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FINANCE RESPONSABLE, UNE FINANCE AU SERVICE DE LA SOCIÉTÉ 

FINANCE RESPONSABLE, UNE FINANCE AU SERVICE DE LA SOCIÉTÉ

Ou comment systématiser une vision long terme dans les investissements financiers

À l’heure de la relance économique, on se demande comment bâtir un meilleur monde pour demain, plus humain et à la hauteur de la crise climatique. Où investir efforts et capitaux ? La finance responsable sera-t-elle l’instrument clé de cette relance ? Et qu’est-ce, au juste, la finance responsable ? Thierry Philipponnat, cofondateur de Finance Watch, une ONG oeuvrant pour une finance au service de la société, nous en décrypte les multiples initiatives qui émergent.

Cet expert, qui travaille régulièrement avec la Commission Européenne, est aussi membre du Collège de l Autorité des Marchés Financiers2 en France, président de sa commission climat et finance durable ainsi que de sa commission consultative organisation et fonctionnement du marché. Il travaille de plus comme régulateur auprès de l’Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution3 où il est membre de la commission climat et finance durable, de la commission des sanctions et du comité scientifique.

Quel devrait être, selon vous, le rôle de la finance ?

La finance est un moyen qui permet de mettre le capital au service de la société, d’humains, d’entreprises et par conséquent de l’économie. Cette définition est simple, mais en la déroulant on peut aller très loin dans l’analyse. Elle nous permet de définir ce qu’est la finance durable: un moyen qui alloue le capital à une société durable et une économie durable. Tout l’enjeu est d’arriver à préciser ce que permettre d’allouer le capital à une société durable signifie, et comment cela se concrétise.

Optic – Finance responsable, une finance au service de la société ?

Les fintechs au service des ODD

Selon Simon Zadek de l’UNCDF, l’avenir de la finance numérique dépendra de la capacité de la communauté internationale à la réguler.

Big data, cryptodevises, paiements par smartphones; la finance numérique a le potentiel pour contribuer à un système financier durable. Pour autant que les gouvernements se penchent sérieusement sur la question du cadre réglementaire des fintechs. Le mandat du Groupe de Travail, dont le Secrétariat siège au Programme de Développement des Nations-Unies (PNUD), vise à redéfinir le rôle des différents acteurs financiers et à émettre des recommandations pour le financement des objectifs de développement durables des Nations-Unis (ODD). «La finance numérique crée de nouvelles opportunités pour atteindre les ODD», explique Simon Zadek, chef du Secrétariat du Groupe de Travail. Entretien.

Comment la finance numérique participera-elle à l’évolution des marchés de capitaux?

La finance numérique va augmenter la qualité des données financières et extra-financières, ce qui permettra de mieux évaluer les risques des produits financiers complexes. Elle permettra également de réduire leurs coûts. Ces possibilités sont particulièrement pertinentes dans le domaine de la finance durable où le volume de données à traiter est considérable. Par exemple, le marché en croissance exponentielle des obligations vertes requiert des données de qualité et transparentes pour s’assurer de la bonne utilisation des fonds. De même, le marché pourra mieux évaluer les risques de transition climatique des portefeuilles, – surtout ceux composés avec des indices d’actifs -, et les fonds de pension pourront réduire leur empreinte carbone avec plus de facilité. Enfin, les banques centrales ont également besoin de données fiables pour monitorer les risques systémiques.

Dans les années à venir, l’ESG deviendra-t-il la nouvelle norme?

Oui, car nous sommes en pleine période de disruption. D’ici quelques années, nous arrêterons de parler d’obligations ESG, pour n’employer plus que le terme d’obligations. Il y a un choix à faire sachant que la finance numérique va réduire les coûts, catalyser l’innovation, accroître la responsabilité des acteurs mais également repositionner le rôle du secteur bancaire à ce qu’il devrait être: servir les citoyens qui sont au final les détenteurs du capital qu’elles prêtent.

«Les discussions sur la Libra ont mis en évidence les dangers

d’une forme de concentration liée aux nouveaux géants du numérique.»

Comment les fintechs vont-elles s’approprier une partie du rôle des banques traditionnelles afin de supporter durablement les économies?

