Climat,Santé mieux prévenir, mieux guérir

Le Haut Conseil pour le climat, un organisme indépendant installé en novembre 2018 par Emmanuel Macron pour évaluer la politique climatique de la France et donner des avis, a publié ce mardi 21 avril un rapport spécial intitulé “Climat, Santé mieux prévenir, mieux guérir”. Il formule 18 recommandations pour tirer les leçons de la crise sanitaire Covid-19 et faire en sorte que la lutte contre le changement climatique soit au cœur du plan de relance économique.

Ce document d’une vingtaine de pages part du postulat que la crise Covid-19 et la crise climatique, toutes deux des “menaces majeures pour l’ensemble de l’humanité”, présentent de grandes similarités et sont liées. “La réponse du gouvernement à la crise sanitaire du Covid-19 doit soutenir la transition bas-carbone juste pour renforcer notre résilience aux risques sanitaires et climatiques”, résument les experts.

Premier point commun : la plupart des causes structurelles de la pandémie sont aussi à l’origine du changement climatique. Pour les auteurs du rapport, la crise du Covid-19 est en effet en partie le fruit des bouleversements écologiques, sociaux et économiques de ces dernières 40 années : la mondialisation des échanges, y compris le commerce de la faune sauvage, l’éparpillement planétaire des chaines de valeur, la délocalisation, l’intensification des mobilités, la réduction de l’intervention de l’État ou encore le recul de l’État providence. Ces mutations ont produit de nouvelles vulnérabilités dont “certaines ont favorisé le passage du virus à l’homme. D’autres ont favorisé la diffusion plus rapide de l’épidémie à l’échelle mondiale”. 

Il faut améliorer notre résilience face aux crises

Autre point de comparaison entre les crises Covid-19 et climatique : elles révèlent les vulnérabilités des sociétés, y compris des plus développées, et leur manque de préparation et de prévention. “Cette catastrophe Covid-19 rappelle de façon brutale nos faiblesses et le peu d’attention que nous portons aux signaux d’alerte”, estime Corinne Le Quéré, la présidente du Haut Conseil pour le climat.

Cette impréparation reflète l’incapacité à imaginer l’ampleur de la menace et à la prendre au sérieux.

Ces dernières semaines ont également montré à quel point certains Français, du fait de leur âge ou de leur situation sociale, étaient beaucoup plus vulnérables aux conséquences de l’épidémie, notamment au confinement. Or, note le rapport, “les inégalités sont un facteur aggravant des chocs externes, elles sont source de tensions et risquent aussi de réduire l’acceptabilité de certaines mesures”. Les treize experts du HCC appellent le gouvernement à en tirer des conséquences alors que la France se dirige vers un régime de chocs climatiques plusieurs fois par an.  

La sortie de crise et la relance doivent intégrer l’urgence climatique 

D’après une première estimation, les émissions de gaz à effet de serre de la France sont en baisse de 30 % pendant les semaines de confinement. La diminution sur l’année 2020 pourrait être comprise entre 5 et 15%. Du jamais vu. Cette baisse radicale est en grande partie liée à la quasi-paralysie du trafic routier. 

Gaz à effet de serre / Haut conseil pour le climat

Mais d’après le rapport, elle n’est ni “durable, ni souhaitable, car elle n’est pas le résultat d’un changement structurel organisé”.

Après le déconfinement, les émissions de CO2 vont repartir à la hausse. Le Haut Conseil pour leclimat plaide pour un plan de relance économique vert. Il recommande notamment de conditionner l’octroi des aides budgétaires et fiscales au secteur privé à des engagements bas-carbone : “Si l’on subventionne le secteur automobile pour redémarrer sans conditionnalité de transformer en voitures bas carbone, électriques ou autre, on va retourner exactement au point de départ”, prévient Corinne le Quéré. Même chose pour l’aérien, “il faut obtenir un plan précis de neutralité  carbone et un débdébat public sur l’avenir du secteur aérien.”  

