Pacte du Pouvoir de Vivre (PPV)

Pour le pouvoir de vivre et d’agir

Début 2020, une crise sanitaire mondiale a surgi dans nos existences et a tout bousculé sur son passage. En France, elle a mis en lumière les urgences sociales, et amplifié les crises successives qui bousculent nos sociétés depuis plusieurs années : crises sociétale, économique, financière, bancaire, sociale et environnementale. Le défi climatique, avec ses conséquences toujours plus concrètes sur la planète, fait craindre des bouleversements sans précédent. Le creusement des inégalités menace la cohésion de notre pays. Nous sommes entrés dans une ère d’incertitudes porteuses de doutes et de peurs pour notre avenir et celui des générations futures

https://www.pactedupouvoirdevivre.fr/actualites?page=2

En vue de l’élection présidentielle, le Pacte du pouvoir de vivrea conçu 90 propositions ambitieuses, réalistes et construites collectivement, visant à dessiner un chemin pour une société du pouvoir de vivre. Ces propositionsseront présentées au cours de différents webinaires.

Un webinair s’est tenu  le 13 janvier 2022,

où Ghislaine Hierso, trésorière des Petits Débrouillards, a présenté les propositions 25 à 28, relatives au pouvoir de s’éduquer.

Sur Linkedin :

https://www.linkedin.com/posts/les-petits-d-brouillards_le-pacte-du-pouvoir-de-vivre-vu-par-les-activity-6918274551646715904-KCPv?utm_source=linkedin_share&utm_medium=ios_app

Sur Twitter :

https://twitter.com/pouvoirdevivre/status/1512438326342692872?s=21

Une chose est sûre : la durabilité doit être ancrée dans la société toute entière

 

Considérer le dérèglement climatique comme la seule urgence environnementale de portée véritablement globale, est une erreur. L’urgence climatique, bien sûr, est évidente et pas secondaire. Elle se manifeste malheureusement au quotidien, même si elle peut être observée de manière différenciée  et différée dans le temps et selon  les zones géographiques.  Mais l’urgence environnementale  ne se réduit pas à l’urgence climatique.

En effet, les bouleversements fondamentaux à l’oeuvre en matière de biodiversité doivent nous interpeller tout autant. Le vivant disparaît actuellement à un rythme inconnu jusqu’ici  sur  notre  planète.  Les  premières  causes d’effondrement de la biodiversité restent la destruction des habitats, les pollutions  généralisées  des  écosystèmes  et  les  destructions directes des espèces. Naturelle-ment, ces différents facteurs interagissent et il en résulte une aggravation et une accélération des perturbations environnementales. Mais c’est bien le vivant qui est l’indicateur le plus intégrateur de toutes les atteintes environne-mentales faites à notre planète.

La  modification  des  écosystèmes,  les  sècheresses,  inondations,  tempêtes,  problèmes sanitaires, les enjeux d’approvisionne-ment  en  alimentation  et  en  eau  sont  très  perceptibles. Les conséquences des changements  climatiques  se  font  d’ores  et  déjà  ressentir  et  pourraient  s’accentuer  si  les  États  persistent à ne pas prendre de réelles décisions contraignantes.

Les activités économiques et industrielles produisent un impact de plus en plus prégnant sur l’environnement et sur les équilibres sociaux. Malgré  plusieurs  crises  écologiques,  économiques et sociétales survenues dans le monde, la  situation  environnementale  s’aggrave  et,  depuis près de 50 ans, les inégalités augmentent dans presque tous les pays du monde.

Au fur et à mesure de l’avancée des con-naissances scientifiques sur des enjeux comme le réchauffement climatique, la disparition de la biodiversité ou la quantité de plastique pré-sente dans les océans, il faut se rendre à l’évidence  de  la  nécessité  à  trouver  un  modèle  économique plus juste, susceptible de per-mettre d’assurer nos besoins sans détruire notre écosystème.

Il faut souligner que les premiers rapports formulant  cette  nécessité  datent  des  années  1970, notamment avec la publication du rap-port du Club de Rome (1972) et du rapport Brundtland (1987) , “Notre avenir à tous”, même si certains philosophes, comme Henri David Thoreau et Hans Jonas, ont très tôt mis en avant les problèmes que pose la civilisation technicisée…..

https://confrontations.org/category/europe-durable-energie/page/2/

la revue 133 de ConfrontationsEurope

Cf dans la revue 133 de ConfrontationsEurope qui sera publiée le 2/02/2022 :

  • un article que j’ai rédigé sur la Transition environnementale; une chose est sûre : la durabilité doit être ancrée dans la société toute entière.
  • Et un article « Pour un pacte vert solidaire» de Sarah Coupechoux et Hélène Denise de la Fondation Abbé Pierre

Et plusieurs articles sur l’Europe et la Santé , la transition Envtale et énergétique etc..

https://confrontations.org/la-revue/

Les Taties Flingueuses : l’eau, cette molécule magique et si précieuse

Cf le podcast des #tatiesflingueuses

dédié à la question de l’eau.