Les banques, qui devraient en théorie être les principales pourvoyeuses de prêts aux petites et moyennes entreprises (PME), jugent que cette activité est trop risquée, qu’elle nécessite trop d’effort de «Due Diligence» et que le taux de défaillance des PME est trop significatif pour entrer en matière. Les banques ne répondent donc plus à leurs besoins financiers. En Chine, Alibaba perturbe le marché des prêts avec la possibilité pour les PME de faire une demande de prêt en 3 minutes via un système d’analyse de leur note de crédit basé sur des algorithmes. Ces entreprises étant les plus grands créateurs d’emploi d’une nation, on comprend bien comment les fintechs ont la possibilité de soutenir durablement le marché du travail.

Quels sont les risques associés à la transition du paysage financier traditionnel vers un système totalement numérique?

Soit la numérisation mène vers un écosystème de fintechs intéressantes avec des institutions plus fortes grâce à des changements réglementaires, soit nous passons à une nouvelle génération de monopoles qui opèrent à travers plusieurs marchés. D’ailleurs, les discussions sur la Libra ont mis en évidence les dangers d’une forme de concentration liée aux nouveaux géants du numérique.

Quel serait l’impact de ce deuxième scénario sur les marchés émergents et comment votre mandat y répond-il?

Ces monopoles donneraient effectivement aux populations la possibilité d’effectuer des paiements à moindre frais, mais elles pourraient perturber les politiques monétaires et macro-économiques de ces pays. La mission du Groupe de Travail est d’instaurer un réel dialogue, lequel est d’ailleurs soutenu par la Suisse, afin de promouvoir un cadre réglementaire international pour les fintechs. Il s’agit d’une opportunité historique afin de structurer les marchés financiers d’ici cinq ou dix ans.

La transition numérique ne crée-t-elle pas des discriminations?

D’un côté, on recommande aux citoyens de maitriser leur finance numérique, mais de l’autre la criminalité cybernétique et les inégalités augmentent. Il faut s’attaquer au problème, surtout auprès des personnes qui n’ont pas accès au monde numérique ou auprès de celles qui n’ont simplement pas les capacités suffisantes pour bénéficier des avantages de la transition. Les infrastructures existent, mais les compétences peuvent faire défaut. Il existe également un biais du fonctionnement du monde digital avec l’implication des algorithmes qui prennent des décisions pouvant entrainer des discriminations de classe ou de genre par exemple. Enfin, les nouveaux chemins éventuels qu’offrent ces moyens technologiques pour les transactions illégales et l’évasion fiscale sont des sujets de préoccupation. La finance numérique offre deux choix: améliorer le système financier pour atteindre les ODD ou accentuer les exclusions. Cela dépendra de la capacité de la communauté internationale à réguler la finance numérique.

https://www.allnews.ch/content/interviews/les-fintechs-au-service-des-odd?utm_source=All+contacts&utm_campaign=b588238c8c-EMAIL_CAMPAIGN_2020_09_18_10_15&utm_medium=email&utm_term=0_d35111d3a6-b588238c8c-25515109

L’AMF porte le combat contre le « greenwashing » au niveau européen

#StopGreenwashing c’est l’AMF qui le dit #ESG #RSE

L’#AMF,  régulateur français propose de mettre en place des exigences minimales « pour les #fonds qui utilisent l’#ESG comme élément central de leur communication », sur le modèle de ce qu’il a commencé à mettre en oeuvre en France . Il souhaite également que des travaux soient lancés pour aboutir à des définitions communes au niveau #européen des principaux concepts de la gestion durable et développer davantage de labels pour la finance durable, en complément de l’#écolabel actuellement à l’étude. L’AMF se prononce en faveur d’un #labelESG incluant un système de #notation, avec l’objectif « d’établir un nouveau standard connu au niveau international » et de limiter la #fragmentation actuelle du marché entre les neuf labels nationaux existants.

L’AMF lance une offensive contre le « #greenwashing »

Toutes ces mesures nécessitent d’intensifier les efforts sur l’information extra-financière, souligne l’AMF, que ce soit du côté des entreprises comme des sociétés d’investissement. Elle demande à Bruxelles de s’assurer de la cohérence des différentes régulations en cours d’élaboration.

L’Autorité des marchés financiers (AMF) poursuit son offensive contre le « greenwashing », mais désormais au niveau européen. Le gendarme français des marchés financiers a fait la part belle à la  lutte contre l’écoblanchiment dans sa réponse à la consultation européenne sur la finance durable, réalisée en collaboration avec la direction générale du Trésor et l’ACPR (Autorité de contrôle prudentiel et de résolution). Alors que de nombreux gestionnaires d’actifs « concentrent leur offre commercialesur des produits mettant en avant des stratégies d’investissement durables », l’AMF estime nécessaire d’agir pour « préserver la confiance des investisseurs » et « limiter le risque de greenwashing».

