plus d’informations en fin d’article).
Launching the Reporting on the SDGs Action Platform

Les ODD, un cadre d’action et un langage commun…
En cette année 2017, plusieurs entreprises grandes ou petites ont déjà revu leur stratégie RSE à l’aune des ODD, avec une modification de leur reporting et la redéfinition de leurs priorités. Les ODD sont aussi l’occasion pour les entreprises de mesurer leur empreinte sur les sociétés et de nouer des partenariats pour un avenir plus durable. Le secteur privé français semble en avoir pris la pleine mesure comme l’atteste l’affluence lors de notre Assemblée générale 2016 et de la soirée de lancement de la plateforme Global Impact+ mais aussi nos différentes activités tout au long de l’année. Ces ODD définissent un cadre d’action et un langage commun qui aideront les entreprises à communiquer de manière plus cohérente et efficace avec leurs parties prenantes quant à leur impact et leur performance.

https://e–rse-net.cdn.ampproject.org/c/e-rse.net/global-compact-gri-futur-reporting-global-compact-france-25526/amp/

Les inégalités sociales 1 frein à la croissance et augmentent le risque de crises financières.

 

Une étude d’un groupe d’experts du FMI fait couler beacoup d’encre. L’institution, qui défend une ligne libérale, relève que les inégalités sociales sont un frein à la croissance et augmentent le risque de crises financières.
C’est un réquisitoire inhabituel pour le FMI. Ce lundi, des experts de l’institution ont publié une étude dans laquelle ils fustigent les inégalités économiques, accusées de freiner la croissance économique et d’alimenter les crises financières. S’aventurant sur un terrain qui lui est peu familier, le Fonds monétaire internationalrelève que le fossé entre les riches et les pauvres est à “son plus haut niveau depuis des décennies”, spécialement dans les pays riches. Le constat n’est pas très neuf mais les causes identifiées par le FMI peuvent surprendre, venant d’une institution gardienne de l’orthodoxie financière et de la libéralisation de l’économie.
http://lexpansion.lexpress.fr/actualite-economique/plus-les-riches-sont-riches-moins-la-croissance-est-forte-c-est-le-fmi-qui-le-dit_1690009.html

L’Insee met à disposition 110 indicateurs pour suivre la mise en œuvre des ODD au niveau national

 

L’Insee publie sur son site une première liste de 110 indicateurs pour suivre au niveau national la mise en œuvre des ODD (objectifs de développement durable), le 24 mars 2017. Les 17 ODD adoptés par l’ONU pour la période 2015-2030 sont déclinés selon 169 cibles. Leur suivi au niveau mondial s’appuie sur une liste de 244 indicateurs internationaux, adoptés début mars par la commission statistique de l’ONU. L’Insee, qui coordonne les travaux statistiques sur les indicateurs de la France, a effectué un “recensement auprès des producteurs de statistiques publiques pour disposer d’un premier aperçu sur la faisabilité et la disponibilité des indicateurs statistiques en France” et a ainsi collecté une première liste. Une concertation est prévue, sous l’égide du Cnis, pour sélectionner les indicateurs pertinents pour le suivi national et proposer le cas échéant des indicateurs additionnels.
Défi statistique

La commission statistique de l’ONU a mis en place deux groupes de travail pour relever l’énorme défi statistique que représentent les ODD :

le groupe d’experts inter-agences (IAEG-SDGs) – composé de 28 membres, représentants des offices nationaux de statistiques, dont l’Insee pour la France – qui est chargé de définir la liste des indicateurs et leur suivi et d’examiner les questions de méthodes statistiques ;
le groupe de haut-niveau (high-level group for partnership, coordination and capacity-building for post-2015 monitoring) qui a pour mission d’établir un partenariat mondial pour la collecte de données sur le développement durable (mettre en place des infrastructures de données communes aux pays, examiner comment renforcer les capacités statistiques et réfléchir aux questions de financement).
En France, le ministère de l’Environnement, le ministère des Affaires étrangères et du Développement international coordonnent et accompagnent la mise en place des ODD. En complément de ce pilotage politique, l’Insee coordonne les travaux statistiques sur les indicateurs pour un suivi mondial, régional et national. Au niveau national, conjointement à la démarche du CGDD de publication d’un rapport sur les ODD dès 2016, l’Insee a effectué un recensement afin d’avoir une “première liste d’indicateurs statistiques en France, dans une version exacte ou approchée des indicateurs attendus au niveau international”.