Combien faut-il de litres d’eau pour produire un demi de bière ? Vous ne vous êtes peut-être jamais la question, pourtant la réponse est étonnante, voir inquiétante quand on connaît la rareté de l’eau sur le globe. Les Taties font le point et un petit tour de la question dans cet épisode passionnant : cycle de l’eau, pollution des cours d’eau, gaspillage, imperméabilisation des sols, surconsommation… avec des constats détaillés mais aussi des solutions à explorer. 

https://podcast.ausha.co/taties-flingueuses/les-taties-flingueuses-l-eau-cette-molecule-magique-et-si-precieuse-episode-14

Compétitivité industrielle, transition environnementale et autonomie stratégique : quel avenir pour l’économie circulaire en Europe ?

Posted on 20 octobre 2021

En amont de la PFUE et dans le cadre des objectifs du Pacte Vert européen, Confrontations Europe revient sur l’enjeu de l’économie circulaire et propose 16 recommandations politiques afin d’en accélérer son développement à l’échelle européenne.

Contributeurs :

  • Sylvie Bénard, Fondatrice de la Dame à la Licorne
  • Axel Darut, Responsable des affaires européennes de Citeo
  • Michel Derdevet, Président de Confrontations Europe
  • Thomas Dorget, Délégué Général de Confrontations Europe
  • Pierre Fouquet, Chargé de mission de Confrontations Europe
  • Ghislaine Hierso, Présidente de l’association Planethon365S, membre de la plateforme RSE, Secrétaire du Bureau de Confrontations Europe
  • Charlotte Petit, Chargée de mission affaires européennes de Citeo

Les entreprises et citoyens européens produisent environ 2,3 milliards de tonnes de déchets par an, principalement issus de la construction, des mines et de l’industrie. Parallèlement, ce sont 224,5 millions de tonnes de déchets ménagers qui ont été produites en 2020, représentant 1,2 kilogramme par jour et par personne en Europe.

Au niveau mondial, les ressources naturelles sont aujourd’hui extraites trois fois plus vite qu’en 1970. Sous l’effet de l’urbanisation rapide et de la croissance démographique, la Banque mondiale affirme que la quantité de déchets produite chaque année dans le monde devrait atteindre 3,4 milliards de tonnes au cours des trois prochaines décennies.

Dans ce contexte, le concept d’économie circulaire prend racine dans la publication du rapport du Club de Rome intitulé « the limits to growth », ou « rapport Meadows », en 1972. La notion de « développement durable » sera elle, formalisée dans le rapport Bruntland en 1987.

Dès les années 1980, le concept de « Cradle-to-Cradle » (du berceau au berceau), qui s’appuie sur le concept initial du « Cradle-to-Grave » (du berceau à la tombe), a contribué au développement de la notion d’économie en boucle. En 2000, le Japon est l’un des premiers pays à concevoir un modèle de développement basé sur la circularité des ressources, à travers la mise en place d’une « Société respectueuse du cycle des matières » qui entrainera une initiative internationale du gouvernement japonais sous la dénomination d’initiative 3R (Reduce, Reuse, Recycle).

Malgré cette abondance de concepts, les frontières de l’économie circulaire restent encore à clarifier à ce jour. La notion s’est tout de même partiellement formalisée dans les années 2010, avec la publication de travaux comme ceux de la Commission européenne, notamment à travers son Centre Commun de recherche (JRC), de la fondation Ellen MacArthur en 2013 et de l’Institut National de l’Économie Circulaire (INEC), créé en France cette même année. L’économie circulaire s’oppose en tous cas à la notion d’économie linéaire, dominant depuis deux siècles, qui repose sur l’extraction ou la récolte de ressources infinies, la fabrication et l’assemblage des produits, leur distribution, leur consommation et enfin, la production et la destruction de déchets.