Autre recommandation importante : il faut profiter du prix historiquement bas du pétrole pour réduire les subventions aux énergies fossiles(leur combustion est la principale source d’émissions de CO2 dans le monde) car cette mesure sera plus indolore en ce moment, explique Corine le Quéré : “C’est le moment d’enlever les exonérations fiscales, comme le remboursement de la taxe de carburant au transport routier ou les exonérations au niveau aérien, parce que justement le prix est très faible. Ça permet de faire passer des mesures nécessaires à un moment où elles ont le moins d’impact“. 

En l’absence d’un plan de relance vert, ce sera le même scénario qu’après la crise financière de 2008 : la reprise s’était accompagnée d’un rebond spectaculaire des émissions de CO2 dans le monde.

https://drive.google.com/file/d/1WqNl2C8W29vZ7iDfI2iWaqUJuiN3kMBA/view

#Covid19 LE MONDE DU TRAVAIL ET LES ENTREPRISES DANS LA TOURMENTE

#VULNÉRABILITÉ ET #PRÉCARITÉ DANS LES CHAÎNES DE VALEUR MONDIALES

Les mesures de confinement ont eu, en l’espace de quelques semaines, un impact direct sur l’activité économique. En Chine, les investissements, exportations et importations ont chuté de 24,5%, 15,9% et 2,4% respectivement. Aux États-Unis, plus de 3 millions de personnes se sont déclarées au chômage entre le 19 et le 25 mars 2020, et ces chiffres ont continué d’exploser, avec près de 7 millions de personnes pointant au chômage entre le 26 mars et le 1er avril. En Europe, des millions de personnes sont au chômage partiel, et des centaines de milliers se sont déclarées sans emploi. En Afrique, une fuite massive des capitaux est en cours, et l’effondrement des cours des matières premières fragilise non seulement les budgets publics, mais aussi des millions de paysans et petites entreprises dont les sources de revenus sont menacées. En Asie, la rupture des chaînes d’approvisionnement et les mesures de confinement ont mis à l’arrêt des dizaines de milliers d’usines, jetant des millions de familles dans la précarité.

Le 18 mars 2020, l’Organisation internationale du travail a estimé entre 5 et 25 millions le nombre de personnes qui pourraient perdre leur emploi ; entre 9 et 35 millions le nombre de personnes qui devraient rejoindre la catégorie de travailleurs pauvres. Face à des dynamiques de marché imprévisibles, ces estimations ont évolué à une vitesse fulgurante. Le 7 avril 2020, l’Organisation international du travail a évoqué « une crise d’une ampleur et d’une gravité inédite », avec plus d’un milliard de travailleur.euse.s risquant de perdre leur emploi et/ou de subir des pertes sèches de salaire dans les prochaines semaines…

https://ccfd-terresolidaire.org/IMG/pdf/covid19_devoirdevigilance.pdf

LE DEVOIR DE VIGILANCE COMME BOUSSOLE

Plus que jamais, la nécessité du respect du devoir de vigilance des entreprises et des acteurs publics prend toute sa pertinence dans cette crise sans précédent :

z La loi sur le devoir de vigilance doit servir de boussole pour les politiques publiques et les pratiques industrielles et commerciales des entreprises.

z Le respect des droits humains et la protection de l’environnement doivent primer sur les droits accordés aux investisseurs.

z Les projets de relance des prochains mois ne doivent pas sacrifier les droits humains et l’environnement sur l’autel de la croissance.

z Cette relance doit mettre en œuvre une refonte de notre système économique sur des bases démocratiques. La crise du COVID-19 témoigne de la nécessité d’inventer de nouvelles politiques publiques, industrielles et commerciales, afin de créer des sociétés plus résilientes aux chocs sanitaires, économiques, politiques, climatiques à venir (souveraineté alimentaire, transition énergétique, protection sociale et services publics).