À l’échelle internationale, la liste des 244 indicateurs des ODD n’est pas figée. “Elle sera révisée en 2020 et 2025 pour tenir compte des développements méthodologiques et des capacités de production. Des indicateurs pourront être rajoutés en 2020 pour mieux couvrir les cibles. Enfin, des corrections mineures pourront être apportées chaque année, si nécessaire”, précise l’Insee à AEF (lire l’interview de Claire Plateau de l’institut de statistiques sur le processus).

adoption du cadre à l’AG de 2017

Le cadre global d’indicateurs est décrit dans un projet de résolution adopté par la commission statistique de l’ONU. Ce projet va être soumis à l’Ecosoc (Conseil économique et social de l’ONU) puis à l’assemblée générale de l’ONU de septembre 2017 pour une adoption officielle. “Un accord de tous les pays a été difficile à obtenir pour cette résolution sur les indicateurs. Le cadre adopté garantit une certaine flexibilité mais dans un processus clairement établi. Les statisticiens ont travaillé main dans la main avec les représentations permanentes à l’ONU ce qui laisse espérer que le texte ne soit pas modifié par l’Ecosoc et soit transmis en l’état à l’AG de l’ONU”, avance l’Insee.

Le secrétaire général de l’ONU et la division statistique de l’ONU vont rédiger ensemble un rapport annuel de suivi et d’examen des ODD au niveau mondial en se basant sur des données agrégées réalisées à partir de données fournies par les pays. Ce rapport sera soumis au Forum politique de haut niveau sur le développement durable qui se réunit chaque été sous l’égide de l’Ecosoc et une fois tous les quatre ans (en 2019 la première fois) sous l’égide de l’assemblée générale de l’ONU, en présence des chefs d’État.

utiliser les indicateurs en les adaptant au contexte national

Les pays sont invités à faire des rapports nationaux sur la mise en œuvre des ODD par leurs politiques publiques qui s’appuient sur des indicateurs de suivi. “Ils peuvent utiliser les indicateurs en les adaptant au contexte national et aux priorités de leurs politiques. Par exemple, les indicateurs sur la faim qui concernent principalement les pays en développement peuvent être remplacés par des indicateurs sur l’obésité dans les pays développés. D’autres indicateurs peuvent être rajoutés pour suivre des politiques spécifiques mises en œuvre dans le pays ou pour refléter les préoccupations de la société”, explique l’Insee. “Des indicateurs qui n’ont pas encore de standards internationaux peuvent être produits au niveau national. Cela pourra servir de laboratoire pour l’élaboration de ces normes. Les pays peuvent définir aussi des indicateurs principaux, hiérarchiser leur liste.”

https://www.insee.fr/fr/statistiques/2654937?sommaire=2654964

Les eaux usées, formidable ressource inexploitée

 

Les eaux usées permettraient de pallier l’écart croissant entre offre et demande hydriques, estime l’ONU.

Leur exploitation pourrait en outre compenser les coûts liés à leur traitement.
Elles sont omniprésentes là où toute activité humaine requiert de l’eau : en aval de l’industrie, de l’agriculture et des usages domestiques. Et la croissance démographique mondiale, doublée de l’amélioration espérée des services d’assainissement, aura comme effet inévitable d’en multiplier la production. Pourtant, les eaux usées sont non seulement encore à 95% directement rejetées dans l’environnement, mais aussi largement sous-exploitées : parmi les 165 milliards de mètres cubes collectés et traités par an dans le monde, seuls 2% sont aujourd’hui réutilisés. Un paradoxe auquel les Nations unies ont donc décidé de consacrer leur Rapport mondial annuel 2017 sur la mise en valeur des ressources en eau.
L’organisation internationale voit en effet dans les eaux usées une “ressource”, dont une exploitation optimisée permettrait de pallier l’écart entre offre et demande hydriques. Déjà sensible dans les régions – habitées par 5 millions de personnes – où la consommation d’eau est deux fois plus élevée que les ressources renouvelables locales, ce décalage est en effet destiné à s’accroître au niveau planétaire sous l’effet de l’urbanisation, puisque l’augmentation de la demande mondiale pourrait atteindre 50% en 2030, souligne l’ONU.