L’économie circulaire se fonde historiquement sur la valorisation de ces déchets, considérés comme une ressource nouvelle. Mais pour y arriver, les opérations de valorisation des déchets (réutilisation, réemploi, recyclage, valorisation énergétique) supposent de réunir un certain nombre de conditions qui dépassent la seule filière du recyclage (écoconception, traitement des substances dangereuses, etc.). Par conséquent, la définition minimale de l’économie circulaire qui couvrirait uniquement les opérations de recyclage ne répond pas aux enjeux et objectifs actuels liés à la transition environnementale et aux objectifs de neutralité carbone de l’économie européenne à l’horizon 2050. Dans son acception élargie, la notion d’économie circulaire doit inclure l’intégralité du cycle de vie du produit, en intégrant la limitation des ressources consommées pour sa production, et la prolongation de sa durée de vie, renforçant ainsi la durabilité de la chaine de production. Selon l’ADEME, l’économie circulaire peut se définir « comme un système économique d’échange et de production qui, à tous les stades du cycle de vie des produits (biens et services), vise à augmenter l’efficacité de l’utilisation des ressources et à diminuer l’impact sur l’environnement tout en développant le bien être des individus ».

La pandémie de Covid-19 et ses conséquences ont mis en évidence la nécessaire transformation de notre modèle de société. La crise sanitaire a notamment souligné, dans un contexte de pénurie mondiale de certains médicaments, équipements de santé et matières premières, l’interdépendance des marchés et la fragilité des chaines d’approvisionnements. Ce constat d’un modèle socioéconomique à bout de souffle doit nous conduire à de nouvelles ambitions en matière de neutralité carbone, dont le développement de l’économie circulaire peut être un levier. Véritable moteur de l’économie européenne, le modèle de consommation et de production linéaire n’est désormais plus compatible avec les impératifs de la transition environnementale de l’Union européenne (UE). Il devient désormais nécessaire de faire « plus avec moins ». L’UE l’a compris et a décidé de montrer l’exemple concernant la transition de son modèle vers une économie circulaire, à travers son premier plan d’action pour l’économie circulaire en 2015 et le nouveau plan, adopté dans le cadre du Pacte vert, en 2020. En matière de politique économique et environnementale, l’UE, par la masse critique de son marché, son nombre élevé de consommateurs et ses compétences, constitue l’échelle pertinente pour orienter efficacement les politiques publiques dans ce domaine. Afin d’accompagner ces transitions environnementales, économiques et géopolitiques en matière d’économie circulaire, l’UE doit avancer vers l’harmonisation des réglementations et des pratiques en vigueur au sein du marché unique (I), le renforcement des synergies public-privé (II) et la mise en place d’incitations fiscales et financières (III).

https://confrontations.org/pdeweverconfrontations-org/competitivite-industrielle-transition-environnementale-et-autonomie-strategique-quel-avenir-pour-leconomie-circulaire-en-europe-2/

Pesticides et santé : les conclusions inquiétantes de l’expertise collective de l’Inserm

Cancers, troubles cognitifs, maladies neurodégénératives, endométriose… Les experts mandatés par l’Institut national de la santé et de la recherche médicale ont dressé le tableau le plus exhaustif à ce jour des effets de l’exposition à ces produits.

Par Stéphane Foucart

.

Les preuves des liens entre l’exposition aux pesticides et la survenue de nombreuses maladies ne cessent de se renforcer. C’est la conclusion saillante de l’expertise collective pilotée par l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), dont les principaux résultats ont été présentés, mercredi 30 juin, au cours d’un colloque de restitution qui a réuni plus de 800 personnes, selon Gilles Bloch, le directeur général de l’Inserm.

Lire aussi

Du glyphosate aux SDHi, les ressorts de la controverse

Cancers, lymphomes, troubles anxiodépressifs, érosion des capacités cognitives et maladies neurodégénératives, troubles du développement de l’enfant, pathologies respiratoires, perturbations hormonales : pendant plus de deux ans, une quinzaine de scientifiques de plusieurs disciplines ont examiné la littérature scientifique internationale afin d’objectiver les liens entre différents types de maladies et l’exposition aux pesticides, pour une variété de populations (agriculteurs et travailleurs agricoles, employés de l’industrie, riverains des parcelles traitées, etc.).

C’est la seconde fois que les experts mandatés par l’Inserm se confrontent à l’exercice. La dernière expertise collective sur le sujet — et première du genre — remonte à 2013. Elle a notamment participé, a expliqué en substance M. Bloch, à la reconnaissance de deux maladies professionnelles des agriculteurs travaillant au contact des pesticides : les lymphomes non hodgkiniens (LNH, des cancers du système lymphatique) et la maladie de Parkinson.