z Nombre d’entreprises ont endossé leur responsabilité pour répondre à l’urgence sanitaire en Europe, aux USA. Cette reconnaissance d’une responsabilité politique des entreprises vis-à-vis du bien commun, au-delà des dynamiques marchandes, doit s’étendre dans un cadre de solidarité internationale, pour répondre à cette crise sanitaire, mais aussi à la montée des inégalités, à la destruction des services publics, au dérèglement climatique, à la perte de biodiversité.

les-taties-flingueuses-episode-10-coronavirus-le-monde-d-apres-sera-t-il-plus-vertueux-que-le-monde-d-avant

 

#Covid19 #LesTatiesFlingueuses #Confinées  #Écoutez un épisode doublement spécial. Pour la 1ère fois, elles donnent (enfin) leurs noms ! Un évènement à marquer d’une pierre bien évidemment verte. Et en raison du confinément, cet épisode a été enregistré en visioconférence, chacune chez soi. 

La pandémie internationale Covid19 est au centre de cet épisode. Nos expertes s’interrogent sur l’après. Le confinement a fait  réfléchir et suscité de nombreuses propositions pour sortir de cette crise #sanitaire par le haut. Plus de #solidarité, un changement profond de nos #modesdevie pour lutter plus efficacement contre le #changementclimatique. Mais cette crise a d’abord exacerbé les #inégalitésociales et #environnementales. Avant de penser aux générations futures, les générations présentes sont enc1ère ligne. La #pollutionatmosphérique tue  7 à 8 millions de morts dans le monde/an, 48 000 en France, soit plus que le Covid-19, mais l’urgence de traiter ce problème semble  secondaire. Impératifs #économiques, respect des #libertésindividuelles, gestion des #pandémies à venir., lutte contre les #inégalitéssociales qui se creusent.. Le monde de demain s’annonce #complexe,

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Fanny Bénard Sylvie Bénard Danielle Nocher

Emmanuel de Miscault Benjamin Mathieu

https://podcast.ausha.co/taties-flingueuses/les-taties-flingueuses-episode-10-coronavirus-le-monde-d-apres-sera-t-il-plus-vertueux-que-le-monde-d-avant

 

GRAND ENTRETIEN. Valérie Masson-Delmotte, climatologue, dessine l’après-coronavirus : “Il va falloir du courage politique pour éviter les vieilles ficelles”

Covid 19

Avant Pendant Après

Cela fait partie des points d’intersection qui interrogent sur notre #modededéveloppement, qui pousse à exercer une #pression croissante de destruction d’#écosystèmes, pas uniquement chez nous mais aussi à distance, via les importations.

#ValérieMassonDelmotte

à #Franceinfo

Par ailleurs, le rapport rendu sur l’#océan et les glaces dans un climat qui change mentionnait certains aspects liés à la santé, par rapport aux zones côtières, notamment la sécurité de l’approvisionnement en eau. Enfin, le rapport spécial rendu en 2019 sur le #changementclimatique et l’utilisation des #terres soulignait que la pression que nous exerçons sur la #destruction des #écosystèmes était à l’origine d’épisodes de #zoonoses – des maladies présentes dans des animaux – de plus en plus fréquemment transférées aux sociétés humaines.

… Cela a d’ailleurs conduit une partie de la communauté scientifique, à l’interface #santéenvironnement, à explorer de nouvelles approches. Par exemple, la notion de #santéplanétaire, sur le fait que la #santéhumaine va aussi dépendre de la santé des écosystèmes et de l’état du climat, ou bien l’angle  #onehealth , qui fait le lien entre la santé humaine et la santé animale, y compris des animaux d’élevage, et la santé des écosystèmes.

