Faut-il remettre en question les bienfaits de l’éducation ?

 
C’est d’abord une étude de France Stratégie, organisme rattaché au cabinet du Premier Ministre, qui critique l’usage systématique qui est fait de la formation professionnelle pour lutter contre le chômage de masse. France Stratégie rappelle en effet les efforts constants accomplis depuis des années dans ce domaine : multiples plans de formation des demandeurs d’emploi, « préparations opérationnelles à l’emploi » (POE) collectives ou individuelles, « emplois d’avenir »… Le tout pour des résultats bien décevants : en dépit de ces efforts, le chômage se maintient à un niveau très élevé (autour de 9,5 % des actifs), alors que la plupart des pays voisins sont parvenus à le réduire significativement. Et dans le même temps, un nombre élevé de postes ne trouvent pas preneur.

Aussi le rapport de France Stratégie préconise-t-il d’en finir avec le principe du « tout formation ». A la place, l’organisme propose deux pistes : « mieux prendre en compte les spécificités des métiers et des secteurs », d’une part ; et d’autre part, faire en sorte que les entreprises (et leurs DRH) s’attachent à mieux cerner leurs besoins de compétences afin « d’améliorer les processus de recrutement et l’efficacité des formations« .

Dans un tout autre registre, l’essayiste Emmanuel Todd, avec son dernier opus (« Où en sommes-nous ? Une esquisse de l’histoire humaine », édité chez Seuil), dont le Monde vient de publier des extraits en exclusivité, livre une analyse tout aussi dérangeante. Il établit en effet un lien étroit entre la montée des inégalités que l’on observe un peu partout dans le monde – et notamment en France – et l’essor de l’enseignement supérieur.

Faut-il remettre en question les bienfaits de l’éducation ?

L’INDUSTRIE DU FUTUR : LA FRANCE SE PRÉPARE AU FUTUR DE SON INDUSTRIE

Robots et capteurs, simulation et connectivité, intégration de la culture digitale et bouleversement des modèles économiques, l’industrie se transforme en profondeur. Cette mutation est organisationnelle autant que technologique. Toutes les entreprises françaises n’ont pas encore pris conscience des changements profonds qui nécessitent une adaptation du dialogue social patronat-syndicats.
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L’Alliance Industrie du Futur, un partenariat public-privé présidé par Philippe Darmayan, le patron d’ArcelorMittal France, regroupe une trentaine d’associations représentant l’ensemble de l’industrie française. Émanation des 34 plans de la Nouvelle France industrielle d’Arnaud Montebourg, devenus en 2015 les 10 solutions lorsqu’un certain Emmanuel Macron occupait le ministère de l’Économie, l’AIF oeuvre pour la modernisation et la transformation de l’industrie française en accompagnant particulièrement les PME et les ETI.
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PRISE DE CONSCIENCE ET PLAIDOYER POUR LE DIALOGUE
Les syndicats ont saisi l’enjeu et publié des manifestes qui résument leur pensée sur l’impact de la transformation numérique.
« Le numérique traverse toute la société, dont l’industrie. Devant ces technologies, nous ne sommes ni dans le rejet, ni dans l’éblouissement. Pour sortir de la spirale, il faut une économie forte qui passe par une industrie forte et moderne », affirme Marie-Claire Cailletaud, membre de la direction nationale de la CGT en charge des questions de développement industriel, durable et numérique.

https://www.latribune.fr/edition-quotidienne/29-08-2017/focus/l-industrie-du-futur-la-france-se-prepare-au-futur-de-son-industrie-6042.html#xtor=EPR-2-%5BLe+Quotidien%5D-20170829

Countries are progressing too slowly on green growth

Countries are progressing too sMany countries have become more efficient in using natural resources and the services provided by the environment, generating more economic output per unit of carbon emitted and of energy or raw materials consumed. Yet progress is too slow, and if emissions embodied in international trade are included, advances in environmental productivity are more modest, a new OECD report shows.

Green Growth Indicators 2017 uses a range of indicators covering everything from land use to CO2 productivity and innovation to show where 46 countries rank on balancing economic growth with environmental pressures over 1990 to 2015. It finds that Denmark, Estonia, the United Kingdom, Italy and the Slovak Republic have made the most progress on green growth since 2000.