Biocarburants et phosphore
D’autres matières “précieuses” peuvent d’ailleurs être offertes par de cette source. A partir de 43.000 tonnes de boues d’épuration, la ville d’Osaka produit par exemple chaque année 6.500 tonnes de carburant biosolide, rappelle l’ONU. L’exploitation des eaux usées permettrait également de satisfaire 22% de la demande mondiale de phosphore, dont on prévoit la raréfaction voire l’épuisement dans les années à venir, mais dont est très riche l’urine humaine. Sans compter la valorisation des calories des eaux usées, déjà pratiquée au niveau mondialmais non incluse dans le spectre de l’étude des Nations unies.
Utilisés pour alimenter les usines de traitement elles-mêmes ou vendus sur le marché, ces produits directs et indirects des eaux usées pourraient ainsi compenser au moins en partie les coûts liés à la poursuite de l’Objectif de développement durable n° 6 consacré à l’eau, qui mentionne notamment la réduction de moitié de la proportion d’eaux usées non traitées.

Des réseaux décentralisés
Un tel changement d’approche est rendu possible par l’évolution technologique, qui multiplie les solutions face aux contraintes spécifiques de chaque région et de chaque secteur. Les pays à faible revenu – ils traitent en moyenne 8% des eaux usées, contre 70% dans ceux à haut revenu – peuvent désormais compter sur des alternatives efficaces à la mise en place coûteuse de systèmes de collecte centralisés.
Ces solutions décentralisées, “quand elles sont bien conçues et appliquées, peuvent donner des résultats satisfaisants en termes de qualité d’effluents”, écrit désormais l’ONU. Or, “selon les estimations, les investissements de ces installations de traitement ne coûtent que 20 à 50% de ceux des usines de traitement conventionnelles et leurs coûts d’exploitation et de maintenance sont même inférieurs (de l’ordre de 5 à 25% des stations d’épuration conventionnelles à boues actives)”.

Les législateurs méfiants
Les freins à vaincre restent donc aujourd’hui essentiellement psychologiques, réglementaires et financiers. Malgré les exemples de villes comme Singapour, Windhoek et San Diego – sans compter celui de la Station spatiale internationale -, où les eaux usées sont transformées en eau potable, les citoyens comme le législateur restent en effet souvent méfiants. En France, seule l’industrie peut d’ores et déjà pratiquer une économie circulaire des eaux usées.
Les pratiques évoluent toutefois progressivement, souvent sous l’effet de la contrainte. “Au moins 11 des 22 Etats arabes ont adopté des législations autorisant le recours aux eaux usées traitées”: en Jordanie notamment, 90% est utilisé pour l’irrigation, souligne l’ONU. En Israël, près de la moitié des terres irriguées le sont avec une eau recyclée, et au moins 50 pays du monde s’en servent déjà sur une superficie estimée à 10% de l’ensemble des terres agricoles. Quant à l’industrie, on estime qu’en 2020 le marché de traitement des eaux usées devrait augmenter de 50%. Et certains pays adoptent des mesures législatives proactives en dehors de tout besoin immédiat: comme la Suisse, où le phosphore doit être obligatoirement issu de l’économie circulaire.

http://www.unesco.org/new/fr/natural-sciences/environment/water/wwap/wwdr/

http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/agroalimentaire-biens-de-consommation-luxe/les-eaux-usees-formidable-ressource-inexploitee-667674.html#xtor=EPR-2-%5Bmorning-briefing%5D-20170322

Transformation numérique des PME #CroissanceConnectée

Transformation numérique des PME
#CroissanceConnectée

Le Conseil national du numérique à remis au Gouvernement son avis sur la transformation numérique des petites et moyennes entreprises. Saisi sur le sujet en mars 2016, les membres du CNNum ont opté pour une méthode de co-conception permettant de proposer un plan d’action opérationnel fédérant au maximum les compétences existantes.

L’avis pointe 7 recommandations d’actions opérationnelles pour combler le retard pris par les entreprises dans l’adoption de nombreux outils numériques. Parmi ces actions figurent notamment la constitution d’un réseau d’accompagnement, la mise en place d’une plateforme de ressources personnalisables ou encore le soutien à l’e-internationalisation des PME.

S’interroger sur la transformation numérique des PME, c’est s’interroger sur l’avenir de notre économie dans son ensemble.

Au delà des propositions au Gouvernement, ces travaux sont un cri d’alerte à l’ensemble des candidats à la prochaine élection présidentielle. Ce sera au prochain Gouvernement de développer un programme d’envergure accompagné de véritables moyens, et de poursuivre sans interruption ce dialogue ouvert avec les acteurs de la transformation numérique des entreprises.