Valérie Masson-Delmotte

#Biodiversité

https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/grand-entretien-valerie-masson-delmotte-climatologue-dessine-l-apres-coronavirus-il-va-falloir-du-courage-politique-pour-eviter-les-vieilles-ficelles_3917315.html

 

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Covid-19 et biodiversité : vers une nouvelle forme de cohabitation entre les humains et l’ensemble des vivants non-humains

 

Covid-19 et biodiversité : vers une nouvelle forme de cohabitation entre les humains et l’ensemble des vivants non-humains

En quelques semaines, notre vie a changé. L’économie mondiale a connu un coup de frein sans précédent, des milliards d’êtres humains sont confinés chez eux et des dizaines de milliers sont déjà décédés du fait de la pandémie Covid-19 associée au coronavirus SARS-CoV-2 qui, à la vitesse des transports aériens, a gagné l’ensemble de la planète, en profitant de la multitude de ses hôtes, nous les humains. Nul ne sait quand cette crise sanitaire s’achèvera et nul ne peut prévoir ses conséquences démographiques, sociales, économiques et environnementales à court et long termes, même si on sait déjà qu’elles seront sans doute considérables. Il convient bien évidemment de résoudre en priorité le problème sanitaire immédiat pour éviter, limiter et atténuer les drames humains qui en découlent. Mais il faut aussi se pencher sur les facteurs à l’origine de cette situation dramatique pour tenter d’éviter qu’elle ne se reproduise et pour l’inscrire dans une approche systémique de nos relations entre humains et avec l’ensemble des vivants non humains.

 

Téléchargez la publication dans les ressources téléchargeables ci-dessous.

https://www.fondationbiodiversite.fr/covid-19-et-biodiversite-vers-une-nouvelle-forme-de-cohabitation-entre-les-humains-et-lensemble-des-vivants-non-humains/

FACE À LA CRISE DU COVID-19, LES STRATÉGIES DES ENTREPRISES LES PLUS RESPONSABLES ET DURABLES SONT PAYANTES

Longtemps considérée comme un simple bonus, la Responsabilité sociétale d’entreprise (RSE) fait une fois de plus la preuve de son utilité en cette période de crise. Quelques semaines avant l’explosion de la pandémie, Bloomberg mettait en avant la superformance des fonds ESG, qui regroupent les valeurs les plus durables parmi l’indice S&P500 qui couvre 80% de la capitalisation boursière américaine. Depuis la mise en quarantaine de l’économie mondiale, cette bonne tenue se confirme.

Bien sûr, toutes les entreprises cotées subissent le choc économique et financier général. Mais celles ayant mis en place des politiques RSE fortes résistent mieux. Dans sa dernière analyse publiée le 25 mars, Bank of America Merrill Lynch constate ainsi que les entreprises les plus “sociales” surperforment de 5 à 10 points en Bourse par rapport aux indices de référence. C’est le cas aux États-Unis mais aussi en Europe ou en Asie.

https://www-novethic-fr.cdn.ampproject.org/c/s/www.novethic.fr/amp/actualite/entreprise-responsable/isr-rse/face-a-la-crise-du-covid-19-les-strategies-durables-des-entreprises-sont-payantes-148420.html

The #UnitedNationsGlobalCompact highlights the direct links between #biodiversity, #climate and #sanitarycrisis

https://www.unglobalcompact.org/take-action/20th-anniversary-campaign/uniting-business-to-tackle-covid-19

such as #covid19. We have here some of our key drivers for the recovery

A coordinated international plan involving the business sector will be critical in efforts to support people and companies affected, limit further disruption to the economy and facilitate business continuity for a swift recovery.

Global Compact France 

United Nations Global Compact

https://lnkd.in/dXKp_eJ

jacob-avocats-j-appelle-a-la-prudence-concernant-l-application-de-visio-zoom

Dans le contexte de crise sanitaire du Covid-19 que traverse le monde entier et le confinement qui en résulte, les entreprises contraintes au télétravail privilégient les réunions en ligne avec leurs employés et leurs clients. Tribune.

Dans le contexte de crise sanitaire du Covid-19 que traverse le monde entier et le confinement qui en résulte, les entreprises contraintes au télétravail privilégient les réunions en ligne avec leurs employés et leurs clients. Tribune.

L’application de visio Zoom, permet notamment aux entreprises d’organiser des visioconférences d’affaires, des réunions avec les collaborateurs ainsi que des webinaires en ligne.