La popularité de l’ESG se confirme en France

Les fonds d’investissement intégrant des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) dans leur processus de gestion sont dans le collimateur du régulateur. L’AMF souhaite notamment limiter la communication sur le thème de l’investissement durable pour les produits qui se démarquent peu d’une gestion traditionnelle : « pour limiter le risque d’informations trompeuses et d’écoblanchiment, si l’on ne fait pas grand-chose en matière d’ESG, il faut dire peu de choses »,estime-t-elle. Dans sa ligne de mire figurent notamment les fonds appliquant des exclusions sectorielles ou normatives (armes controversées, charbon ou tabac), l’intégration ESG « au sens large » et l’engagement actionnarial.

Davantage de labels européens

Le régulateur français propose de mettre en place des exigences minimales « pour les fonds qui utilisent l’ESG comme élément central de leur communication », sur le modèle de ce qu’il a commencé à mettre en oeuvre en France. Il souhaite également que des travaux soient lancés pour aboutir à des définitions communes au niveau européen des principaux concepts de la gestion durable et développer davantage de labels pour la finance durable, en complément de l’écolabel actuellement à l’étude. L’AMF se prononce en faveur d’un label « ESG » incluant un système de notation, avec l’objectif « d’établir un nouveau standard connu au niveau international »et de limiter la fragmentation actuelle du marché entre les neuf labels nationaux existants.

L’AMF lance une offensive contre le « greenwashing »

Toutes ces mesures nécessitent d’intensifier les efforts sur l’information extra-financière, souligne l’AMF, que ce soit du côté des entreprises comme des sociétés d’investissement. Elle demande à Bruxelles de s’assurer de la cohérence des différentes régulations en cours d’élaboration. Le régulateur souhaite par ailleurs voir son équivalent européen, l’Esma, basé à Paris, prendre part à l’élaboration des normes extra-financières – une tâche récemment confiée au groupe consultatif pour l’information financière en Europe(Efrag)- et superviser les fournisseurs de données ESG.

L’Europe avance dans la mise en place de normes extra-financières

https://www-lesechos-fr.cdn.ampproject.org/c/s/www.lesechos.fr/amp/1226821

Lobbying: l’épidémie cachée

#Covid19 #LeMondedAujourdhui #LeMondedAprès #devoirdeVigilance 

Un rapport intitulé “#Lobbying: l’épidémie cachée”, réalisé par Les Amis de la Terre France et l’Observatoire des multinationales, alerte sur le travail opaque mené par de nombreux groupes de pression pendant la crise liée au coronavirus auprès des pouvoirs publics, afin d’orienter les aides gouvernementales, mais aussi d’affaiblir les #normes #environnementales et #sociales. Face au risque de mainmise par ces lobbys, les deux ONG réclament la #transparence.

La crise liée au #coronavirus est-elle une aubaine pour le travail dans l’ombre des lobbies?

Le rapport fait état d’une augmentation de l’activité des professionnels de l’influence depuis le début du #confinement. Un constat appuyé par celui de plusieurs médias, qui à Paris comme à Bruxelles ont déjà témoigné d’une telle croissance. Aux Etats-Unis d’ailleurs, où les dépenses de lobbying sont publiées tous les trimestres, on sait déjà que ces dernières ont atteint le montant record de près d’un milliard de dollars pendant les trois premiers mois de 2020, relèvent les ONG

 

Lobbying : l’épidémie cachée

#Covid19 LE MONDE DU TRAVAIL ET LES ENTREPRISES DANS LA TOURMENTE

#VULNÉRABILITÉ ET #PRÉCARITÉ DANS LES CHAÎNES DE VALEUR MONDIALES

Les mesures de confinement ont eu, en l’espace de quelques semaines, un impact direct sur l’activité économique. En Chine, les investissements, exportations et importations ont chuté de 24,5%, 15,9% et 2,4% respectivement. Aux États-Unis, plus de 3 millions de personnes se sont déclarées au chômage entre le 19 et le 25 mars 2020, et ces chiffres ont continué d’exploser, avec près de 7 millions de personnes pointant au chômage entre le 26 mars et le 1er avril. En Europe, des millions de personnes sont au chômage partiel, et des centaines de milliers se sont déclarées sans emploi. En Afrique, une fuite massive des capitaux est en cours, et l’effondrement des cours des matières premières fragilise non seulement les budgets publics, mais aussi des millions de paysans et petites entreprises dont les sources de revenus sont menacées. En Asie, la rupture des chaînes d’approvisionnement et les mesures de confinement ont mis à l’arrêt des dizaines de milliers d’usines, jetant des millions de familles dans la précarité.

