Pesticides et santé : les conclusions inquiétantes de l’expertise collective de l’Inserm

Cancers, troubles cognitifs, maladies neurodégénératives, endométriose… Les experts mandatés par l’Institut national de la santé et de la recherche médicale ont dressé le tableau le plus exhaustif à ce jour des effets de l’exposition à ces produits.

Par Stéphane Foucart

.

Les preuves des liens entre l’exposition aux pesticides et la survenue de nombreuses maladies ne cessent de se renforcer. C’est la conclusion saillante de l’expertise collective pilotée par l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), dont les principaux résultats ont été présentés, mercredi 30 juin, au cours d’un colloque de restitution qui a réuni plus de 800 personnes, selon Gilles Bloch, le directeur général de l’Inserm.

Lire aussi

Du glyphosate aux SDHi, les ressorts de la controverse

Cancers, lymphomes, troubles anxiodépressifs, érosion des capacités cognitives et maladies neurodégénératives, troubles du développement de l’enfant, pathologies respiratoires, perturbations hormonales : pendant plus de deux ans, une quinzaine de scientifiques de plusieurs disciplines ont examiné la littérature scientifique internationale afin d’objectiver les liens entre différents types de maladies et l’exposition aux pesticides, pour une variété de populations (agriculteurs et travailleurs agricoles, employés de l’industrie, riverains des parcelles traitées, etc.).

C’est la seconde fois que les experts mandatés par l’Inserm se confrontent à l’exercice. La dernière expertise collective sur le sujet — et première du genre — remonte à 2013. Elle a notamment participé, a expliqué en substance M. Bloch, à la reconnaissance de deux maladies professionnelles des agriculteurs travaillant au contact des pesticides : les lymphomes non hodgkiniens (LNH, des cancers du système lymphatique) et la maladie de Parkinson.

Lire aussi

Une vaste étude confirme les risques de cancer encourus par les agriculteurs français

Sans surprise, l’accumulation de nouvelles connaissances confirme, huit ans plus tard, la présomption « forte » d’un lien entre l’exposition professionnelle aux pesticides et ces deux maladies. De même que, avec le myélome multiple, le cancer de la prostate, la broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO) et la bronchite chronique, ou encore des troubles cognitifs (mémoire, attention, raisonnement, etc.). L’expertise ajoute qu’une présomption « moyenne » d’un lien avec l’exposition professionnelle aux pesticides a été identifiée « pour la maladie d’Alzheimer, les troubles anxiodépressifs, certains cancers (leucémies, système nerveux central, vessie, rein, sarcomes des tissus mous), l’asthme et les sifflements respiratoires, et les pathologies thyroïdiennes ».

Un lien entre exposition prénatale et tumeurs cérébrales

Les enfants des personnes les plus exposées sont aussi potentiellement concernés. « L’exposition domestique pendant la grossesse est associée à une augmentation d’environ 50 % du risque de leucémies de l’enfant, a expliqué l’épidémiologiste Stéphanie Goujon (Inserm, université Paris-Descartes), coautrice de l’expertise. Et le risque de leucémie aiguë myéloïde est environ triplé pour les enfants dont les mères ont été les plus exposées professionnellement. » Un lien fort entre exposition prénatale et tumeurs cérébrales de l’enfant a également été relevé.

Si les professionnels sont à l’évidence en première ligne, les riverains des exploitations peuvent aussi être concernés par des excès de risque, pour certaines maladies. « Les populations riveraines des zones agricoles peuvent être concernées par la dérive des produits épandus sur les cultures, écrivent les experts. En effet, des études suggèrent une influence de la proximité avec les zones agricoles sur la contamination par les pesticides du lieu de vie, variable selon les substances, leur mode d’application et la manière d’estimer l’exposition. »

Les experts écrivent ainsi que plusieurs études « suggèrent un lien entre l’exposition des riverains des terres agricoles et la maladie de Parkinson, et également entre la proximité résidentielle à des zones d’épandages de pesticides (dans un rayon inférieur à 1,5 km) et le comportement évocateur des troubles du spectre autistique chez l’enfant ». Toutefois, le niveau de preuve demeure ici « faible », selon l’expertise collective. De tels effets sur le développement neuropsychologique de l’enfant à naître sont toutefois mis en évidence avec un niveau de preuve fort à mesure que les taux de certaines substances insecticides (organophosphorés, pyréthrinoïdes) augmentent chez la mère pendant sa grossesse.