Au cours du mois d’avril, le CNNum invitera les parties prenantes. Les préconisations seront mises en débat, avec le but de donner un horizon nouveau aux acteurs engagés dans la transformation numérique des entreprises.
Toutes les ressources :

* l’avis final et les recommandations détaillées
* le dossier de presse avec les chiffres-clefs
* le communiqué de presse

Newsletter de mars 2017 #CroissanceConnectée et fichier TES

Chaque année, l’environnement dégradé tue 1,7 million d’enfants

Pollution de l’air, eau souillée, tabagisme passif… Deux études de l’OMS dressent un tableau alarmant de la santé infantile.

C’est l’accablant constat réalisé par deux rapports de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) rendus publics lundi 6 mars.
Ces documents, respectivement intitulés « Un monde durable en héritage : Atlas de la santé infantile et de l’environnement » et « Ne polluez pas mon avenir ! : l’impact environnemental sur la santé infantile », accusent notre environnement dégradé, voire insalubre, d’être à l’origine du décès de plus d’un enfant de moins de cinq ans sur quatre dans le monde.
Ils précisent que 26 % des 5,9 millions de décès d’enfants de moins de 5 ans recensés en 2015 auraient pu être évités par la prise en compte et le traitement des risques environnementaux sur une planète dont 10 % des habitants n’ont pas accès à l’eau potable, et dont un tiers est privé d’infrastructures sanitaires
« Un monde durable en héritage : Atlas de la santé infantile et de l’environnement », la première analyse, confirme que les causes les plus fréquentes de décès chez les enfants âgés de un mois à cinq ans – diarrhées, paludisme et pneumonie – pourraient être drastiquement réduites par un accès plus équitable à l’eau potable et aux combustibles propres. Elle fait suite à une étude publiée en 2004 sous le même intitulé, mais affiche l’ambition d’être davantage qu’une mise à jour.
Dangers environnementaux émergents
Au-delà des dangers « traditionnels » – pollution de l’atmosphère, de l’eau, manque de sanitaires ou maladies transmises par vecteur comme le paludisme – identifiés de longue date dans les régions en développement, elle s’attaque aux dangers environnementaux « émergents », de plus en plus préoccupants, liés à l’activité industrielle planétaire tels que l’exposition aux polluants, aux déchets électriques et électroniques, ainsi qu’au changement climatique…
Elle note que la toxicité des produits chimiques d’usage courant n’est pas toujours comprise et que leur réglementation est parfois sommaire suivant les pays. Elle relève aussi que les produits chimiques issus des pesticides, des matières plastiques ou autres produits manufacturés (arsenic, fluor, plomb, mercure, PBDE, PCB…) se retrouvent inévitablement dans la chaîne alimentaire.
Elle souligne enfin la présence alarmante de perturbateurs endocriniens dans les aliments à cause de la composition de certains emballages : un phénomène lié à la multiplication de troubles hépatiques, thyroïdiens et neuro-développementaux sérieux chez les enfants.

http://www.lemonde.fr/pollution/article/2017/03/06/l-environnement-degrade-tue-1-7-million-d-enfants-chaque-annee_5089682_1652666.html

La loi sur le devoir de vigilance des multinationales

L’Assemblée nationale a définitivement adopté la loi relative au devoir de vigilance des sociétés mères et entreprises donneuses d’ordre après 4 ans de parcours législatif. Une avancée historique.
Ce texte marque une avancée pour le respect des droits humains par les multinationales. Il est temps désormais que les pays européens et la communauté internationale s’inspirent de cette disposition et développent des législations qui vont dans le même sens. Il y a cinq ans, le candidat Hollande déclarait vouloir « que soient traduits dans la loi les principes de responsabilité des maisons-mères vis-à-vis des agissements de leurs filiales à l’étranger lorsqu’ils provoquent des dommages environnementaux et sanitaires ». Cette loi sera donc finalement l’une des dernières lois adoptée sous son quinquennat.
LES VICTIMES POURRONT PORTER PLAINTE
Ce texte exige des grandes entreprises qu’elles publient et mettent en œuvre un plan de vigilance devant indiquer les mesures établies par l’entreprise pour identifier et prévenir la réalisation de risques d’atteintes aux droits humains et aux libertés fondamentales, y compris chez ses sous-traitants et fournisseurs.
La responsabilité civile des entreprises pourrait ainsi être engagée par des victimes ou des associations devant un juge français en cas de défaut de plan ou de manquement à sa mise œuvre effective. C’est là un véritable accès des victimes à la justice.