Le 18 mars 2020, l’Organisation internationale du travail a estimé entre 5 et 25 millions le nombre de personnes qui pourraient perdre leur emploi ; entre 9 et 35 millions le nombre de personnes qui devraient rejoindre la catégorie de travailleurs pauvres. Face à des dynamiques de marché imprévisibles, ces estimations ont évolué à une vitesse fulgurante. Le 7 avril 2020, l’Organisation international du travail a évoqué « une crise d’une ampleur et d’une gravité inédite », avec plus d’un milliard de travailleur.euse.s risquant de perdre leur emploi et/ou de subir des pertes sèches de salaire dans les prochaines semaines…

https://ccfd-terresolidaire.org/IMG/pdf/covid19_devoirdevigilance.pdf

LE DEVOIR DE VIGILANCE COMME BOUSSOLE

Plus que jamais, la nécessité du respect du devoir de vigilance des entreprises et des acteurs publics prend toute sa pertinence dans cette crise sans précédent :

z La loi sur le devoir de vigilance doit servir de boussole pour les politiques publiques et les pratiques industrielles et commerciales des entreprises.

z Le respect des droits humains et la protection de l’environnement doivent primer sur les droits accordés aux investisseurs.

z Les projets de relance des prochains mois ne doivent pas sacrifier les droits humains et l’environnement sur l’autel de la croissance.

z Cette relance doit mettre en œuvre une refonte de notre système économique sur des bases démocratiques. La crise du COVID-19 témoigne de la nécessité d’inventer de nouvelles politiques publiques, industrielles et commerciales, afin de créer des sociétés plus résilientes aux chocs sanitaires, économiques, politiques, climatiques à venir (souveraineté alimentaire, transition énergétique, protection sociale et services publics).

z Nombre d’entreprises ont endossé leur responsabilité pour répondre à l’urgence sanitaire en Europe, aux USA. Cette reconnaissance d’une responsabilité politique des entreprises vis-à-vis du bien commun, au-delà des dynamiques marchandes, doit s’étendre dans un cadre de solidarité internationale, pour répondre à cette crise sanitaire, mais aussi à la montée des inégalités, à la destruction des services publics, au dérèglement climatique, à la perte de biodiversité.

Finance verte : un besoin de boussole

Finance verte : un besoin de boussole

Jean-Guillaume Péladan, gérant et responsable de la stratégie environnementale chez Sycomore AM

Année après année, la « vérité qui dérange », du nom du film d’Al Gore de 2006, nous rattrape un peu plus. Devant l’urgence croissante de la crise environnementale et climatique, la finance s’est lancée depuis quelques années dans une course à l’intégration des critères extra-financiers, dits ESG pour environnement, social et gouvernance. Nous avons plus que jamais besoin de boussole.

Or, dans la finance, les systèmes de notation environnementale sont très nombreux, car chaque fournisseur de données ou de services possède le sien, le plus souvent un modèle propriétaire peu transparent. Les études menées pour les comparer ne montrent en général pas de corrélation entre elles, ni avec les impacts environnementaux. Quant à la plus utilisée, l’empreinte carbone, elle produit des chiffres qui s’avèrent utiles pour les producteurs d’énergie, mais pas pour tous les autres métiers. De plus, elle est, par construction, aveugle aux externalités environnementales qui affectent la résilience des écosystèmes, l’eau, la qualité de l’air ou la biodiversité, ce qui la rend trop simpliste. Alors que faire ?

Simplifier mais pas trop

Face à ce défi, science et bon sens sont de bons guides. La science nous indique que nous savons déjà beaucoup de choses : nous avons cumulé, depuis des décennies, des informations sur les impacts environnementaux des produits et des services grâce à l’analyse de cycle de vie et à de nombreuses études indépendantes. Cette masse d’informations est de plus en plus accessible à tous grâce à des labels certifiés par des tierces parties, visibles jusque sur les produits que nous achetons, sous l’œil vigilant des ONG. Ainsi, nous savons que prendre l’avion fait exploser notre bilan carbone personnel, qu’il est préférable de prendre son vélo ou les transports en commun, qu’il vaut mieux manger des lentilles que du bœuf, etc. Le bon sens nous dit qu’on devrait arriver à produire une boussole pour les investisseurs pour distinguer le vert du gris ou du marron, et même les 50 nuances de vert qu’appelle de ses vœux le très emblématique Gouverneur de la Banque d’Angleterre, Mark Carney.