Lire aussi

Les règles d’épandage de pesticides en partie invalidées par le Conseil constitutionnel

Une préoccupation grandissante du public

Fait nouveau comparé au rapport de 2013, les experts se sont penchés sur une maladie très fréquente, qui touche 5 % à 10 % des femmes : l’endométriose. Les études épidémiologiques sont encore peu solides, mais les experts ont avancé des mécanismes biologiques susceptibles de lier un grand nombre de pesticides à une augmentation du risque de développer cette maladie douloureuse et parfois invalidante. « En particulier, il est possible que des perturbations du système immunitaire induites par certaines molécules soient liées à cette maladie, selon le toxicologue Xavier Coumoul (Inserm, université Paris-Descartes), coauteur de l’expertise. C’est une hypothèse de travail très importante. »

De nombreuses substances étudiées par les experts sont aujourd’hui proscrites. Mais plusieurs d’entre elles persistent dans l’environnement, la population y étant ainsi toujours exposée. Par exemple, l’expertise rappelle qu’en 2017 des pesticides étaient retrouvés dans 80 % des masses d’eau souterraines, « un quart d’entre elles dépassant le seuil réglementaire ». Parmi les 300 substances détectées, ajoutent les experts, « 40 % sont des substances actuellement interdites ».

Lire aussi

Les pesticides polluent aussi l’air que respirent les Français

Dans son discours de clôture du colloque, l’épidémiologiste Rémy Slama, directeur de l’institut de santé publique à l’Inserm, a rappelé la préoccupation grandissante du public sur le sujet. « Cette préoccupation est justifiée par le niveau d’exposition général et généralisé qu’on constate et que cette expertise nous rappelle », a-t-il déclaré. « Quand on fait des études de biosurveillance, c’est chez presque 100 % des individus qu’on va retrouver l’une ou l’autre des familles de pesticides, que ce soit chez les femmes enceintes, les nouveau-nés ou le reste de la population », a précisé M. Slama.

Dans l’attente du rapport complet

Pour considérable qu’il soit, le travail conduit par les experts de l’Inserm n’épuise pas le sujet, tant s’en faut. Au cours du colloque, plusieurs scientifiques et membres de la société civile ont ainsi interrogé les experts sur les liens possibles entre certains troubles en augmentation – allergies, inflammation chronique des intestins, maladie cœliaque – et l’exposition aux pesticides. La présentation des résultats n’incluait pas de telles évaluations. De même, les effets de nombreuses familles chimiques sont explorés, mais certaines semblent quasi absentes du tableau, comme les néonicotinoïdes – les insecticides pourtant les plus utilisés au monde depuis trois décennies.

Lire aussi

Néonicotinoïdes : la LPO attaque Bayer et Nufarm pour le déclin des oiseaux des champs

On ne connaît toutefois pas encore toute la richesse du travail mené par les experts. L’Inserm a en effet refusé aux médias et aux scientifiques l’accès au rapport complet de l’expertise avant le colloque de restitution, seuls le résumé et une synthèse étant accessibles. Interrogé, l’institut précise qu’il ne donnera pas accès à la version électronique du rapport avant six mois, afin de ne pas obérer la commercialisation de la version imprimée, proposée par l’éditeur EDP Sciences pour la somme de 80 euros.