Zoom repose donc sur un modèle d’affaires « freemium » se traduisant comme un service gratuit, en libre accès et destiné à attirer un grand nombre d’utilisateurs : l’application Zoom permet de faire des visioconférences en offrant 40 minutes gratuites pour des groupes allant jusqu’à 100 personnes et permet d’organiser des réunions illimitées.

Depuis le début du confinement, Zoom est montée en puissance et est désormais, devant l’un de ses concurrents Microsoft Teams, l’application la plus téléchargée au monde sur un système d’exploitation mobile d’Apple (iOS) mais également sur Android (Google).

Cette application a donc été prisée par une multitude d’entreprises, notamment en raison de ses nombreux avantages : pas de création de compte, simple d’utilisation, et présence de quelques fonctions amusantes comme la possibilité de changer le fond derrière soi.

Zoom est montée en puissance et est désormais, devant l’un de ses concurrents Microsoft Teams, l’application la plus téléchargée au monde

Face à cette popularité, l’application a fait l’objet de nombreuses inquiétudes et réactions en ce qui concerne la collecte, de la gestion des données personnelles, et notamment au respect de la vie privée de ses utilisateurs.

En effet, le 23 mars dernier, un magazine canadien révélait que la version iOS de l’application Zoom partageait et envoyait certaines données privées au réseau social Facebook même si l’utilisateur ne disposait pas d’un compte Facebook, et ce, sans prévenir ses utilisateurs. Cette pratique n’était pas indiquée dans sa politique de confidentialité.

L’application iOS de Zoom notifiait Facebook dès que l’utilisateur ouvrait l’application, et transmettait des données de ses utilisateurs à savoir le fuseau horaire où ils se trouvaient, le nom de l’opérateur téléphonique, la version du système d’exploitation, la langue de l’appareil, la taille de l’écran, l’espace disque. Cela permettait de créer un identifiant de publicité afin de permettre aux annonceurs publicitaires de mieux cibler les utilisateurs de Zoom.

Le 23 mars dernier, un magazine canadien révélait que la version iOS de l’application Zoom partageait et envoyait certaines données privées au réseau social Facebook

Dans le cadre actuel où le télétravail explose, et par conséquent où les entreprises utilisent de plus en plus les applications de visioconférence, la plateforme a réagi immédiatement à cette révélation de transfert de données personnelles à Facebook.

A noter que l’application Zoom avait eu des problèmes de confidentialité similaires en juillet 2019, une faille ayant révélé que l’application laissait allumée la webcam d’un Mac sans aucune autorisation.

Le 27 mars 2020, Zoom a publié une mise à jour de la version iOS de son application ayant pour objectif d’éviter tout transfert de données vers Facebook.

Zoom avait déclaré que cela était dû au fait que l’application s’appuyait sur le kit de développement Facebook. Pour être plus précis, la fonctionnalité « Login with Facebook » était implémentée via le kit de développement du réseau social afin d’offrir un moyen alternatif pratique d’accéder à l’application. Cependant, cette fonctionnalité collectait des données utilisateurs.

Le 27 mars 2020, Zoom a publié une mise à jour de la version iOS de son application ayant pour objectif d’éviter tout transfert de données vers Facebook

Zoom a donc confirmé que le Software Development Kit (« SDK ») de Facebook, un outil qui collectait et envoyait des données utilisateurs a bien été supprimé de l’application.

Immédiatement, la plateforme a re-configuré la fonctionnalité de sorte que les utilisateurs puissent toujours se connecter au réseau social via leur navigateur. Elle affirme que les utilisateurs peuvent désormais mettre à jour l’application sans craindre que leurs données soient à nouveau envoyées à Facebook. Sa sensibilité au RGPD est toutefois à souligner, ayant par ailleurs nommé un Data Protection Officer pour protéger la vie privée de ses utilisateurs.