La NEC pour Net Environmental Contribution est née en 2015 de cette démarche. Elle agrège les informations disponibles sur les principaux impacts environnementaux d’une activité économique pour produire un indicateur permettant de mesurer simplement le degré d’alignement de cette activité avec la transition environnementale sur une échelle unique graduée de -100% à +100%. Le 0% correspond à la moyenne de ce que l’économie mondiale offre et aussi aux activités économiques qui ont un impact environnemental limité telles que la santé ou la communication.

Le +100% correspond aux activités à fort impact environnemental alignées avec la transition et avec les objectifs internationaux de lutte contre le réchauffement climatique : la réutilisation et le recyclage, une bonne partie des énergies renouvelables, les légumes bio, le train, le vélo, les transports en commun ou l’auto-partage, les maisons en bois bien isolées, etc. A contrario, le – 100% correspond aux activités à fort impact environnemental qui font obstruction à la transition environnementale et climatique : l’extraction du charbon et ses utilisations énergétiques, l’exploitation de sables bitumineux et du pétrole de schiste, l’élevage intensif de bovins, le transport aérien courte distance, etc. Entre les deux s’échelonnent toutes les nuances de vert pour les NEC positives et les nuances de marron pour les négatives.

Ce qui n’est pas mesuré n’est pas géré

La NEC mesure donc la contribution environnementale nette à un instant donné pour une activité économique donnée. Elle constitue donc un outil de transparence et de conformité. En prenant en compte les informations disponibles sur les principaux impacts environnementaux, elle mesure de façon plus complète le degré d’alignement à la transition verte. Elle évalue les risques et les opportunités de transition, ce qui fait partie du travail de base d’un investisseur. Elle permet aussi de rendre des comptes en publiant les NEC des produits financiers et de leurs indices de référence, notamment dans le cadre des recommandations internationales de la TCFD (Taskforce for Climate-related Financial Disclosures) ou de l’article 173 de la loi française sur la Transition Energétique pour la Croissance Verte.

La NEC permet aussi de structurer le dialogue avec les entreprises investies en questionnant leur positionnement stratégique et leur trajectoire. Enfin, la NEC sert également à asseoir des stratégies d’investissement responsable et d’impact investing, en permettant de trier les actifs sélectionnés, comme dans le fonds actions Sycomore Eco Solutions, le premier en France à recevoir le label Greenfin, et où seules les entreprises à NEC strictement positives sont éligibles. Chez Sycomore AM, la NEC est systématiquement intégrée dans l’analyse extra-financière et dans les reportings depuis 2018.

Le choix de la coopération ouverte à tous

Pour développer notre outil, nous avons décidé dès 2018, avec nos partenaires Quantis et I Care & Consult, d’ouvrir notre démarche à tous les pionniers en lançant l’Initiative NEC. Accessible à tous sur www.nec-initiative.org depuis septembre 2019, il s’agit d’une plateforme précompétitive permettant de partager et mutualiser l’effort de publication, de R&D, de pédagogie, de formation et de mise à jour. Elle est ouverte à tous les acteurs de la finance, aux institutions comme l’OCDE, aux chercheurs, aux ONG, et aux entreprises elles-mêmes, qui veulent établir leurs NEC actuelles et futures. Plus les modèles d’affaires sont compacts, plus la NEC est simple à calculer. Ceci facilite considérablement son utilisation par les petits projets et les PME, qui représentent la majorité de l’économie et concentrent beaucoup de contributeurs à la transition environnementale. Notre conviction est qu’une métrique n’a d’avenir que si elle est transparente, globale et open source et que la coopération n’est plus une option, mais une nécessité.