L’autorisation du Roundup 360 annulée

La Cour administrative d’appel de Lyon (Rhône) a confirmé, mardi 29 juin, l’annulation de l’autorisation de mise sur le marché du Roundup Pro 360, un herbicide à base de glyphosate. L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) avait fait appel du jugement du tribunal administratif de Lyon, le 15 janvier 2019. Saisi par le Comité de Recherche et d’Information Indépendantes sur le génie génétique (Criigen), celui-ci avait annulé l’autorisation de mise sur le marché, délivrée en 2017 par l’agence à l’herbicide commercialisé par Bayer. Dans son arrêt, la cour s’appuie sur le principe de précaution, inscrit dans la Charte de l’environnement, annexée à la Constitution. « Cet arrêt est essentiel dans la mesure où, au-delà de ce Roundup, il met en cause l’appréciation faite par l’Anses du principe de précaution dans la délivrance des autorisations de mise sur le marché de produits à base de glyphosate », estime l’avocate Corinne Lepage, qui représentait le Criigen dans cette affaire.

https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/07/01/pesticides-et-sante-les-conclusions-inquietantes-de-l-expertise-collective-de-l-inserm_6086451_3244.html#xtor=AL-32280270-%5Bdefault%5D-%5Bios%5D Pesticides et santé : les conclusions inquiétantes de l’expertise collective de l’Inserm

Dérèglement climatique : l’humanité à l’aube de retombées cataclysmiques, alerte un projet de rapport du GIEC

Pénurie d’eau, exode, malnutrition, extinction d’espèces… La vie sur terre telle que nous la connaissons sera inéluctablement transformée par le dérèglement climatique quand les enfants nés en 2021 auront 30 ans, voire plus tôt, alerte un projet de rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) de l’Organisation des Nations Unies (ONU), dont le contenu a été dévoilé, mercredi 23 juin, par l’Agence France-Presse.

Quel que soit le rythme de réduction des émissions de gaz à effet de serre, les impacts dévastateurs du réchauffement sur la nature et l’humanité qui en dépend vont s’accélérer, assurent des centaines de scientifiques rattachés au GIEC, et devenir douloureusement palpables bien avant 2050.

« La vie sur terre peut se remettre d’un changement climatique majeur en évoluant vers de nouvelles espèces et en créant de nouveaux écosystèmes, note le résumé technique de 137 pages. L’humanité ne le peut pas. »

https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/06/23/dereglement-climatique-l-humanite-a-l-aube-de-retombees-cataclysmiques-alerte-le-giec_6085284_3244.html#xtor=AL-32280270-%5Bdefault%5D-%5Bios%5D

Crise climatique et de la biodiversité : 50 spécialistes mondiaux appellent à une lutte commune

 

#GIEC et #IPBES #débatcommun

Comment le #dérèglement #climatique aggrave-t-il l’#érosion de la #biodiversité, et comment la #destruction du #vivant accélère-t-elle le #réchauffement ? Quelles #solutions pourraient permettre de répondre simultanément à ces deux #défis majeurs ? Des compromis sont-ils parfois nécessaires ? Pour la 1ère fois, 50 des plus grands spécialistes mondiaux de la biodiversité et du climat publient, jeudi un rapport commun sur le sujet. Ils y affirment l’impérieuse nécessité d’aborder conjointement ces #crises pour espérer les résoudre.

« Le changement climatique menace de plus en plus la nature et les services qu’elle rend aux populations, a expliqué le climatologue Hans-Otto Pörtner, coprésident du comité de pilotage scientifique du rapport. Plus le monde se réchauffe, moins il y a de #nourriture ou d’#eaupotable dans de nombreuses régions. Les changements de biodiversité, à leur tour, affectent le climat, en particulier par le biais d’#impacts  sur les #cycles du #carbone et de l’eau. Un avenir mondial #durable  est encore réalisable, mais il nécessite un changement radical. »