La question du chiffrement de bout en bout des conversions demeure toutefois, et appelle donc à la prudence des échanges…

Si l’attention se porte sur ZOOM, les autres applications ne sont pas épargnées par les critiques portant sur la protection des données personnelles. Ainsi, House Party indique, dans sa Politique de protection des données, que le responsable de traitement est libre d’utiliser le contenu des communications transmises par l’utilisateur. De surcroît, les données peuvent être transférées à des tiers, ce qui peut sembler logique au regard de la nécessité de faire appel à des sous-traitants ; cependant, la Politique mentionne des « partenaires commerciaux ». L’interprétation est donc large !

La question du chiffrement de bout en bout des conversions demeure toutefois, et j’appelle donc à la prudence des échanges…

Enfin, il ne faut pas oublier que de nombreuses sociétés proposant ces services sont de droit américain : ainsi, les autorités américaines, notamment en vertu du Cloud Act, disposent d’un accès aux données, même si les serveurs sont localisés en-dehors du territoire américain.

Julie Jacob, avocate spécialisée IP/IT, fondatrice du cabinet Jacob Avocats

http://www.magazine-decideurs.com/news/j-jacob-jacob-avocats-j-appelle-a-la-prudence-concernant-l-application-de-visio-zoom

 

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“Premières réflexions en vue du jour d’après”,

“Premières réflexions en vue du jour d’après”, cette note du groupe de réflexion du ministère des Affaires étrangères estime que “le risque existe d’un retour au ‘business as usual’, à l’image du G20 qui a fini par perdre son élan réformateur avec l’éloignement de la crise de 2008, alors même que les défis majeurs – climat, inégalités – se faisaient plus pressants”. D’autant que s’il y a des changements majeurs, ils ne pourront intervenir que dans un contexte a priori encore davantage contraint, notamment en termes de marges de manœuvre budgétaires et monétaires après la crise sanitaire.

La mondialisation revisitée de “fond en comble”
https://www.latribune.fr/economie/france/le-risque-existe-d-un-retour-au-business-as-usual-note-du-quai-d-orsay-2-4-844212.html

Cynthia Fleury : “Après la crise du coronavirus, il faudra combattre ceux qui vous diront qu’il faudra continuer comme avant

Cynthia Fleury : “Après la crise du coronavirus, il faudra combattre ceux qui vous diront qu’il faudra continuer comme avant”

Cynthia Fleury : “Après la crise du coronavirus, il faudra combattre ceux qui vous diront qu’il faudra continuer comme avant”

 

Qu’est-ce que cette crise sanitaire nous dit du monde dans lequel nous vivons ? Quel sera son impact sur nos modes de vie ? La période que nous traversons serait propice à une réinvention de nos sociétés. C’est en tout cas ce que nous disent les philosophes Isabelle Stengers et Cynthia Fleury.” Faire monter au pouvoir une force d’action citoyenne et durable “

La grande crainte d’aujourd’hui c’est l’enseignement que l’on va tirer de cette crise, le retour d’expérience, selon Cynthia Fleury. ” Comment va-t-on utiliser les leviers nationaux et internationaux pour gérer les prochaines crises. ? ” Le seul pari viable pour réinventer le monde de demain, nous dit-elle, c’est de créer du nouveau plus juste pour que demain soit simplement plus vivable. Cela implique de mettre en place de nouvelles manières de travailler, d’enseigner, de protéger la santé et la recherche. ” En ce moment, il y a un levier pour enfin créer et aimer cette identité européenne forte, un levier pour aimer à nouveau la démocratie. On est en train de redécouvrir que les comportements collectifs nous protègent des vulnérabilités individuelles. “

Nous sommes donc à un moment philosophique charnière pour l’avenir du monde tel qu’on le connait. ” Il s’agit véritablement de redéfinir le sens que l’on veut donner à notre manière de vivre ensemble sur cette terre. Il va falloir faire monter au pouvoir une force d’action citoyenne et durable. Mais nos dirigeants ont une matrice intellectuelle qui n’est pas celle-ci. Et on va aussi devoir combattre ceux qui vont nous raconter demain qu’il va falloir continuer à faire comme avant. “