Lire aussi

Une vaste étude confirme les risques de cancer encourus par les agriculteurs français

Sans surprise, l’accumulation de nouvelles connaissances confirme, huit ans plus tard, la présomption « forte » d’un lien entre l’exposition professionnelle aux pesticides et ces deux maladies. De même que, avec le myélome multiple, le cancer de la prostate, la broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO) et la bronchite chronique, ou encore des troubles cognitifs (mémoire, attention, raisonnement, etc.). L’expertise ajoute qu’une présomption « moyenne » d’un lien avec l’exposition professionnelle aux pesticides a été identifiée « pour la maladie d’Alzheimer, les troubles anxiodépressifs, certains cancers (leucémies, système nerveux central, vessie, rein, sarcomes des tissus mous), l’asthme et les sifflements respiratoires, et les pathologies thyroïdiennes ».

Un lien entre exposition prénatale et tumeurs cérébrales

Les enfants des personnes les plus exposées sont aussi potentiellement concernés. « L’exposition domestique pendant la grossesse est associée à une augmentation d’environ 50 % du risque de leucémies de l’enfant, a expliqué l’épidémiologiste Stéphanie Goujon (Inserm, université Paris-Descartes), coautrice de l’expertise. Et le risque de leucémie aiguë myéloïde est environ triplé pour les enfants dont les mères ont été les plus exposées professionnellement. » Un lien fort entre exposition prénatale et tumeurs cérébrales de l’enfant a également été relevé.

Si les professionnels sont à l’évidence en première ligne, les riverains des exploitations peuvent aussi être concernés par des excès de risque, pour certaines maladies. « Les populations riveraines des zones agricoles peuvent être concernées par la dérive des produits épandus sur les cultures, écrivent les experts. En effet, des études suggèrent une influence de la proximité avec les zones agricoles sur la contamination par les pesticides du lieu de vie, variable selon les substances, leur mode d’application et la manière d’estimer l’exposition. »

Les experts écrivent ainsi que plusieurs études « suggèrent un lien entre l’exposition des riverains des terres agricoles et la maladie de Parkinson, et également entre la proximité résidentielle à des zones d’épandages de pesticides (dans un rayon inférieur à 1,5 km) et le comportement évocateur des troubles du spectre autistique chez l’enfant ». Toutefois, le niveau de preuve demeure ici « faible », selon l’expertise collective. De tels effets sur le développement neuropsychologique de l’enfant à naître sont toutefois mis en évidence avec un niveau de preuve fort à mesure que les taux de certaines substances insecticides (organophosphorés, pyréthrinoïdes) augmentent chez la mère pendant sa grossesse.

Lire aussi

Les règles d’épandage de pesticides en partie invalidées par le Conseil constitutionnel

Une préoccupation grandissante du public

Fait nouveau comparé au rapport de 2013, les experts se sont penchés sur une maladie très fréquente, qui touche 5 % à 10 % des femmes : l’endométriose. Les études épidémiologiques sont encore peu solides, mais les experts ont avancé des mécanismes biologiques susceptibles de lier un grand nombre de pesticides à une augmentation du risque de développer cette maladie douloureuse et parfois invalidante. « En particulier, il est possible que des perturbations du système immunitaire induites par certaines molécules soient liées à cette maladie, selon le toxicologue Xavier Coumoul (Inserm, université Paris-Descartes), coauteur de l’expertise. C’est une hypothèse de travail très importante. »

De nombreuses substances étudiées par les experts sont aujourd’hui proscrites. Mais plusieurs d’entre elles persistent dans l’environnement, la population y étant ainsi toujours exposée. Par exemple, l’expertise rappelle qu’en 2017 des pesticides étaient retrouvés dans 80 % des masses d’eau souterraines, « un quart d’entre elles dépassant le seuil réglementaire ». Parmi les 300 substances détectées, ajoutent les experts, « 40 % sont des substances actuellement interdites ».

Lire aussi

Les pesticides polluent aussi l’air que respirent les Français

Dans son discours de clôture du colloque, l’épidémiologiste Rémy Slama, directeur de l’institut de santé publique à l’Inserm, a rappelé la préoccupation grandissante du public sur le sujet. « Cette préoccupation est justifiée par le niveau d’exposition général et généralisé qu’on constate et que cette expertise nous rappelle », a-t-il déclaré. « Quand on fait des études de biosurveillance, c’est chez presque 100 % des individus qu’on va retrouver l’une ou l’autre des familles de pesticides, que ce soit chez les femmes enceintes, les nouveau-nés ou le reste de la population », a précisé M. Slama.