Ce rapport est le fruit d’un atelier virtuel #GIEC et #IPBES. 1ere  collaboration entre ces 2 organismes qui évaluent l’état des connaissances #scientifiques sur ces 2 thématiques.

https://www.lemonde.fr/climat/article/2021/06/10/crise-climatique-et-de-la-biodiversite-50-specialistes-mondiaux-appellent-a-une-lutte-commune_6083616_1652612.html

« Le “biodiversité-scepticisme”, plus discret que celui contre le dérèglement climatique, est en un sens bien plus inquiétant »

 

« Le “biodiversité-scepticisme”, plus discret que celui contre le dérèglement climatique, est en un sens bien plus inquiétant »

La relativisation et le déni de l’effondrement de la biodiversité se construisent aujourd’hui dans les revues scientifiques les plus cotées, observe avec inquiétude Stéphane Foucart, journaliste au « Monde », dans sa chronique.

Souvenez-vous, c’était il y a dix ans. Aussitôt publié, chaque article de presse, chaque reportage, chaque entretien détaillant les effets en cours et à venir du changement climatique était relativisé, attaqué, suspecté d’alarmisme, de militantisme, etc. Chacun se positionnait de part et d’autre de ce qui semblait une authentique controverse savante. En réalité, de réelle dispute scientifique, il n’a jamais existé : ce n’est qu’en faisant le siège des plateaux de télévision, des rayonnages des librairies et des couvertures des hebdomadaires, qu’une dizaine de bateleurs sont parvenus, en France, à implanter le climatoscepticisme dans l’opinion.

Un nouveau « scepticisme » voit le jour. Il s’attaque à l’autre grande crise environnementale, celle de la biodiversité ; il est sans doute déjà à l’œuvre dans le choix du gouvernement de réduire fortement son soutien à l’agriculture biologique. Plus discret que son jumeau climatique, ce « biodiversité-scepticisme » est en un sens bien plus inquiétant. Car il s’enracine dans la littérature savante elle-même. Ce n’est pas dans les talk-shows des chaînes d’information en continu qu’il se construit, mais dans les revues scientifiques les plus cotées.

https://www.lemonde.fr/idees/article/2021/05/24/le-biodiversite-scepticisme-plus-discret-que-celui-contre-le-dereglement-climatique-est-en-un-sens-bien-plus-inquietant_6081238_3232.html

Responsabilité numérique des entreprises : enjeux des données, environnementaux et sociaux

Responsabilité numérique des entreprises : enjeux des données, environnementaux et sociaux

Empreinte environnementale croissante, inégalités liées à l’illectronisme, transformation de l’organisation du travail et développement des plateformes … l’impact social et environnemental du numérique est loin d’être immatériel. C’est pourquoi la Plateforme RSE formule cinquante-six recommandations pour des entreprises numériquement responsables tout au long de la chaîne de valeur des produits, sur les plans règlementaire, éthique, sociétal et environnemental.

La Plateforme RSE s’est appuyée sur de nombreuses auditions pour formuler 56 recommandations, afin d’encourager la mise en œuvre de la responsabilité numérique des entreprises comme pilier de la RSE.

Sont intervenus :

  • Bettina Laville, animatrice du groupe de travail ;
  • Ghislaine Hierso et Geoffroy de Vienne, co-rapporteurs.

Consulter aussi les avis “Responsabilité numérique des entreprises.1 L’enjeu des données.” ainsi que “Responsabilité numérique des entreprises.2 Enjeux environnementaux et sociaux

https://www.strategie.gouv.fr/infographies/responsabilite-numerique-entreprises-enjeux-donnees-environnementaux-sociaux

TRAVAILLEURS DE PLATEFORME : DE L’ACTION SYNDICALE À L’ACTION DE GROUPE

TRAVAILLEURS DE PLATEFORME : DE L’ACTION SYNDICALE À L’ACTION DE GROUPE

Brahim Ben Ali, Jérôme Giusti, Arthur Hay, Ghislaine Hierso, Olivier Jacquin, Christophe Lèguevaques, Thomas Thévenoud

#travailleurs et #travailleuses des #plateformes quelle #responsabilité des #entreprises ?