The report shows that no country is performing well on all green growth dimensions and most of the countries studied have yet to fully disconnect economic growth from fossil fuel use and pollutant emissions. Progress has often been insufficient to preserve the natural asset base or relieve pressure on ecosystems and on natural environmental services such as water purification and climate regulation.
“While there are signs of greening growth, most countries show progress on just one or two fronts and little on the others,” said OECD Environment Director Simon Upton. “We need much greater efforts across the board if we are to safeguard natural assets, reduce our collective environmental footprint and sever the link between growth and environmental pressures.”

The report shows that since the 1990s all OECD and G20 countries have increased their overall environmentally-adjusted productivity – a way of measuring economic productivity that accounts for pressures like pollution and the use of natural resources.

http://www.oecd.org/environment/green-growth-indicators-2017-9789264268586-en.htm

http://www.oecd.org/greengrowth/countries-are-progressing-too-slowly-on-green-growth.htm?utm_source=Adestra&utm_medium=email&utm_content=»%20OECD%20press%20release&utm_campaign=Green%20Growth%20Indicators%202017&utm_term=demo

Vision prospective partagée des emplois et des compétences – la filière numérique | France Stratégie

Dans un contexte d’incertitude forte, dresser un diagnostic partagé et partageable sur l’évolution de l’emploi, des métiers et des compétences dans la filière numérique peut s’avérer difficile. Le rapport tente de répondre à ce défi en présentant une analyse des évolutions et enjeux des métiers cœur du numérique.

Renouveler les démarches de prospective des emplois et des compétences : une expérimentation dans la filière numérique
France Stratégie, avec l’appui du Céreq, a conduit une expérimentation autour de la construction d’une vision prospective partagée des emplois et des compétences de la filière numérique, en réponse à la sollicitation du Conseil national de l’industrie fin 2015.

http://www.strategie.gouv.fr/rapport/vision-prospective-partagee-emplois-competences-filiere-numerique

La France a une grande proportion de travailleurs confrontés à des niveaux élevés de stress au travail: l’OCDE

L’édition 2017 des Perspectives de l’emploi de l’OCDE présente un examen des évolutions récentes du marché du travail au niveau international, ainsi que les perspectives à court terme. Elle contient également des chapitres sur : l’évaluation comparative des performances du marché du travail présentée dans le tableau de bord de la nouvelle Stratégie pour l’emploi de l’OCDE; la résilience du marché du travail à la suite de la crise mondiale; le rôle du changement technologique et de la mondialisation dans la transformation des marchés du travail; et les principales différences entre pays dans les accords de négociation collective.

➡bit.ly/1fraBQW PDF

http://www.oecd.org/fr/france/Employment-Outlook-France-FR.pdfq

Inégalités : un rapport pointe la face noire du marché du travail

La deuxième édition du rapport de l’association indépendante souligne toujours l’écart entre « les paroles et les actes »qui nourrit le sentiment d’injustice. Le tableau brossé « ne pousse pas à l’optimisme », selon ses auteurs qui constatent, statistiques à l’appui, que les plus pauvres continuent de s’apauvrir, que les classes moyennes continuent de stagner ou que l’école – sans être la championne du monde des inégalités – continuent de pêcher entre ses objectifs véhiculés et les « privilèges » dont jouissent les plus diplômés.

Et pourtant, s’il n’a rien de « providence », le modèle social français « n’est pas à l’agonie. Notre pays demeure l’un de ceux où il fait le meilleur vivre », souligne le rapport.

‪Inégalités : un rapport pointe la face noire du marché du travail https://www.lesechos.fr/economie-france/social/030358558312-inegalites-un-rapport-pointe-la-face-noire-du-marche-du-travail-2090532.php‬

Trois générations de CNNum partagent leur vision des transformations numériques

Trois générations de CNNum partagent leur vision des transformations numériques
. Je suis heureuse d’en faire partie .
Au moment de l’installation du nouveau Gouvernement, 70 personnalités du numérique — actuels et anciens membres du CNNum — ont signé un manifeste pour interpeller l’exécutif sur l’urgence d’une politique publique à la hauteur de la transformation numérique du pays.
Dans les prochaines semaines le Gouvernement va devoir prendre des décisions importantes, à la fois sur l’organisation de l’appareil d’État et sur les grandes orientations de la transformation numérique. Le CNNum, par sa composition, son rôle particulier dans le paysage institutionnel et sa capacité à mobiliser l’écosystème numérique, peut contribuer à la co-construction de ces orientations. Le manifeste est un appel du pied dans ce sens.
Ce manifeste a enfin vocation à être vivant et à évoluer avec le temps. Nous souhaitons renforcer notre rôle de plateforme d’échange à destination de l’écosystème et des citoyens. Nous organiserons dans les prochaines semaines un large événement réunissant plusieurs représentants de l’écosystème autour des questions de transformation numérique du pays.