Dans l’attente du rapport complet

Pour considérable qu’il soit, le travail conduit par les experts de l’Inserm n’épuise pas le sujet, tant s’en faut. Au cours du colloque, plusieurs scientifiques et membres de la société civile ont ainsi interrogé les experts sur les liens possibles entre certains troubles en augmentation – allergies, inflammation chronique des intestins, maladie cœliaque – et l’exposition aux pesticides. La présentation des résultats n’incluait pas de telles évaluations. De même, les effets de nombreuses familles chimiques sont explorés, mais certaines semblent quasi absentes du tableau, comme les néonicotinoïdes – les insecticides pourtant les plus utilisés au monde depuis trois décennies.

Lire aussi

Néonicotinoïdes : la LPO attaque Bayer et Nufarm pour le déclin des oiseaux des champs

On ne connaît toutefois pas encore toute la richesse du travail mené par les experts. L’Inserm a en effet refusé aux médias et aux scientifiques l’accès au rapport complet de l’expertise avant le colloque de restitution, seuls le résumé et une synthèse étant accessibles. Interrogé, l’institut précise qu’il ne donnera pas accès à la version électronique du rapport avant six mois, afin de ne pas obérer la commercialisation de la version imprimée, proposée par l’éditeur EDP Sciences pour la somme de 80 euros.

L’autorisation du Roundup 360 annulée

La Cour administrative d’appel de Lyon (Rhône) a confirmé, mardi 29 juin, l’annulation de l’autorisation de mise sur le marché du Roundup Pro 360, un herbicide à base de glyphosate. L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) avait fait appel du jugement du tribunal administratif de Lyon, le 15 janvier 2019. Saisi par le Comité de Recherche et d’Information Indépendantes sur le génie génétique (Criigen), celui-ci avait annulé l’autorisation de mise sur le marché, délivrée en 2017 par l’agence à l’herbicide commercialisé par Bayer. Dans son arrêt, la cour s’appuie sur le principe de précaution, inscrit dans la Charte de l’environnement, annexée à la Constitution. « Cet arrêt est essentiel dans la mesure où, au-delà de ce Roundup, il met en cause l’appréciation faite par l’Anses du principe de précaution dans la délivrance des autorisations de mise sur le marché de produits à base de glyphosate », estime l’avocate Corinne Lepage, qui représentait le Criigen dans cette affaire.

https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/07/01/pesticides-et-sante-les-conclusions-inquietantes-de-l-expertise-collective-de-l-inserm_6086451_3244.html#xtor=AL-32280270-%5Bdefault%5D-%5Bios%5D Pesticides et santé : les conclusions inquiétantes de l’expertise collective de l’Inserm

Dérèglement climatique : l’humanité à l’aube de retombées cataclysmiques, alerte un projet de rapport du GIEC

Pénurie d’eau, exode, malnutrition, extinction d’espèces… La vie sur terre telle que nous la connaissons sera inéluctablement transformée par le dérèglement climatique quand les enfants nés en 2021 auront 30 ans, voire plus tôt, alerte un projet de rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) de l’Organisation des Nations Unies (ONU), dont le contenu a été dévoilé, mercredi 23 juin, par l’Agence France-Presse.

Quel que soit le rythme de réduction des émissions de gaz à effet de serre, les impacts dévastateurs du réchauffement sur la nature et l’humanité qui en dépend vont s’accélérer, assurent des centaines de scientifiques rattachés au GIEC, et devenir douloureusement palpables bien avant 2050.

« La vie sur terre peut se remettre d’un changement climatique majeur en évoluant vers de nouvelles espèces et en créant de nouveaux écosystèmes, note le résumé technique de 137 pages. L’humanité ne le peut pas. »

https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/06/23/dereglement-climatique-l-humanite-a-l-aube-de-retombees-cataclysmiques-alerte-le-giec_6085284_3244.html#xtor=AL-32280270-%5Bdefault%5D-%5Bios%5D

Crise climatique et de la biodiversité : 50 spécialistes mondiaux appellent à une lutte commune

 

#GIEC et #IPBES #débatcommun

Comment le #dérèglement #climatique aggrave-t-il l’#érosion de la #biodiversité, et comment la #destruction du #vivant accélère-t-elle le #réchauffement ? Quelles #solutions pourraient permettre de répondre simultanément à ces deux #défis majeurs ? Des compromis sont-ils parfois nécessaires ? Pour la 1ère fois, 50 des plus grands spécialistes mondiaux de la biodiversité et du climat publient, jeudi un rapport commun sur le sujet. Ils y affirment l’impérieuse nécessité d’aborder conjointement ces #crises pour espérer les résoudre.