J’y participerai en tant que ci-rapporteurs des  rapports  de la Plateforme RSE  sur la responsabilité #numérique des entreprises (#RNE) sur les #données, l’#environnement et le #social

#actiondegroupe #droitdutravail.  #codedutravail

https://www.strategie.gouv.fr/infographies/responsabilite-numerique-entreprises-enjeux-donnees-environnementaux-sociaux

https://jean-jaures.org/nos-actions/travailleurs-de-plateforme-de-l-action-syndicale-a-l-action-de-groupe

Pour l’agence internationale de l’énergie, tous les nouveaux projets pétroliers et gaziers sont désormais indésirables

 

C’est un message inédit et historique. L’Agence internationale de l’énergie (AIE), référence pour des dizaines de pays dans le monde, assure que l’atteinte de la neutralité carbone en 2050 et la limitation du réchauffement à 1,5°C d’ici la fin du siècle impose immédiatement la fin de tous les nouveaux projets d’exploration d’énergies fossiles. Pour les experts de l’Agence, l’avenir passera par l’électricité et les renouvelables.

L’Agence internationale de l’énergie (AIE) est écoutée très attentivement par de nombreux États pour justifier et orienter leur politique énergétique et par extension climatique. Or beaucoup d’experts ont souvent accusé l’organisme international d’être trop timide, trop conservateur dans ses scénarios en matière d’énergies renouvelables ou de déploiements des véhicules électriques par exemple. Ce temps-là est révolu. Alors qu’à l’approche de la COP26, pays et entreprises promettent la neutralité carbone entre 2040 et 2050, l’AIE explique ce qu’il en coûtera réellement dans un nouveau rapport publié le 18 mai.

https://www.iea.org/reports/net-zero-by-2050?utm_content=buffer5688e&utm_medium=social&utm_source=twitter-ieabirol&utm_campaign=buffer

 

RESPONSABILITÉ NUMÉRIQUE DES ENTREPRISES 2. ENJEUX ENVIRONNEMENTAUX ET SOCIAUX

Dans un avis adopté le 14 avril, la #Plateforme RSE s’est intéressée aux retombées #environnementales et #sociales du #numérique. Elle propose un ensemble de vingt-deux recommandations, à destination de l’ensemble des parties prenantes de la responsabilité numérique des entreprises (RNE). Ces recommandations visent à faire de la RNE un pilier de la RSE.

Le groupe de travail « Responsabilité numérique des entreprises », conduit par @Bettina Laville (Comité 21), @Ghislaine Hierso (4D – Les Petits Débrouillards) et @Geoffroy de Vienne (CFTC), a mené dix-huit auditions afin d’élaborer un diagnostic et des propositions. La Plateforme RSE a adopté un premier avis, le 6 juillet 2020 : « Responsabilité numérique des entreprises – 1. L’enjeu des données ». Un second avis a été adopté le 14 avril : « Responsabilité numérique des entreprises – 2. Enjeux environnementaux et sociaux ».

Alors que la prise de conscience des #impacts croissants du numérique grandit, son évolution interroge. La Plateforme RSE a donc consacré la notion de #RNE qui traite de ses #enjeux liés aux #données, à l’#environnement et aux #impactssociaux.

La massification des données et les évolutions numériques constantes transforment le paysage dans lequel évoluent les #entreprises. Les effets de la #transformation doivent être appréhendés avec #éthique et dans le respect de l’#environnement et des #droitshumains fondamentaux. 

La Plateforme RSE s’est attachée à cerner les enjeux de la #responsabilité #numérique des #entreprises, tout au long de la #chaîne de #valeur des #produits. Le numérique a des #impacts #environnementaux (émission de GES, consommation de ressources…) et #sociaux (organisation et conditions du travail, dialogue social …).