Références

Arnault, P. et al. (2018), Is the transition risk material? Testing the Net Environmental Contribution™ metric on a universe of listed European equities, https://nec-initiative.org/publications-2/

Carney, M. (2019), Remarks given during the UN Secretary General’s Climate Action Summit 2019, https://www.bankofengland.co.uk/-/media/boe/files/speech/2019/remarks-given-during-the-un-secretary-generals-climate-actions-summit-2019-mark-carney.pdf

Hawley, J. (2017), ESG Ratings and Rankings: All over the Map. What Does it Mean?, https://www.truvaluelabs.com/wp-content/uploads/2017/12/ESG-Ratings-and-Rankings-All-Over-the-Map.pdf

Le reporting extra-financier des investisseurs : Le cadre réglementaire français, https://www.ecologique-solidaire.gouv.fr/reporting-extra-financier-des-investisseurs

Sustainable finance for investing in a low-carbon European electricity sector, http://www.ceem-dauphine.org/assets/dropbox/CEEM_Conference_Sustainable_Finance_in_the_Electricity_Sector%2C_Dauphine%2C_230919.pdf

Task force on climate-related financial disclosures, https://www.unepfi.org/climate-change/tcfd/

http://m.observateurocde.org/news/fullstory.php/aid/4336/Finance_verte_:_un_besoin_de_boussole.html

G7 Environnement : les ministres aboutissent à un communiqué

G7 Environnement : les ministres aboutissent à un communiqué commun, hormis sur la question climatique

Les ministre de l’Environnement des sept États membres du G7 ont annoncé lundi 6 mai 2019 s’être entendu sur un communiqué conjoint, à l’issue de deux jours de réunion à Metz. Cependant, sur 53 paragraphes, 51 sont communs à toutes les parties et deux marquent les différences de position entre les États-Unis et les autres pays au sujet du climat. Une charte de la biodiversité, dite de Metz, a été également approuvée par les ministres des sept pays et de six autres, non membre du G7, invités par la présidence française.

Le G7 Environnement des 5 et 6 mai 2019 a abouti à l’adoption d’une charte de la biodiversité MTES

C’est d’un communiqué commun aux sept parties, hormis sur la question climatique, qu’a accouché la ministérielle environnement du G7 qui s’est tenue à Metz ces 5 et 6 mai 2019 (lire sur AEF info). Tandis que six États (Allemagne, Canada, France, Italie, Japon et Royaume-Uni) “réaffirment [l’]irréversibilité” de l’accord de Paris, “notent avec préoccupation les conclusions” du Giec montrant “que le monde n’avance pas assez vite pour éviter des bouleversements climatiques irréversibles et catastrophiques” et disent “leur détermination à présenter d’ici à 2020 des stratégies de développement à long terme à faibles émissions de gaz à effet de serre”, les États-Unis indiquent, notamment, “réit[érer] leur intention de se retirer de l’accord de Paris et réaffirment leur ferme volonté de promouvoir la croissance économique, la sécurité et l’accès énergétiques et la protection de l’environnement.”

Andrew Wheeler, administrateur de l’Agence américaine de protection de l’environnement (EPA), qui avait déclaré en plénière dimanche 5 mai qu’il ne fallait pas “voir que le scénario du pire sur le climat”, s’est félicité à l’issue de la réunion ministérielle d’un “G7 fort productif et fructueux” et d’un “dialogue robuste entre l’ensemble [des] nations”. Pour mémoire, les États-Unis présideront le G7 en 2020.

De leur côté, les six autres États indiquent qu’ils “travailleront à la reconstitution réussie du Fonds vert pour le climat” mais sans chiffrer cet engagement. Les ONG présentes à Metz en parallèle de la réunion ministérielle réclamaient un doublement des contributions de chaque pays en la matière.

53 PARAGRAPHES ET 9 CHAPITRES

En tout, le communiqué compte 53 paragraphes répartis en neuf chapitres, dont celui sur le climat. L’accent est mis tout d’abord sur la question des inégalités, priorité de la présidence française. Les sept ministres “réaffirment leur attachement à l’Agenda 2030” et se focalisent sur les “possibilités économiques inhérentes à la bonne gouvernance environnementale” ainsi que sur les inégalités en termes de pauvreté et de genre. Le communiqué note entre autres qu’en matière de gestion des déchets, “le secteur informel est un palliatif à une mauvaise gestion” dans “de nombreuses villes”.

Sur “le rôle de la science et de la recherche”, alors que ce lundi 6 mai a été marqué par la sortie de l’évaluation mondiale de la biodiversité par l’IPBES (lire sur AEF info), le “rôle majeur” de ce domaine dans “l’atteinte des ODD et dans l’élaboration des futurs objectifs” est souligné. La pollution aux microplastiques et sa “nécessaire” compréhension font également l’objet d’un paragraphe.