 

Face à une crise bien plus forte que celle de 2008

Cynthia Fleury déplore le manque de prise de responsabilités à la suite de la crise de 2008. Selon elle, nous avons refusé consciemment ou inconsciemment de penser un autre ordre de régulation de la mondialisation. Nous avons simplement validé la toute-puissance techniciste et économique en continuant le ” business as usual “. ” On fait tout à coup face à une faille dans le système qui peut provoquer une récession bien plus forte que celle de 2008 et encore plus importante que celle du crack de 1929 “

On a souvent dit après la crise de 2008 que les choses ne seraient plus jamais comme avant et on a aussi vu que tout est redevenu la même chose 

Pour Isabelle Stengers, nous sommes tous vulnérables, nous le savions. Mais on comptait sur toute une infrastructure pour nous protéger. Or, on se rend compte que tout ce sur quoi nous avions compté est également fort vulnérable, comme c’était déjà le cas en 2008. ” Il va falloir prendre des responsabilités et se réapproprier le pouvoir de penser l’avenir. Mais on a souvent dit après la crise de 2008 que les choses ne seraient plus jamais comme avant et on a aussi vu que tout est redevenu la même chose. “

 

Faire sens en commun

Isabelle Stengers nous situe dans un moment où on se sent à la fois formidablement connecté aux autres (car les virus profitent de toutes les connexions) et un moment où on se sent terriblement isolé. Isolé au sens où nous ne savons pas si nous pouvons nous fier aux autorités et à ce qu’elles disent. Pour elle, ” Quand on a dit confinement on parlait d’une quinzaine de jours mais on ne savait pas combien de temps ça allait durer. On nous traite comme des gens qu’il faut doucement habituer à la dureté de la situation. ” En cela, la philosophe belge craint de revoir surgir les vieux démons qui ont suivi la crise de 2008.

Si elle reconnait l’apparition d’un sens en commun en restant chez nous et en applaudissant tous les soirs à 20h, ce sens en commun reste partiel et insuffisant pour générer de nouvelles sdynamiques. Gare aussi à la déception si l’on faisait passer tous nos espoirs de faire sens en commun à travers cette nouvelle crise car : ” Après 2008 ça a été l’austérité pour tout le monde. Toutes les vieilles logiques, les gens qui ont raisonné et donné le marché des masques de protection à la Chine car c’était bien moins cher, tous ces gens sont restés et resteront probablement au pouvoir. Tout a été fait pour que nous soyons dans une liberté qui s’appelle en fin de compte dépendance. Seuls les activistes se sont donnés les moyens collectifs de ne pas oublier ce qu’il s’était passé. “

Pour la philosophe belge c’est une question de lutte, il s’agit de refuser de trouver normal ce qu’on nous présente comme normal. ” Je suis devenue politique car je ne peux pas accepter que ceux qui nous gouvernent mentent aussi effrontément et impunément. Il faut faire cesser cette situation d’impunité. Il faut que cela devienne une culture de ” pas d’impunité pour ceux qui font passer des situations cruelles et anormales pour ce qu’il faut bien accepter. Plus de il faut bien. C’est quelque chose qui ne peut se faire que collectivement. “

 

Isabelle Stengers est une philosophe belge, auteure de plusieurs livres, comme par exemple : ” Au temps des catastrophes. Résister à la barbarie qui vient. ” Et plus récemment ” Réactiver les sens commun. Lecture de Whitehead en temps de débâcle ” (La Découverte)

Cynthia Fleury, philosophe et psychanalyste, professeure titulaire de la chaire ” Humanités et santé ” au conservatoire national des arts et métiers à Paris et titulaire de la ” chaire de philosophie à l’hôpital ” au Groupe hospitalier universitaire Paris Psychiatrie et neurosciences. ” Le soin est un humanisme ” : c’est le titre de son dernier essai (Gallimard)