https://www.amnesty.fr/responsabilite-des-entreprises/actualites/la-loi-sur-le-devoir-de-vigilance-des-multinationales

https://www.legifrance.gouv.fr/affichLoiPreparation.do;jsessionid=3594FD1CA3FFBC38037C6B1C4620ED44.tpdila19v_3?idDocument=JORFDOLE000030421923&type=general&typeLoi=prop&legislature=14

5 secteurs impactés en premier par l’automatisation du travail

 

D’ici 2055, la moitié des activités actuellement réalisées par des hommes seront automatisées, selon les prévisions de McKinsey. Une réalité qui amène de profonds bouleversements sociétaux, dont Bill Gates s’est récemment inquiété en validant l’idée d’une taxe sur ces robots.
La crainte de voir son emploi remplacé par un robot existe en effet. Aux Etats-Unis, moins de 5% des emplois peuvent en réalité être totalement automatisés, selon l’étude «A Future That Works : Automation, Employment, And Productivity» réalisée par le McKinsey Global Institute et publiée en janvier 2017. Avec près de 60% des emplois qui pourront, à terme, être automatisés à hauteur de 30%, les auteurs de l’étude s’attendent plutôt à une mutation de ces métiers, qu’à leur disparition pure et simple.

En tête des missions susceptibles d’être automatisées rapidement, on retrouve les activités physiques, qui ont lieu dans un environnement de travail très structuré et prévisible, ainsi que celles liées à la collecte et à l’analyse de données. Au total, ces missions représentent 51% du temps de travail aux Etats-Unis, et équivaut à 2 700 000 000 milliards de dollars de salaires cumulés.
D’ici 2055, la moitié des activités actuellement réalisées par des hommes seront automatisées, selon les prévisions de McKinsey. Une réalité qui amène de profonds bouleversements sociétaux, dont Bill Gates s’est récemment inquiété en validant l’idée d’une taxe sur ces robots.
La crainte de voir son emploi remplacé par un robot existe en effet. Aux Etats-Unis, moins de 5% des emplois peuvent en réalité être totalement automatisés, selon l’étude «A Future That Works : Automation, Employment, And Productivity» réalisée par le McKinsey Global Institute et publiée en janvier 2017. Avec près de 60% des emplois qui pourront, à terme, être automatisés à hauteur de 30%, les auteurs de l’étude s’attendent plutôt à une mutation de ces métiers, qu’à leur disparition pure et simple.

En tête des missions susceptibles d’être automatisées rapidement, on retrouve les activités physiques, qui ont lieu dans un environnement de travail très structuré et prévisible, ainsi que celles liées à la collecte et à l’analyse de données. Au total, ces missions représentent 51% du temps de travail aux Etats-Unis, et équivaut à 2 700 000 000 milliards de dollars de salaires cumulés.
Le Top 5 des secteurs
Plus précisément, c’est le secteur de l’hébergement et de la restauration qui présente le plus fort potentiel d’automatisation dans les années à venir, à 73%. Sont plus particulièrement visées l’ensemble des tâches prévisibles, et physiques associées à ces métiers.
Le secteur industriel, avec un potentiel d’automatisation estimé à 60%, arrive à la seconde place. Là encore, ce sont les activités prévisibles, ainsi que celles liées à de la collecte de données qui sont ciblées en priorité.
L’agriculture présente quant à elle un potentiel d’automatisation de 58%. Avec la grande majorité des tâches correspondant à des activités physiques, mais non prévisibles, on peut imaginer que des robots «apprenants», de type machine learning, pourraient intéresser les professionnels.
Le secteur du transport et de la logistique suit, avec un potentiel d’automatisation de 57%. Comme dans l’industrie, ce sont les tâches prévisibles et de collecte de données qui peuvent être automatisées en priorité.
Enfin, le commerce de détail affiche un potentiel d’automatisation de 53%, essentiellement en raison du temps passé à analyser des données collectées. On notera que les missions d’interface clients, très importantes dans ce domaine, ne peuvent quant à elles pas être automatisées selon les experts.

http://www.mckinsey.com/global-themes/digital-disruption/harnessing-automation-for-a-future-that-works