CHARTE POUR LA BIODIVERSITÉ

Un autre chapitre concernant la “mobilisation internationale” et le “leadership en faveur de la biodiversité” relate notamment l’adoption, un peu plus tôt dans la journée de lundi, d’une “charte de Metz pour la biodiversité”. Elle a été signée par les ministres des États membres du G7 ainsi que par ceux du Chili, des Fidji, du Gabon, du Mexique, du Niger et de la Norvège, “en présence de la ministre de l’Environnement de l’Égypte”, ce dernier pays ayant accueilli la dernière COP de la convention sur la diversité biologique, en 2018. Neuf pays non-membres du G7, plus l’Union européenne, étaient invités à Metz. L’Inde et l’Indonésie n’ont pas adhéré à cette charte.

Sur cinq pages, ce document liste dix points et trois engagements. Il s’agit entre autres de reconnaître “qu’il est important de traiter la biodiversité en tant qu’élément essentiel des dialogues du G7” et le rôle en la matière “des peuples autochtones et des communautés locales, des femmes et des jeunes”. Sans donner d’objectif chiffré là non plus, les États signataires indiquent vouloir “accélérer et intensifier [leurs] efforts pour mettre fin à la perte de biodiversité, valoriser, conserver, restaurer et utiliser judicieusement la biodiversité, en maintenant ainsi les services écosystémiques, en maintenant une planète en bonne santé et en procurant des avantages essentiels pour tous”. “Nous reconnaissons la nécessité de réaliser des investissements compatibles avec la réalisation des objectifs mondiaux en matière de biodiversité et de travailler à réformer les systèmes qui sont néfastes à la biodiversité”, mentionnent les signataires.

“Encourager l’engagement d’autres acteurs et parties prenantes” et “soutenir l’élaboration et la mise en œuvre d’un cadre mondial post-2020 pour la biodiversité” marquent les autres engagements. Il est par exemple envisagé par le ministère de la Transition écologique de proposer d’ouvrir cette charte à d’autres signatures lors du dialogue de Petersberg prévu du 12 au 14 mai en Allemagne.

“Il s’agit du point de départ de notre travail collectif”, a déclaré la secrétaire d’État française Brune Poirson lors de la signature. “C’est comme si nous étions tous sur la ligne de départ, prêts à prendre la course jusqu’à la COP 15, qui sera d’une importance fondamentale pour adopter un nouveau cadre mondial pour la biodiversité.” Ce document doit servir de “socle pour l’élaboration d’instruments de politiques publiques”.

“SOLUTIONS CONCRÈTES”

Alors que la présidence française avait annoncé des éléments “concrets” prenant la forme de coalitions, deux chapitres du communiqué conjoint promeuvent “des solutions concrètes pour l’environnement et leurs co-bénéfices” ainsi que des “solutions concrètes pour la biodiversité et leurs co-bénéfices”. Les rôles des entreprises, des peuples autochtones mais aussi des ONG et des institutions financières internationales y sont, entre autres, remarqués.

“Nous soulignons que la croissance et le développement économiques durables dépendent également de l’efficacité énergétique et de l’accès universel à des ressources énergétiques propres, abordables, efficaces, durables et modernes”, écrivent les parties. Concernant la biodiversité, le rôle des aires protégées est par exemple mentionné. Une “approche collaborative” est encouragée “pour améliorer la gestion durable des sols”, reliant différentes initiatives comme le partenariat pour les sols 4 pour 1 000. La question de la surexploitation forestière est également citée.

Les coalitions envisagées se voient pour l’instant essentiellement limitées à des “initiatives” présentées en plénière par les États qui les portent, en parallèle des négociations sur le fond. Elles sont une “demi-douzaine” à avoir été citées puis soutenues par certains des États présents, qu’ils soient membres ou non du G7. Il s’agit principalement de la prise en compte des inégalités de genre dans le financement de projets environnementaux (Great), de l’Initiative internationale pour les récifs coralliens (Icri), du Partenariat pour la survie des grands singes (Grasp), d’une initiative visant à mettre fin à la déforestation grâce à des chaînes d’approvisionnement agricoles durables, d’une sur la gestion durable des déchets, d’une autre sur l’efficacité des climatiseurs et enfin d’une initiative des “leaders internationaux pour la biodiversité”. Cette dernière a été lancée par le Canada et réunit à ce jour l’Allemagne, la France, l’Italie, le Japon et le Royaume-Uni côté G7, ainsi que l’Union européenne, les Fidji, le Mexique et la Norvège.