TÉLÉCHARGER L’AVIS DE LA PLATEFORME RSE – RESPONSABILITÉ NUMÉRIQUE DES ENTREPRISES
2. ENJEUX ENVIRONNEMENTAUX ET SOCIAUX

Rapport mondial 2021 de l’ONU sur la mise en valeur des ressources en eau

Pour la #journéemondialedeleau, #valeur(s) ? de l’#eau l’ONU s’est lancée dans un calcul impossible : mesurer sa véritable valeur pour l’#humanité. Sous-estimer cette valeur en se contentant de l’aspect économique conduit à des #gaspillages et des #mauvais #usages.

Quelle est la valeur de l’eau sur #Terre ? Le rapport mondial des Nations unies sur la mise en valeur des ressources en eau publié lundi 22 mars tente de nous faire comprendre l’inestimable valeur de l’#orbleu. La quantité d’eau est la même sur Terre depuis trois milliards d’années. Ce n’est pas pour rien qu’on l’appelle “la planète bleue”. Mais 97% de ces quantités d’eau sont dans les #mers et les #océans, donc trop salée pour répondre à nos besoins comme boire, se laver, produire des biens ou irriguer nos champs. Sauf pour une dizaine de pays qui ont les moyens de dessaler de l’eau de mer.

Pour les autres, il faut donc compter sur les 3% restants (et encore, les deux tiers sont prisonniers dans nos calottes glaciaires). Notre or bleu correspond donc ce que l’on prélève dans nos nappes phréatiques, nos rivières et nos lacs. Mais aujourd’hui, les quantités ne se renouvellent pas aussi vite, avec le cycle naturel des pluies, que ce que l’on prélève, alors que d’immenses services sont en jeu.

#odd 6 #unesco

http://www.unesco.org/reports/wwdr/2021/fr

 

Labels RSE. Propositions pour des labels RSE sectoriels destinés aux TPE, PME et ETI

Labels RSE. Propositions pour des labels RSE sectoriels destinés aux TPE, PME et ETI

Pour établir un diagnostic sur les labels RSE, la plateforme RSE a privilégié une approche sectorielle, qui permet de prendre en compte avec pertinence les enjeux et problématiques spécifiques de différents secteurs d’activité. Cette auto-saisine s’appuie sur le bilan de l’expérimentation de labels RSE sectoriels, menée auprès de 18 fédérations professionnelles de mai 2018 à décembre 2019, et de manière plus générale sur l’évaluation des labels ou référentiels RSE existants au travers d’une trentaine d’auditions.

Sur la base des auditions et de l’expérimentation, la plateforme RSE a identifié les enjeux auxquels les porteurs de labels sont confrontés, ainsi que les attentes des parties prenantes en la matière. On constate, d’une part, le manque de reconnaissance et de valorisation de la part des donneurs d’ordres privés et publics et, d’autre part, des attentes des parties prenantes en matière de robustesse et de crédibilité des labels.

Face à ce constat d’une multiplication d’initiatives et de « labels RSE » et, en même temps, de la nécessité d’une massification de la RSE, la Plateforme RSE souligne la nécessité et l’urgence de s’emparer du sujet. Elle formule ainsi 24 recommandations adressées au gouvernement, aux entreprises, aux fédérations professionnelles et aux chercheurs, structurées autour des trois exigences des référentiels RSE : la nécessité de la robustesse de la démarche pour assurer une chaine de confiance (qualité du référentiel et du processus de labellisation) ; l’enjeu de la reconnaissance et de valorisation des labels RSE sectoriels ; enfin, le besoin d’une crédibilisation dans la durée et d’une généralisation de la démarche de labels RSE.

https://www.strategie.gouv.fr/publications/labels-rse-propositions-labels-rse-sectoriels-destines-aux-tpe-pme-eti

Labels RSE. Propositions pour des labels RSE sectoriels destinés aux TPE, PME et ETI