Le CNNum : traducteur, vigie et éclaireur des transformations numériques

Le CNNum publie son manifeste

Le 15e baromètre de la finance solidaire Finansol-La Croix

En 2016, les produits d’épargne à vocation sociale et environnementale ont collecté près de 10 milliards d’euros.
Les petits ruisseaux font les grandes rivières. L’argent que les ménages mettent de côté année après année avec le souci de soutenir des projets à forte utilité sociale ou environnementale a fini par constituer une cagnotte de près de 10 milliards d’euros. Grâce à 1,3 milliard collecté en 2016, l’encours d’épargne solidaire atteignait précisément 9,76 milliards d’euros au 31 décembre selon le quinzième baromètre Finansol-La Croix publié lundi 22 mai.
* Finance solidaire : un écosystème vertueux en plein essor, souvent ignoré
* Des propositions pour favoriser l’envol de la finance solidaire
Ces fonds – dont tout au partie sont investis dans des projets solidaires – ont financé, à hauteur de 280 millions d’euros en 2016, des associations luttant contre l’exclusion, la dépendance ou pour le recyclage.

http://www.la-croix.com/Economie/Economie-solidaire/Le-15e-barometre-finance-solidaire-Finansol-Croix-2017-05-19-1200848541?id_folder=1200848541&position=2

Une législation environnementale plus rigoureuse ne nuit pas à la compétitivité à l’exportation,constate l’OCDE dans une étude

Les pays qui mettent en œuvre des mesures environnementales rigoureuses ne voient pas leur compétitivité à l’exportation se dégrader par rapport à ceux qui appliquent des politiques plus timides – c’est ce qui ressort d’un nouveau rapport dans lequel l’OCDE examine les échanges de produits manufacturés entre les économies avancées et émergentes.
Il en ressort que les économies émergentes dotées d’un puissant secteur manufacturier, comme la Chine, pourraient durcir leur législation environnementale sans entamer leur part de marché globale à l’exportation. Que ce soit dans les BRIICS ou en Europe et en Amérique du Nord, les industries polluantes et énergivores comme la chimie, les matières plastiques et la sidérurgie seraient légèrement pénalisées en cas de tour de vis réglementaire, mais la croissance des exportations des secteurs moins polluants compenserait ce désavantage.
Le rapport Les politiques environnementales ont-elles une incidence sur les chaînes de valeur mondiales ? remet en question l’idée reçue selon laquelle les réglementations visant à faire reculer la pollution et la consommation d’énergie seraient préjudiciables aux entreprises en leur imposant de nouveaux coûts. L’hypothèse du « havre de pollution » veut que les entreprises manufacturières réagissent souvent au durcissement de la législation environnementale par la délocalisation d’une partie de leurs activités de production dans des pays moins exigeants.
Or, « les politiques environnementales ne sont tout simplement pas le déterminant principal des courants d’échanges internationaux », comme l’a expliqué Catherine L. Mann, la Chef économiste de l’OCDE, lors de la présentation de l’étude à la London School of Economics. « Nous n’avons pas trouvé d’éléments tangibles corroborant l’idée qu’un écart important entre les politiques environnementales de deux pays a des répercussions significatives sur leurs échanges globaux de biens manufacturés. Les gouvernements doivent cesser de considérer comme acquis que des réglementations strictes entameront leur part de marché à l’exportation et se concentrer au contraire sur les avantages qu’ils peuvent tirer de l’innovation ».

La politique de l’environnement n’a qu’un faible impact sur la croissance des échanges
http://www.oecd.org/fr/economie/une-legislation-environnementale-plus-rigoureuse-ne-nuit-pas-a-la-competitivite-a-l-exportation.htm

http://www.oecd.org/economy/greeneco/do-stricter-environmental-policies-hurt-export-competitiveness.htm