La présentation de coalitions réunissant acteurs publics et privés, cette fois avec des objectifs chiffrés, est attendue pour le sommet de Biarritz qui se déroulera fin août. Le but d’y rassembler à chaque fois des entreprises représentant “25 % des acteurs d’un marché”, pour atteindre un “point de bascule” rendant plus coûteux de ne pas rejoindre la coalition que d’y participer, a été énoncé par Brune Poirson en plénière.

PAS DE MENTION DES SUBVENTIONS “NÉFASTES”

Au chapitre “Finance durable et biodiversité”, les ministres prennent “note” dans leur communiqué la publication des rapports de l’OCDE (lire sur AEF info) et du WWF et d’Axa (lire sur AEF info) et “soulign[ent] l’importance de soutenir les flux financiers les plus cohérents avec [les] objectifs environnementaux”.

Pour autant, la question des subventions néfastes à l’environnement n’a pas été “pointée”, a indiqué le ministre François de Rugy en conférence de presse alors que le rapport publié ce lundi par l’OCDE estime que le montant des financements néfastes à la biodiversité est dix fois plus important que les dépenses favorables. “Tout le monde n’en a pas la même interprétation”, a-t-il commenté avant d’affirmer : “Tout le monde n’en a pas la même interprétation, même en France […]. En France nous n’avons pas de subvention aux énergies fossiles mais il peut y avoir des différences de taxes sur telle ou telle utilisation de l’énergie”, a-t-il commenté. Les ONG critiquent en effet les taux de taxation énergétique plus bas dont bénéficient certains secteurs (aviation, agriculture, taxis, BTP, etc.).

D’autres points sont consacrés aux “ressources et efficacité énergétique” ainsi qu’aux océans. Au sujet de ces derniers, le ministre de l’environnement nippon, Yoshiaki Harada, a rappelé à l’issue de la réunion avoir présenté une initiative sur les déchets plastiques dans les océans et “espér[er] qu’à l’occasion du G20 les efforts pourront être concentrés pour apporter des résultats concrets sur cette question”. Le Japon n’avait pas adhéré, en 2018 au Canada, à la charte du G7 sur les plastiques dans les océans (lire sur AEF info). Il a aussi précisé qu’avant la ministérielle environnement du G20, qui aura lieu dans son pays en juin, celui-ci adoptera une “stratégie de long terme” fondée sur l’accord de Paris et visant des “émissions de carbone nettes nulles”.

Inégalités : un rapport pointe la face noire du marché du travail

La deuxième édition du rapport de l’association indépendante souligne toujours l’écart entre « les paroles et les actes »qui nourrit le sentiment d’injustice. Le tableau brossé « ne pousse pas à l’optimisme », selon ses auteurs qui constatent, statistiques à l’appui, que les plus pauvres continuent de s’apauvrir, que les classes moyennes continuent de stagner ou que l’école – sans être la championne du monde des inégalités – continuent de pêcher entre ses objectifs véhiculés et les « privilèges » dont jouissent les plus diplômés.

Et pourtant, s’il n’a rien de « providence », le modèle social français « n’est pas à l’agonie. Notre pays demeure l’un de ceux où il fait le meilleur vivre », souligne le rapport.

‪Inégalités : un rapport pointe la face noire du marché du travail https://www.lesechos.fr/economie-france/social/030358558312-inegalites-un-rapport-pointe-la-face-noire-du-marche-du-travail-2090532.php‬

Le 15e baromètre de la finance solidaire Finansol-La Croix

En 2016, les produits d’épargne à vocation sociale et environnementale ont collecté près de 10 milliards d’euros.
Les petits ruisseaux font les grandes rivières. L’argent que les ménages mettent de côté année après année avec le souci de soutenir des projets à forte utilité sociale ou environnementale a fini par constituer une cagnotte de près de 10 milliards d’euros. Grâce à 1,3 milliard collecté en 2016, l’encours d’épargne solidaire atteignait précisément 9,76 milliards d’euros au 31 décembre selon le quinzième baromètre Finansol-La Croix publié lundi 22 mai.
* Finance solidaire : un écosystème vertueux en plein essor, souvent ignoré
* Des propositions pour favoriser l’envol de la finance solidaire
Ces fonds – dont tout au partie sont investis dans des projets solidaires – ont financé, à hauteur de 280 millions d’euros en 2016, des associations luttant contre l’exclusion, la dépendance ou pour le recyclage.

http://www.la-croix.com/Economie/Economie-solidaire/Le-15e-barometre-finance-solidaire-Finansol-Croix-2017-05-19-1200848541?id_folder=1200848541&position=2