« Le changement climatique menace de plus en plus la nature et les services qu’elle rend aux populations, a expliqué le climatologue Hans-Otto Pörtner, coprésident du comité de pilotage scientifique du rapport. Plus le monde se réchauffe, moins il y a de #nourriture ou d’#eaupotable dans de nombreuses régions. Les changements de biodiversité, à leur tour, affectent le climat, en particulier par le biais d’#impacts  sur les #cycles du #carbone et de l’eau. Un avenir mondial #durable  est encore réalisable, mais il nécessite un changement radical. »

Ce rapport est le fruit d’un atelier virtuel #GIEC et #IPBES. 1ere  collaboration entre ces 2 organismes qui évaluent l’état des connaissances #scientifiques sur ces 2 thématiques.

https://www.lemonde.fr/climat/article/2021/06/10/crise-climatique-et-de-la-biodiversite-50-specialistes-mondiaux-appellent-a-une-lutte-commune_6083616_1652612.html

« Le “biodiversité-scepticisme”, plus discret que celui contre le dérèglement climatique, est en un sens bien plus inquiétant »

 

« Le “biodiversité-scepticisme”, plus discret que celui contre le dérèglement climatique, est en un sens bien plus inquiétant »

La relativisation et le déni de l’effondrement de la biodiversité se construisent aujourd’hui dans les revues scientifiques les plus cotées, observe avec inquiétude Stéphane Foucart, journaliste au « Monde », dans sa chronique.

Souvenez-vous, c’était il y a dix ans. Aussitôt publié, chaque article de presse, chaque reportage, chaque entretien détaillant les effets en cours et à venir du changement climatique était relativisé, attaqué, suspecté d’alarmisme, de militantisme, etc. Chacun se positionnait de part et d’autre de ce qui semblait une authentique controverse savante. En réalité, de réelle dispute scientifique, il n’a jamais existé : ce n’est qu’en faisant le siège des plateaux de télévision, des rayonnages des librairies et des couvertures des hebdomadaires, qu’une dizaine de bateleurs sont parvenus, en France, à implanter le climatoscepticisme dans l’opinion.

Un nouveau « scepticisme » voit le jour. Il s’attaque à l’autre grande crise environnementale, celle de la biodiversité ; il est sans doute déjà à l’œuvre dans le choix du gouvernement de réduire fortement son soutien à l’agriculture biologique. Plus discret que son jumeau climatique, ce « biodiversité-scepticisme » est en un sens bien plus inquiétant. Car il s’enracine dans la littérature savante elle-même. Ce n’est pas dans les talk-shows des chaînes d’information en continu qu’il se construit, mais dans les revues scientifiques les plus cotées.

https://www.lemonde.fr/idees/article/2021/05/24/le-biodiversite-scepticisme-plus-discret-que-celui-contre-le-dereglement-climatique-est-en-un-sens-bien-plus-inquietant_6081238_3232.html

Responsabilité numérique des entreprises : enjeux des données, environnementaux et sociaux

Responsabilité numérique des entreprises : enjeux des données, environnementaux et sociaux

Empreinte environnementale croissante, inégalités liées à l’illectronisme, transformation de l’organisation du travail et développement des plateformes … l’impact social et environnemental du numérique est loin d’être immatériel. C’est pourquoi la Plateforme RSE formule cinquante-six recommandations pour des entreprises numériquement responsables tout au long de la chaîne de valeur des produits, sur les plans règlementaire, éthique, sociétal et environnemental.

La Plateforme RSE s’est appuyée sur de nombreuses auditions pour formuler 56 recommandations, afin d’encourager la mise en œuvre de la responsabilité numérique des entreprises comme pilier de la RSE.

Sont intervenus :

  • Bettina Laville, animatrice du groupe de travail ;
  • Ghislaine Hierso et Geoffroy de Vienne, co-rapporteurs.

Consulter aussi les avis “Responsabilité numérique des entreprises.1 L’enjeu des données.” ainsi que “Responsabilité numérique des entreprises.2 Enjeux environnementaux et sociaux

https://www.strategie.gouv.fr/infographies/responsabilite-numerique-entreprises-enjeux-donnees-environnementaux-sociaux